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    Dans le flash info de ce mercredi 13 octobre à 14 h, j'entends la journaliste (sic) dire qu'une fillette de 11 ans, mourante, "s'est rétablie grâce aux prières du prêtre local".

     

    Halte à la superstition dans le Service public !

     


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    Non à l'interdiction de la ceinture d'explosifs !


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    On connaît le tragique destin de cet homme ayant acheté en viager la maison de Jeanne Calment. Celui-ci, à l'âge de 47 ans, a acheté sa maison à une nonagénaire, avant de mourir 30 ans plus tard sans avoir pris possession de la maison. Jeanne Calment mourra à l'âge de 122 ans.

    Tout aussi tragique, le choix de cette amie, qui, participant à un concours de nouvelles, a eu la funeste idée de demander à un ami de lire, et de relire, son texte. Cet ami était malheureusement un autiste Asperger, dont le sujet d'intérêt exclusif était la langue française.

    Plusieurs années après, toujours dévastée, elle regrette encore son choix ; son bourreau, partagé entre le fou rire et la culpabilité, se demande encore s'il regrette.


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    Sur Arte, un invité explique les conséquences négatives de la prochaine quasi-disparition des voitures à moteur thermique : quel est l'avenir des 10 000 personnes qui en France fabriquent des leviers de vitesse ? Les journalistes compatissent.

    La production française d'automobiles étant d'environ 1 million d'unités, un calcul de niveau cours élémentaire montre que chaque personne travaillant dans le secteur produit 100 leviers de vitesse par an.

     


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    J'entends ce matin sur Inter une information totalement dépourvue de sens, mais il est évident que personne chez Inter ne s'en rend compte (ce qui est rassurant autant qu'affligeant). Quand la journaliste affirme benoîtement que, dans tel pays, la température de l'année 2020 a été de 1,2 °C supérieure à la moyenne des 30 dernières années, elle n'apporte rigoureusement aucune information, et en particulier en aucun cas il ne s'agit d'une augmentation de la température. Je vais le prouver par un exemple.

    Dans le pays en question, depuis 30 ans, on établit la moyenne des températures (je n'entre pas dans les détails, c'est inutile pour la démonstration). Disons que cette température moyenne est de 20 °C. Une année sur deux, la température est de 24 °C, donc supérieure de 4 °C à cette moyenne. Le reste des années, elle est de 16 °C, donc inférieure de 4 °C à cette moyenne. On peut juste dire que la température varie beaucoup d'une année sur l'autre dans ce pays, ce n'est bien sûr en aucun cas un critère de réchauffement. Et si on dit, comme je viens de l'entendre, que la température est supérieure de 1,2 °C à la moyenne des 30 dernières années, soit 21,2 °C, il est rigoureusement impossible d'en déduire qu'il s'agit d'un réchauffement (la température est même 3,3 fois plus proche de la moyenne que d'habitude). Ce serait une info à la Trump !

    Pour qu'une telle information soit porteuse de sens, il faut l'accompagner d'une valeur supplémentaire, celle de l'écart-type (calculé sur ces 30 années), qui représente la moyenne des écarts à la moyenne. Dans mon exemple, les températures moyennes, 16 ou 24 °C, diffèrent (chaque année autant qu'en moyenne, il s'agit d'un exemple simple) de 4 °C de la moyenne. Quand l'écart est de "seulement" 1,2 °C, très inférieur à l'écart-type, on peut affirmer qu'on se rapproche de la moyenne. Ce n'est manifestement pas ce que voulait dire la journaliste d'Inter.

     

     


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    Petit changement bienvenu dans le traitement de l'information relative à la pandémie : comme l'OMS le préconise depuis longtemps, les différents variants du virus SARS-CoV-2 doivent désormais être nommés en utilisant une nouvelle terminologie "non stigmatisante et non discriminatoire". On a vu les dérives auxquelles a mené l'utilisation par Trump du terme "virus chinois". On parle désormais souvent du variant alpha et du variant delta. Certain-taines journalistes d'Inter ne comprennent manifestement pas l'intérêt de cette "dénationalisation" : on entend donc parler du "variant alpha, anciennement variant anglais", ou "variant delta, anciennement variant indien". Il est manifeste que ces journalistes ne comprennent rigoureusement rien à l'intérêt de cette nouvelle terminologie.

     


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    Entendu sur France Inter ce matin, à propos de la production d'hydrogène à partir de la combustion de déchets, cela pour fournir du combustible aux bus de Dijon :

    « On brûle les déchets, et une turbine transforme l'eau en hydrogène. »

    Même le stagiaire de 3è n'aurait pas eu une formulation aussi puérile pour parler de techniques industrielles.

    Z'ont dû prendre un stagiaire de CM2, cette année, chez Inter.



    Un stagiaire de 3è aurait un peu plus détaillé :

    • des déchets ménagers sont brûlés dans une chaudière ;
    • un générateur de vapeur chauffe de l'eau et la porte à ébullition ;
    • la vapeur produite fournit de l'énergie mécanique à une turbine, qui en profite pour tourner ;
    • un alternateur, fixé pour l'occasion à la turbine, tourne du même élan, et transforme l'énergie mécanique reçue en énergie électrique ;
    • cette énergie électrique sert à électrolyser de l'eau, c'est à dire sépare les atomes d'hydrogène des atomes d'oxygène ;
    • avec une grosse machine bruyante et qui consomme de l'énergie, on comprime l'hydrogène pour le faire entrer dans des bouteilles ;
    • si on veut, pareil pour l'oxygène ;
    • cet hydrogène fait tourner un presque-classique moteur à combustion interne, qui meut le bus ;
    • ... ou bien il alimente une pile à combustible, qui fournit de l'énergie électrique, qui meut le bus grâce à des moteurs électriques.

     

    Aspects écologiques de la chose :

    • les bus de l'agglomération dijonnaise fonctionnent sans émettre de polluant dans la ville ;
    • les déchets ménagers fournissent une énergie qui sans cela resterait inutilisée ;
    • la combustion des déchets dégage du CO2 et des fumées et déchets ultimes.

     

    À chaque étape, il y a déperdition d'énergie sous forme de chaleur plus ou moins récupérable : quel est le rendement total de ces opérations ? Quel est le coût ? Quelle est l'importance des rejets polluants tout au long du processus ? Voilà les questions qu'un journaliste consciencieux devrait se poser, et auxquelles il devrait donner au moins un début de réponse.

    Bon, j'exagère, on ne va pas dire tout ça dans un flash d'information. Mais quand même, « On brûle les déchets, et une turbine transforme l'eau en hydrogène », c'est une formulation un peu, euh... puérile.

     


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    Bientôt, Clinamen 000000006 révélera pourquoi ce blog se nomme Clinamen (voir le billet Clinamen 0001). Je suis impatient de comprendre enfin pourquoi j'ai choisi ce nom.


    L'expérience de pensée nécessite quelques ingrédients (de pensée, également) :

    Liste des ingrédients, à trouver dans le commerce :

    • 1 atome de potassium 40 (ou 2 atomes, pour diminuer le biais lié à la taille de l'échantillon et pour faciliter la démonstration) ;
    • 1 chat vivant, de préférence immortel sauf accident ;
    • 1 caisse pouvant contenir le chat et un petit appareillage ;
    • 1 petit appareillage (pouvant provoquer l'accident félicide) ;
    • 1 chronomètre pouvant mesurer jusqu'à 2,5 milliards d'années, avec des piles ;
    • 1 bonne dose de patience ;
    • 1 (ou plusieurs) exemplaire de Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien ;
    • 1 exemplaire à moitié lu (ou plus) d'un livre révélant enfin la vérité sur la mécanique quantique.

     

    J'ai choisi le potassium 40 pour 2 raisons : d'abord parce que c'est un élément radioactif présent dans le corps humain en quantité raisonnable, et cette information doit faire frémir les grincheux ; ensuite, le symbole du potassium étant K, potassium 40 peut se prononcer K-40, ce qui est un jeu de mots particulièrement pitoyable. À noter, le K2 n'est pas un isotope du potassium, ni une variante du deutérium.

    Un chat, c'est parce que Schrödinger a choisi cet animal, n'importe quel animal standard fera l'affaire, souris ou éléphant. Il faut une caisse en conséquence.

    L'appareillage (petit) sera celui rapidement décrit par Schrödinger : un détecteur de désintégration d'un atome (selon le type de radioactivité de l'atome concerné, et de ce point de vue le 40K ne rigole pas), relié à un quelconque mécanisme permettant de faire basculer un marteau sur une fiole contenant un poison.

    Un chronomètre (facultatif) avec des piles (indispensables), pour mesurer la petitesse de la vie humaine et la grandeur de l'univers.

    Un exemplaire de Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, parce que le monde est beau.

    Un livre révélant enfin la vérité sur la mécanique quantique, pour savoir pourquoi le monde est beau.


    Livres révélant enfin la vérité sur la mécanique quantique, par Alain Aspect, Françoise Balibar, Bernadette Bensaude-Vincent, Anita Castiel, Catherine Chevalley, Olivier Darigol, Stéphane Deligeorges, Bernard d'Espagnat, Franck Laloë, Jean-Marc Lévy-Leblond, Albert Messiah, Michel Paty, Jules Vuillemin, Bruce Wheaton, Sven Ortoli et Jean-Pierre Pharabod - pas de pédanterie dans cette liste, je recopie tout simplement celle des auteurs du livre Le monde quantique (Le Seuil, Point, Sciences, 1984), et, pour les deux derniers, du Cantique des quantiques (Le monde existe-t-il ?) (La Découverte, 1998, 40 F) et Métaphysique quantique (Les nouveaux mystères de l'espace et du temps) (La Découverte, 2011, quelques euros). Étienne Klein a écrit, entre autres, Petit voyage dans le monde des quanta (Champs Flammarion, 178 x 109 x 13 mm).
    Françoise Balibar et  Jean-Marc Lévy-Leblond ont également publié Quantique, rudiments, livre m'ayant permis de calibrer mes connaissances et ma modestie : sachant que ces simples rudiments me sont ardus, parfois abscons, voire abstrus, j'en tire une modestie assez remarquable, et qui force le respect. Le mien, tout au moins.


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    Quel émerveillement, quelle poésie ! Les images des vacances à la montagne de mon enfance me reviennent à l'esprit, me submergent d'émotion, à la lecture des consignes de sécurité de l'appareil à croque-monsieur que je viens d'acheter : "Cet appareil peut être utilisé jusqu'à une altitude de 4 000 mètres".

     


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  • Je tiens à préciser le cadre de ces billets dans lesquels je vais tenter d'expliquer les rapports entre le clinamen, la 'pataphysique, la mécanique quantique, Épicure, le chat de Schrödinger, mon chat, et la suite.

    D'où je parle : sextantenaire invétéré, j'ai glané des connaissances formelles & informelles au cours de mes promenades dans les mondes des fictions artistiques et imaginaires, dans le monde dit réel aussi - il semblerait que ce soit celui dans lequel je me meus, la mouvance étant à mon humblavis la condition N & S à l'existence sociale. Cela d'une façon informelle, sans autre validation que celle de ma conception de l'honnêteté intellectuelle.

    Je m’appuierai, pour cette farce, sur quelques lectures, dont celles de Pipolin, de Watzlawick (par exemple Une logique de la communication, La réalité de la réalité,  L’invention de la réalité), Schrödinger, Jarry, Gérald Donner, Einstein, Jacquard, Mallarmé, Pierre Daco (Comprendre les femmes), et bien d’autres. Je tiens à préciser que la Théorie de la relativité restreinte et générale (qui, avec une bouteille de whisky, m’a été une agréable compagne dans une traversée du Sahara en moto), m’a paru d’une lecture plus facile que Comprendre les femmes.

    Je ne m’appuierai pas sur Magma, Moving Gelatine Plates, Robert Fripp, Peter Hammill, Total Issue : je me contente de les écouter. Avec des centaines d’autres.


    C'est bien beau, un cadre, mais faudra bien mettre kekchose dedans...


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    Cela fait plusieurs années que je promets d'expliquer d'où vient le nom de ce blog, Clinamen.

    D'abord, il est utile de préciser que ce n'est pas le pluriel de clinaman.

    Ensuite, je n'écrirai pas un billet unique traitant de la chose (j'allais écrire du problème, mais il n'y a pas de problème).

    Je rappelle ce qui est écrit en haut de la page, à droite, et qu'Ekablog appelle le slogan : "Imprécis semi-exhaustif de 'pataphysique quantique".

    Pour ce Clinamen 0001, je propose une phrase, avant d'aller m'occuper des choses terre-à-terre de ma vie de tous les jours, et chaque jour un peu plus quotidienne :

    « Alors, ça vient ? », demande le chat de Schrödinger.

    Épicure se marre.

     


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    Viscéralement de gauche, baigné depuis toujours dans la fraternité ouvrière, le stalinisme, l'antistalinisme, le mortauxpatronisme ; considérant l'impasse dans laquelle se fourvoient les Français insoumis, les Français communistes, les Communistes français, les Français socialistes, les écologistes de gauche ; et bien d'autres ; dans une volonté inébranlable de rassemblement ; je me place au-dessus de tous ces partis et propose ma candidature unique de la Gauche à l'élection présidentielle de 2022.

    J'enverrai prochainement à l'AFP un télex de confirmation.


     J'envisageais tout d'abord de me présenter au nom de l'Association française de défense du point-virgule (AFDéPoiVi) ; considérant les réticences qu'aurait pu engendrer un tel soutien ; ne voulant pas cliver davantage une Gauche déjà passablement déboussolée ; j'ai décidé de m'affranchir de toute organisation et de me placer en candidat libre ; républicain ; français.


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    Sorti de mon lit d'hôpital en tenue réglementaire et donc légère, assis dans un couloir, j'attends qu'un médecin ait le temps de s'occuper de moi. Médecins, infirmières, aide-soignantes, s'affairent, sans une seconde de répit.

    Une infirmière, voyant que j'attends depuis longtemps, me demande si je vais bien, me répète qu'on s'occupera de moi dès qu'on aura le temps. Je la rassure, je lui réponds que je vais bien, que je me rends bien compte qu'elle fait tout son possible. Probablement touchée par le compliment, elle se demande si elle le mérite. A-t-elle vraiment fait tout son possible ? Elle l'avait peut-être envisagé mais n'avait pas pris le temps de le faire : elle me demande si j'ai froid et m'apporte une couverture.

     

     


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    Depuis l'écoute sur France Inter du Grand face-à-face de ce samedi, je nage dans l'incompréhension : Ali Badou feint de ne pas comprendre (il l'a répété) ce que signifient les mots de Jean Castex, quand il parle d'un reconfinement qui ne serait "ni impossible, ni inéluctable". Je feins de croire qu'il ne comprend réellement pas, et lui explique : "impossible" signifiant "d'une probabilité égale à zéro", "inéluctable" signifiant "d'une probabilité égale à 1", Jean Castex se contente de dire que la probabilité d'un reconfinement est comprise entre 0 et 1, valeurs exclues, ce qui signifie très rigoureusement que p't'êt'e ben qu'oui, p't'êt'e ben qu'non, on aura un reconfinement. Les journalistes d'Inter ont décidément du mal avec les probabilités, qui sont pourtant à la base des décisions gouvernementales depuis 1 an.

    On entend très souvent "des gens" se plaindre de l'interdiction de tel type d'activité, alors que tel autre, censé être autant, sinon plus risqué (du point de vue de la propagation de l'épidémie) est autorisé. Voici un exemple illustrant le bien-fondé de mesures apparemment illogiques ou contradictoires : je fume (c'est mon plaisir, ou c'est mon addiction), mais, comme je prends soin de ma santé, je mange des aliments bio (c'est une contrainte que je m'impose). Deux réponses sont possibles face à un tel comportement :

    • Eh, imbécile, puisque tu fumes, tu n'as pas besoin de manger bio (puisque tu peux prendre le métro, tu n'as pas à d'être privé de cinéma) ;
    • Heureusement que tu manges bio, parce qu'avec ce que tu fumes, tu t'abîmes suffisamment la santé (la probabilité d'être contaminé dans le métro est importante, inutile d'y ajouter la probabilité d'une contamination dans un cinéma, même si elle est nettement plus faible).

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    Quel est cet animal ?

     

    Un animal rare, mystérieux, festif.

     

    L'honnêteté me conduit à préciser qu'il ne s'agit pas d'un point-virgule (animal sympathique, mais c'est pas lui).

     

    Réponse prévue dans un futur indéfini (je ne vais quand même pas me contenter de donner le nom de la bestiole !)


    L'indéfinition arrive à son terme.

    Il s'agit d'un hyrax.

    Peu de gens savent ce qu'est un hyrax. Par exemple, je ne le sais pas. C'est un truc comme sur la photo, j'ai pas bien plus de détails.

     


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  • !!! Mettre immédiatement en pause la vidéo en fin de billet, elle démarre automatiquement !!!
    Pour ne pas  vous retrouver face à un clip commercial, dans cette vidéo, vous pouvez désactiver l'avance automatique en bas à gauche, après avoir cliqué sur le bouton "paramètres" en haut à droite. Si c'est trop tard, rechargez la page avant de le faire.

    Intelligence Artificielle et animaux.

    Le chercheur André Pichot consacre 950 pages à l'« Histoire de la notion de vie ». Jacques Monod, dans le premier chapitre de son livre « Le hasard et la nécessité »,  tente de déterminer les caractéristiques des êtres vivants, c'est à dire de trouver les caractéristiques permettant de dire, en observant un objet quelconque, s'il s'agit ou non d'un être vivant.

    Autant dire que le sujet est sérieux, ça rigole pas.

    Ce matin, en classant les photos présentes dans mon smartphone, je découvre une fonction que j'avais négligée jusqu'alors : la création d'« histoires », opération effectuée automatiquement par l'appareil, et qui consiste à réunir en un diaporama diverses photos reliées par une caractéristique commune, considérée comme telle par l’Intelligence Artificielle nichée dans mon appareil.

    J'ai eu la surprise de trouver une « histoire », nommée « Tellement mignon », que mon smartphone, que je devrais baptiser smartfaune, a créée en identifiant des photos de mes animaux. Ainsi, identifiées par l'Intelligence Artificielle, qui condense les recherches de Pichot et de Monod, se succèdent des photos de ma ménagerie, principalement Max-le-chien et Bubu-le-chat, et, finalement, des animaux pas tellement mignons, mais des animaux quand même. Vive l’intelligence artificielle !

    [C'est le bordel, cette vidéo ! C'est un diaporama, je vais la remplacer par quelques photos.]


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  • Un exemple ne vaut que ce qu'il vaut (et réciproquement), et je me contente de décrire des faits.

    Sur le site "Pages jaunes", je lis les mots "HDJ du Vercors - Centre de soin Psyschariques Emile Zola".

    Toujours prêt à rendre service, je consacre 2 minutes à signaler les erreurs à M. & Mme Pages jaunes. Quelques jours après, je reçois le message suivant de l'entreprise Solocal :

    Information Importante

    Référence du dossier : 8952215

    Bonjour,

    Merci de nous avoir transmis vos informations sur l'entreprise HDJ du Vercors - Centre de soin Psyschariques Emile Zola !

    Cette demande a déjà fait l'objet d'un traitement par nos équipes.

    Merci encore pour ces informations, elles sont utiles à tous !

    Je vais lister les incompétences de Solocal :

    • erreurs typographiques, pour ne pas écrire "erreur typographiques"  (rien à dire, rien de scandaleux à faire 2 erreurs en 2 lignes) ;
    • publication de l'entrée erronée (tiens, pas de vérification avant publication ?) ;
    • suite à mon message, pas de correction (aucune organisation ne serait dédiée à la correction des erreurs ?) ;
    • réponse en forme de remerciement reproduisant les erreurs (la personne ayant pondu cette réponse n'a pas pris connaissance du problème, ni lu ce qu'elle avait écrit) ;
    • cette réponse, tout en reproduisant les erreurs, affirme que le problème a été traité.

    Je serais heureux de connaître le contenu du dossier 8952215. Il me paraît probable qu'il y a confusion avec le dossier 8952216.

    Cette entreprise m'amuse, je vais la recontacter.


    La seule issue honorable pour Solocal serait de me montrer qu'il s'agit réellement d'un centre de soin psyschariques.


    Le numéro de dossier m'amuse : Référence du dossier : 8952215

    Déjà, dans les années 1970, la maison de disques Disjuncta numérotait ses disques 000001, 000002 (Heldon, Allez Téïa !), etc., laissant présager la production de centaines de milliers de disques.


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  • ...ou comment j'ai découvert Nagui.

    Janvier 1994, je passe deux jours à Marseille pour une formation professionnelle. Le premier jour, je me retrouve à l'hôtel vers 18 h. Je range mes affaires et me prépare à aller chercher un restaurant dans cette ville inconnue. J'allume distraitement le téléviseur réglementaire, et me trouve devant un jeu télévisé, animé par un gars sympa que je n'avais jamais vu. Normal, je regarde très rarement la télévision, jamais les jeux télévisés. Le jeu consiste en des questions de culture générale, sous forme de QCM, posées à la totalité de l'assistance.

     

    « Quelle est la population du Viet-Nam ? »

     

    Les 4 propositions sont :

     

    • 999 999 999
    • 73 584 022
    • 10-3
    • 2

     

    Je rappelle aux étourdis que 10-3 est la forme pratique pour écrire « 1 millième ».

    Les participants ayant répondu, l’animateur, retenant manifestement un fou-rire, s’adresse à un nommé Fabien (dont j’ai changé le nom, en réalité il s’appelle Alain) : « Alors, Yannick, le Viet-Nam compte 2 habitants ? » Le jeune interpellé rougit, bredouille "Ben y a eu la guerre." »

     

    L’attitude ironique de l’animateur m’a plu, avec cette juste distance entre la moquerie, justifiée, et le respect, nécessaire.

     

    Une heure plus tard, je parcours les vieilles rues de Marseille, à la recherche d’un restaurant. Un restaurant vietnamien attire mon attention, je scrute la salle à travers la baie vitrée… J’aperçois, en train de dresser les tables, deux personnes manifestement vietnamiennes : ils sont là, devant moi les 2 survivants !


     

    Questionné par Nagui, José a déclaré être un étudiant en 2è année d’école d’ingénieurs. C’est probablement sa culture scientifique qui l’a retenu de répondre 10-3. Cette réponse aurait privé de chute ce billet.

     

     


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    Il y a 58 ans aujourd'hui, dans la classe de CE2 de l'école du quai, à Tournon, je m'asseyais, ouvrais mon cahier, regardais la date indiquée la veille, et écrivais soigneusement "Samedi 32 janvier".

     


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  • ... mais certains ont commencé à le faire.

    Oui, y a du boulot pour faire comprendre qu'il n'y a aucun décès liés à la vaccination contre l'épidémie. Il semblerait que les "milieux anti-vaccin" s'excitent, mais d'une façon générale (voire unanimement, une rapide recherche sur Internet le montre), les titres de la presse disent clairement qu'on n'a rien décelé d'anormal.

    J'ai trouvé un article qui explique très clairement la situation.

    Attention, cet article s'adresse expressément à l'intelligence humaine, vous le lirez à vos risques & périls.

    https://www.techno-science.net/actualite/deces-causes-par-vaccin-contre-covid-19-attention-fausses-correlations-N20389.html

     

    Des millions de personnes seront bientôt vaccinées contre le COVID-19. De ce nombre, des milliers tomberont gravement malades, d'autres mourront... sans que le vaccin n'ait quoi que ce soit à y voir.

    Si on distribue un médicament ou un vaccin à un aussi grand nombre de personnes, on s'attend inévitablement à ce que des décès surviennent dans les semaines suivantes. Pas à cause des risques du vaccin, mais plutôt à cause des simples lois de la statistique.

    En effet, si par exemple on regroupe 3 millions de personnes en occident, vaccinés ou pas, et qu'on les observe sans intervenir, on s'attend à ce que 6900 personnes âgées de 20 ans et plus fassent un premier infarctus aigu du myocarde au cours de l'année suivante. Ou environ 575 dans le mois suivant.

    Sur un mois, quelques 1300 nouveaux diagnostics d'insuffisance cardiaque et plus de 2600 de cancer (tous types confondus) seront également établis. Et environ 1900 de ces trois millions mourront, sans que personne ne le remarque, puisque c'est la proportion de personnes qui meurent, toutes causes confondues.

    Sur 3 millions de personnes, en un mois...

    575 feront un premier infarctus.
    1300 auront un diagnostic d'insuffisance cardiaque.
    2600 auront un diagnostic de cancer.
    1900 seront décédées.

    Résultat, si vous administrez un vaccin à ces 3 millions de personnes, il y a un risque réel que certains de ces infarctus, de ces diagnostics de cancer ou de ces décès, soient attribués au vaccin par des parents ou des amis. "Il a reçu le vaccin, et un mois plus tard, il était mort." Raisonner de cette façon serait un exemple d'une erreur classique, connue des amateurs de chiffres sous le nom de fausse corrélation: lorsque deux événements semblent liés alors qu'ils ne le sont pas.

    La clé sera de savoir s'ils tombent malades à un taux plus élevé que la normale une fois qu'ils ont été vaccinés. Si une hausse anormale survenait, les autorités réglementaires pourraient intervenir pour suspendre la vaccination ou même retirer le vaccin. Les indications sur les médicaments sont régulièrement revues après qu'ils aient commencé à être utilisés à grande échelle.


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    Non, y a pas de boulot pour faire comprendre qu'il n'y a aucun décès lié à la consommation de nouilles. Il semblerait que les "milieux anti-nouilles" restent calmes, malgré le fait que sur les 500 000 morts en France pendant les 12 derniers mois, 98 % avaient consommé des nouilles peu de temps avant leur décès.


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    Oui, certain journaliste d'Inter mériterait un coup de trique pour ne pas vouloir dépasser le niveau de mathématiques du CM2.

    Le même jour où on apprend que les élèves des CM2 français sont à la traîne (euphémisme !, merci Nikole) en mathématiques, un correspondant d'Inter en Asie compare l'Inde et l'Europe en matière de population à vacciner. En résumé : "c'est pareil, mais vu la différence de population, faut ajouter des zéros pour décrire la situation en Inde".

    "Ajouter des zéros", formulation peu mathématique, ça doit vouloir dire "multiplier par 10, 100, 1 000..." N'accablons pas le journaliste, limitons-nous à "ajouter 1 zéro" dans chaque situation.

    La population indienne est d'environ 1,3 milliards d'habitants, celle de l'UE environ 450 millions, celle de l'Europe au sens large environ 700 millions.

    Il s'agit donc de multiplier les nombres par 2 ou 3, et non par 10.

     

     


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    On entend trop souvent l’argument selon lequel les personnes mourant de la covid étant majoritairement âgées, la maladie leur enlève peu d’années de vie. Corollaire : finalement, cette maladie n’est vraiment pas grave (le personnel soignant appréciera, ainsi que les malades et leurs proches).

    Il s’agit d’une confusion entre espérance de vie à la naissance et espérance de vie à un âge donné. Plutôt que de trépigner, les personnes qui ne comprennent pas la différence peuvent se renseigner, Internet ne sert pas qu'à colporter anonymement des saloperies.

    En France, l’espérance de vie à la naissance est d’environ 83 ans (source INSEE). À 80 ans, cette espérance de vie est de 11 ans (source Eurostat), et non de 3 ans comme veulent le croire les esprits superficiels.

    Une personne âgée de 80 ans qui meurt de la covid perd donc en moyenne 11 ans de vie, et non 3 ans (les personnes âgées apprécieront).


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    Je suis très réticent à envoyer un message en disant "à diffuser", ou à le copier sur ce blog, mais... J'ai bien l'impression qu'il est nécessaire de faire partager ce texte de Sophia Aram. Je m'apprêtais à le commenter, mais je ressens combien il mérite qu'on en dise "il se passe de commentaires".
    Il n'est pas impossible qu'il puisse aider des enseignants.

    https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-sophia-aram/le-billet-de-sophia-aram-02-novembre-2020



    Sophia Aram – Respect vs liberté

    J’ai bien écouté tous ceux qui sentent blessés par les caricatures, j’ai entendu tous les commentateurs, les dirigeants étrangers, les manifestants de tous poils nous expliquer que la France, les français et Charlie Hebdo sont racistes… c’est pourquoi j’ai essayé d’imaginer un monde merveilleux.

    Un monde dans lequel le respect des autres l’emporterait sur la liberté d’expression. Bien sûr tout le monde aurait le droit de penser et de croire en ce qu’il veut, ce qui existe déjà. Bien sûr il serait interdit d’appeler à la haine contre un groupe d’individus en raison de ses croyances, sa couleur de peau ou ses origines, ce qui existe déjà.

    La seule chose qui changerait, c’est une toute petite chose toute mignonne, de rien tout. Un tout petit effort qui consisterait à arrêter de dire des choses qui pourraient blesser le petit cœur fragile des croyants. 

    Il suffirait simplement d’arrêter de se moquer et de critiquer juste pour éviter de blesser. Ce n’est pas compliqué. 

    Voilà, voilà, je vais faire la liste…

    Pour une partie des musulmans, on a compris, il faut arrêter de caricaturer le prophète, certains en profitent pour dire que l’homosexualité étant proscrite, ce serait sympa que les homosexuels cessent de se tenir la main ou pire, de s’embrasser en public. C’est pas grand-chose. 

    J’ai des catholiques qui les rejoignent en réclamant l’interdiction de ce qu’ils appellent le « mariage gay » comme ils l’avaient déjà demandé. 

    Certains juifs ajoutent l’adultère. Donc, si les couples adultérins mais aussi, ce qui va de soi, les incitations à la débauche, les cinémas porno, les livres de cul et les boîtes à partouze pouvaient cesser ce serait chouette, c’est pas faute de l’avoir déjà dit.

    Aïe, petit problème avec les raëliens qui considèrent la partouze comme acte sacré….

    Je suis embêtée. Faudrait qu’ils demandent aux musulmans, aux juifs et aux catholiques s’il est possible d’organiser un moratoire sur la partouze. L’avantage, c’est qu’ils ont toute la période du confinement pour décider… 

    MINCE ! J’avais oublié les hindous, ils insistent pour qu’on libère les vaches. Au moins ça, c’est pas compliqué, suffit d’ouvrir les enclos… Et d’arrêter de manger un animal sacré ou au moins essayer de le faire discrètement, en évitant d’afficher la viande de bœuf dans les menus.

    Sans surprise, les végétariens se joignent à eux, ce qui vous laisse quand même le poisson et les œufs… si les vegans et les végétaliens ne venaient pas justement demander à ce que l’on respecte le monde animal dans son ensemble. Voilà. 

    D’ailleurs, s’il y a des auditeurs qui ont des croyances particulières comme l’interdiction de mettre des raisins secs dans le taboulé ou autres, quelles que soient vos croyances, nous ferons en sorte de les respecter, de ne pas les caricaturer et de ne pas s’en moquer et surtout de ne pas tomber dans la “taboulétophobie d’État“ sur une antenne publique.  

    D’ailleurs les croyants étant de plus en plus nombreux à penser que le respect est plus important que la liberté d’expression, le plus simple serait que je ferme ma gueule définitivement en invitant toutes les personnes respectueuses à en faire autant. 

    Ce qui ne nous empêchera pas de penser ce qu’on veut, mais la seule toute petite chose de rien du tout, … c’est qu’on n’aura plus le droit de le dire. Amen. 


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    Si elle n'avait pas causé plusieurs centaines de milliers de morts, je me serais réjoui de la pandémie actuelle. Elle m'a en effet permis de découvrir un mot, et d'approfondir la notion qu'elle désigne.

    L'ultracrépidarianisme, du latin crepida, la sandale, et du préfixe ultra, très joli également, est cette attitude consistant à donner, voire à imposer, son avis sur un sujet en lequel on n’a aucune compétence particulière.

    La virologie, l’épidémiologie, les statistiques, les probabilités, sont des disciplines demandant une solide formation. De plus, les probabilités ont pour caractéristique d’être très souvent contre-intuitives : ayant reçu les rudiments de formation scolaire réglementaires dans cette discipline, je n’en suis que plus hilare quand j’entends les opinions solidement ancrées de personnes qui en savent moins en matière de probabilités que moi en tricot (j’avoue, c’est un de mes échecs). Des opinions ancrées dans quoi ? Par amour de la prétérition, je n’évoquerai même pas l’imbécillité. Je me contenterai de parler de l’effet Dunning-Kruger. Caisse ? Il s’agit de la tendance qu’ont les gens les moins qualifiés à surestimer leurs compétences. Dit comme ça, ça semble complémentaire de l‘ultracrépidarianisme. Et c’est sous ce nom que les psychologues étudient la chose. Et leurs études me permettent d’avoir une vision optimiste et dépourvue de toute condescendance de tous ces gens qui émettent avec tant d’enthousiasme, d’assurance, de fermeté, des imbécillités (zut, j’avais dit que je n’emploierais pas le mot !) qui les dépassent de très haut. Vision optimiste, parce qu’il suffit d’acquérir les compétences dans le domaine considéré pour que se réduise à peu l’écart entre le niveau objectif de ses compétences et l’estimation qu’on en a. « Il suffit » : ces mots devraient les motiver !

     Une fois que j’ai écrit cela, ma légendaire honnêteté intellectuelle me conduit implacablement à me consacrer sérieusement à l’étude de l’ultracrépidarianisme et de l’effet Dunning-Kruger (deux sujets sur lesquels je surestime manifestement mon niveau de compétence). 


    J'allais oublier l'étude du tricot... Bon, d'abord, la théorie.

     


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    Je découvre, oublié dans un recoin de mon ordinateur, ces quelques lignes, que je publie en même temps que le billet plus conventionnel du quasi-même titre.


    Encore une preuve de l'existence de Faustroll ! Depuis quelques mois, une incompréhension me filetait l'esprit : comment définir la notion de peuple, en particulier de peuple étasunien, tellement il est difficile de concevoir que c'est cette même entité qui a successivement élu à la présidence Obama, puis Trump ?

    La 'pataphysique m'a illuminé, dans toute sa magnificence, quand j'ai compris que le très-pataphysicien principe d'équivalence résolvait ce paradoxe.
    Faustroll soit loué !
    Pour une fois, Bosse-de-Nage en resterait coi.
    À la différence de Boby Lapointe (ah ! ah ! ah!, assez ri).


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  • Quand des « Gilets jaunes » se présentant comme le peuple, l’ouvrier mal payé et le « petit patron » en difficulté, chacun d’un côté d’un même rond-point, ont des revendications contradictoires, chacun ayant le sentiment que tout le monde les partage ; quand des gens se prétendant le peuple se disent mal représentés, en avançant des arguments qui, si on les développait, conduiraient à une assemblée de 66 millions de députés ; quand ce qui est considéré comme un même peuple élit successivement Barak Obama, puis Donald Trump ; alors je m’interroge sur la pertinence de la notion de peuple.

     


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    Jacques Toubon parle ce matin au micro de Léa Salamé. Oui, au micro, semble-t-il, pas à Léa Salamé.

    À propos des "contrôles au faciès" de la police française :

    "Je ne vois pas pourquoi il n'y a pas de consensus sur le sujet..."

    Il est interrompu par Léa Salamé :

    "Pourquoi n'y a-t-il pas de consensus ?

    – Je viens de te dire que je ne comprenais pas pourquoi, espèce d'abrutie !", ne lui a-t-il pas gueulé à la figure.

    Jacques Toubon est trop poli.

     

     


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    Les homophobes, c'est tous des gros pédés !

     


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    À la fin des années 60, Télé 7 jours publiait un article qui présentait un jeune humoriste débutant, Guy Bedos.

    Parmi les deux articles en pages centrales, consacrées comme d'habitude à la présentation d'animaux, l'un traitait du sitatunga.

     

     


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