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    Si elle n'avait pas causé plusieurs centaines de milliers de morts, je me serais réjoui de la pandémie actuelle. Elle m'a en effet permis de découvrir un mot, et d'approfondir la notion qu'elle désigne.

    L'ultracrépidarianisme, du latin crepida, la sandale, et du préfixe ultra, très joli également, est cette attitude consistant à donner, voire à imposer, son avis sur un sujet en lequel on n’a aucune compétence particulière.

    La virologie, l’épidémiologie, les statistiques, les probabilités, sont des disciplines demandant une solide formation. De plus, les probabilités ont pour caractéristique d’être très souvent contre-intuitives : ayant reçu les rudiments de formation scolaire réglementaires dans cette discipline, je n’en suis que plus hilare quand j’entends les opinions solidement ancrées de personnes qui en savent moins en matière de probabilités que moi en tricot (j’avoue, c’est un de mes échecs). Des opinions ancrées dans quoi ? Par amour de la prétérition, je n’évoquerai même pas l’imbécillité. Je me contenterai de parler de l’effet Dunning-Kruger. Caisse ? Il s’agit de la tendance qu’ont les gens les moins qualifiés à surestimer leurs compétences. Dit comme ça, ça ressemble bougrement à l‘ultracrépidarianisme. Sauf que c’est sous ce nom que les psychologues étudient la chose. Et leurs études me permettent d’avoir une vision optimiste et dépourvue de toute condescendance de tous ces gens qui émettent avec tant d’enthousiasme, d’assurance, de fermeté, des imbécillités (zut, j’avais dit que je n’emploierais pas le mot !) qui les dépassent de très haut. Vision optimiste, parce qu’il suffit d’acquérir les compétences dans le domaine considéré pour que se réduise à peu l’écart entre le niveau objectif de ses compétences et l’estimation qu’on en a. « Il suffit » : ces mots devraient les motiver !

     Une fois que j’ai écrit cela, ma légendaire honnêteté intellectuelle me conduit implacablement à me consacrer sérieusement à l’étude de l’ultracrépidarianisme et de l’effet Dunning-Kruger (deux sujets sur lesquels je surestime manifestement mon niveau de compétence).


    J'allais oublier l'étude du tricot... Bon, d'abord, la théorie.

     


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    Le ministre Castaner parle de suspension « systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré » de racisme dans la police, et c'est la révolution.

     

    La notion de « soupçon avéré » est contradictoire, il s’agit d’une tournure de langage défaillante. Si un soupçon s’avère, il ne devient pas un soupçon avéré, il perd sa qualité de soupçon.

     

    Un soupçon de racisme qui s’avère devient un délit de racisme.

     

    Il aurait fallu dire (erreur du ministre), il aurait fallu comprendre (mauvaise foi de ses détracteurs) : « s’il y a soupçon de délit de racisme, il y a enquête ; si le délit de racisme est avéré, il y a sanction ».

     

    Peut-être est-il nécessaire de préciser que le mot "soupçon" connote le doute, "avérer" la certitude.

     

     

     


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    Jacques Toubon parle ce matin au micro de Léa Salamé. Oui, au micro, semble-t-il, pas à Léa Salamé.

    À propos des "contrôles au faciès" de la police française :

    "Je ne vois pas pourquoi il n'y a pas de consensus sur le sujet..."

    Il est interrompu par Léa Salamé :

    "Pourquoi n'y a-t-il pas de consensus ?

    – Je viens de te dire que je ne comprenais pas pourquoi, espèce d'abrutie !", ne lui a-t-il pas gueulé à la figure.

    Jacques Toubon est trop poli.

     

     


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    Les homophobes, c'est tous des gros pédés !

     


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    À la fin des années 60, Télé 7 jours publiait un article qui présentait un jeune humoriste débutant, Guy Bedos.

    Parmi les deux articles en pages centrales, consacrées comme d'habitude à la présentation d'animaux, l'un traitait du sitatunga.

     

     


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    Le sitatunga était présenté par Télé 7 jours sous son autre nom de guib d'eau.

     


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    Billet à l'usage exclusif des personnes connaissant les rudiments de base, ainsi que les bases rudimentaires, de la quantique (une blagounette trouvée dans mes archives).

    « Heisenberg se fait un jour arrêter pour excès de vitesse. Le policier lui crie :

    — Mais vous êtes fou, savez-vous à quelle vitesse vous rouliez ?

    — Non, mais je sais très bien où je suis. »

     

     

     


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    Face à l'afflux de rumeurs, référez-vous au moins à ces 2 sites indispensables :

     

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/

    https://hoaxbuster.com/

     

     


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    Elles ne sont pas bonnes !

    Son mépris pour le pélerinage à Lourdes (voir le billet suivant) m'avait attristé, mais ses prises de position Instagrameuses sur Bill Gates et sur la 5G m'ont plongé dans l'hilarité :

    « Mettre une puce sous-cutanée pour tous : c’est NON. NON aux opérations de Bill Gates, NON à la 5G. »

    Les "opérations de Bill Gates" consistent en l'implantation d'une puce sous la peau de personnes se faisant vacciner, afin de contrôler la population.

    Quant à la 5G, c'est elle, et non un virus, qui est à l'origine de la "soi-disant épidémie".

    Ces imbécillités se trouvent très facilement sur Internet, sur des sites destinés aux débiles mentaux (au sens médical de l'expression). Binoche semble y avoir trouvé une nourriture intellectuelle satisfaisante.

     


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  • Une fois n'est pas coutume, je rapporte ici le message que je viens d'envoyer à la Médiatrice de Radio-France après avoir entendu la ridicule prestation de Juliette Binoche (excellente actrice au demeurant) dans l'émission La bande originale de ce mercredi 6 mai 2020.

    [Formules de flagornerie]

    Je tiens à prolonger la réflexion de Juliette Binoche, qui protestait contre la fin du remboursement de l’homéopathie par la Sécurité sociale. L’amicale complicité silencieuse de Nagui et son équipe faisaient plaisir à entendre, et je souhaite profiter de cette occasion pour réclamer le remboursement des pèlerinages à Lourdes : en effet, la ressemblance entre homéopathie et pèlerinage est frappante. Les deux guérissent, c’est évident, l’homéopathie depuis plus de 200 ans, le pèlerinage à Lourdes depuis plus de 150 ans. On reprochera au pèlerinage de n’avoir aucun fondement scientifique, mais c’est aussi le cas de l’homéopathie, cela n’a pas empêché celle-ci d’avoir été longtemps remboursée. Les deux ne provoquent aucun effet secondaire, ce qui n’est pas le cas, je vous le rappelle, de la grande majorité des médicaments allopathiques, ainsi que des vaccins. À peine peut-on reconnaître à ceux-ci l’avantage d’avoir sauvé des centaines de millions de vies humaines. En conclusion, je vous serais reconnaissant de bien vouloir inviter prochainement dans votre émission une personne pouvant plaider pour le remboursement du pèlerinage à Lourdes (moi, éventuellement), et de conseiller à Madame Binoche, qui était manifestement et passablement fébrile, de s’inoculer une potion homéopathique (elle saura choisir la préparation idoine), et ceci chaque fois qu’elle aura à s’adresser à des millions de personnes à propos de sujets sur lesquels elle n’a aucune compétence particulière. En tout cas, pas plus que moi, ce qui renforce ma prétention à aller causer sur Inter.

     


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    Claude Askolovitch est un journaliste on ne peut plus sympathique. On l'entend dans sa revue de presse sur France Inter, et dans son billet hebdomadaire sur Arte. Il y est chaleureux, humain, inventif et farceur à l'occasion.

    Sa diction est parfois un peu scolaire, mais on lui pardonne volontiers  cette attitude scolaire quand, à propos de réchauffement climatique, il parle des émissions de C.O.D.


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    Sur France Inter, le samedi, l'émission Du vent dans les synapses est consacrée à la science. Aujourd'hui, c'est une croyance, le dessein intelligent, qui s'est invitée dans l'émission.

    On constate que dans les grandes villes où les hirondelles cohabitent avec de nombreuses voitures et une nourriture abondante, sous forme d'insectes volant entre les voitures, l'envergure moyenne des hirondelles diminue : les hirondelles peuvent plus facilement louvoyer entre les voitures en avalant plus d'insectes et moins de tôle, et savoir si cela doit être considéré comme une cause ou comme une conséquence permet de réviser son manuel de darwinisme.

    L'invité de Daniel Fiévet a ainsi affirmé :  "En quelques générations, les hirondelles ont raccourci leurs ailes pour pouvoir tourner entre les voitures". Cette explication relève du dessein intelligent (le dessein des hirondelles valant bien celui d'un dieu !), et non de l'évolution darwinienne. Il est évident que c'est une facilité de langage, et que l'invité voulait dire, et aurait dû dire : "La sélection naturelle a favorisé les lignées d'hirondelles dont les ailes sont plus courtes"... mais il ne l'a pas dit, et Daniel Fiévet ne l'a pas corrigé.

    À l'idée que des hirondelles  décideraient de raccourcir leurs ailes, on peut sourire. Trump et Pence auraient apprécié.


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    Un kilowatt par heure (kW/h ), c'est une variation de puissance par unité de temps. C'est une situation expérimentale qui doit bien pouvoir se retrouver dans un quelconque laboratoire (par exemple, l'usure d'un moteur fait qu'il perd 1 kW de puissance fournie par année de fonctionnement), mais je ne crois pas que son occurrence dépasse le millipouillème par an. Ce peut être aussi la vitesse de montée en puissance d'un moteur ou d'un générateur (mais dans une centrale nucléaire par exemple, on parle de % de la puissance nominale par heure, grandeur qui ne doit pas dépasser une valeur au-dessus de laquelle on risque de faire du mal au combustible et d'avoir un article dans le Dauphiné).

    1 kWh, c'est l'énergie produite par un moteur d'1 kW (environ 1,5 cheval-vapeur) pendant 1 heure, ou consommée par un appareil d'1 kW (un aspirateur par exemple) pendant la même durée.

     

    Mais il y a si couramment confusion entre kWh et kW/h, de la part de personnes chez qui la confusion des deux grandeurs est inadmissible, que le seul fait d'évoquer ici le kW/h me fait frissonner. Le kW/h est une grandeur qu'il faut taire ! Un chauffagiste, un journaliste parlant de réchauffement climatique, un vendeur de matériel d'isolation des bâtiments, s'ils confondent kWh et kW/h, sont totalement incapables de faire la moindre démonstration, le moindre calcul pour étayer leurs propos ou établir un bon de commande.

    La preuve par l'exemple : si vous en avez l'occasion, interpelez le fautif et dites-lui : "si je paie 1 € le kW/h, avec un appareil consommant 1 kW, je dépense 1 € en 1 heure, 10 c en 10 heures, 1 c en 100 heures. Plus je consomme, moins je paie".


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  • Lu dans Le Monde du 7 novembre 2019  :

    Les pompiers de la Somme ont rapporté à l'AFP dénombrer 5 blessés graves, sans préciser si leur état était grave.


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    ... il suffit de se rendre à Bordeaux, dans l'Ardèche, pour s'en apercevoir !

    Le même jour funeste, entendu sur Inter et lu dans l'Obs :

    • ... les quais du Rhône à Bordeaux...
    • Sur la rive gauche du Rhône, l'Ardèche...

     

    Il y a probablement confusion entre le Ronne et la Garhône.

    Et pour ce qui est de désigner les rives d'un fleuve, rappelons qu'il ne faut pas se fier à sa position face à la carte : celle-ci pourrait pivoter sans qu'on s'en aperçoive. Si la méthode qu'on utilise ne convient pas aux cours d'eau coulant dans une direction est-ouest (ce n'est pas le cas du Raune de Lyon à la mer), c'est qu'elle doit être mauvaise.

    Réhabilitons la géographie auprès des journalistes !


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    Entendu sur Inter :

    "Récupérer les satellites en panne pour les «désorbiter», c'est difficile, ils vont à 28 000 km/h".

    Les mots en trop sont "c'est difficile" (et la phrase en devient inutile). Parce que j'imagine mal quel adjectif il faudrait employer pour décrire le fait de passer un fil dans le chas d'une aiguille, puisque l'affaire se passe à 107 000 km/h, ou pour viser la cuvette de l'urinoir quand la scène se déroule à 800 000 km/h !

    Donc, désorbiter un satellite ne pose pas plus de problème de vitesse relative que de passer un fil dans le chas d'une aiguille (etc.), c'est à dire aucun problème.


    Une vitesse est toujours relative, c'est la vitesse d'un objet par rapport à un référentiel.

    Le fil et l'aiguille sont immobiles par rapport au référentiel lié à la chaise (je n'imagine pas qu'on puisse coudre debout), lui-même se déplaçant à 107 000 km/h par rapport à un référentiel lié au soleil, ou 800 000 km/h pour un référentiel lié à notre galaxie.

    Les satellites (le récupérateur et le récupéré) sont immobiles l'un par rapport à l'autre, et se déplacent tous deux à 28 000 km/h par rapport à un référentiel lié à la Terre.


    Pour les intégristes :

    • si le fil est immobile par rapport au chas, il ne le traversera jamais ; de même pour les autres exemples ;
    • les vitesses sont approximatives et cela suffit à la démonstration.

     

     


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  • Entendu sur Inter, d'un responsable de l'ONU, à propos d'une invasion de criquets en Afrique :

    "Un seul criquet peut parcourir 150 km par jour".

    Alors vous pensez, quand il y a des millions de criquets, la distance doit se chiffrer en milliards de kilomètres !


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    Il y a 56 ans aujourd'hui, dans la classe de CE2 de l'école du quai, à Tournon, je m'asseyais, ouvrais mon cahier, regardais la date indiquée la veille, et écrivais soigneusement "Samedi 32 janvier".

     


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  • Quand des « Gilets jaunes » se présentant comme le peuple, l’ouvrier mal payé et le « petit patron » en difficulté, chacun d’un côté d’un même rond-point, ont des revendications contradictoires, chacun ayant le sentiment que tout le monde les partage ; quand des gens se prétendant le peuple se disent mal représentés, en avançant des arguments qui, si on les développait, conduiraient à une assemblée de 66 millions de députés ; quand ce qui est considéré comme un même peuple élit successivement Barak Obama, puis Donald Trump ; alors je m’interroge sur la pertinence de la notion de peuple.

     


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  •  

    Je découvre, oublié dans un recoin de mon ordinateur, ces quelques lignes, que je publie avec le billet plus conventionnel du quasi-même titre.


    Encore une preuve de l'existence de Faustroll ! Depuis quelques mois, une incompréhension me filetait l'esprit : comment définir la notion de peuple, en particulier de peuple étasunien, tellement il est difficile de concevoir que c'est cette même entité qui a successivement élu à la présidence Obama, puis Trump ?

    La 'pataphysique m'a illuminé, dans toute sa magnificence, quand j'ai compris que le très-pataphysicien principe d'équivalence résolvait ce paradoxe.
    Faustroll soit loué !
    Pour une fois, Bosse-de-Nage en resterait coi.
    À la différence de Boby Lapointe (ah ! ah ! ah!, assez ri).


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  • Quand un journaliste parle de pluies intenses, la phrase souvent entendue est qu’il est tombé en quelques [nombre variant suivant l’événement considéré] heures l’équivalent de quelques [nombre variant suivant la gravité de l’événement considéré] mois de pluie.
     
    Il est utile de dire qu’il s’agit d’une totale ânerie, il suffit de donner des exemples.

     Considérons un endroit où il tombe, 1 mois sur 2, une égale quantité d’eau. Un mois pendant lequel il a plu « normalement », on pourra dire « il est est tombé l’équivalent de 2 mois de précipitations ».

     De même, si la saison des pluies est extrêmement marquée, et qu’il pleut dans l’année un seul mois, ce mois où il pleut, « il est est tombé l’équivalent de 12 mois de précipitations ». Dans un désert, la moindre pluie peut représenter, en quelques heures, "l'équivalent de plusieurs années de précipitations".

     Notons que ces exemples ne décrivent que des événements normaux, courants, habituels.
     
    Déduisons que cette notion d’équivalent de pluie habituelle est totalement dépourvue de sens.

     

    Note à benêts : quand un quidam non journaliste dit la même ânerie, c'est aussi bête, mais moins ridicule.

     


     


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    La radio diffuse le commentaire d’un entraîneur de football après la énième défaite de son équipe.
    Celui-ci déplore cette défaite, espère qu’ils feront mieux la prochaine fois, qu’il va falloir profiter des fêtes de fin d’année pour réfléchir à la situation, ceci d'un ton las, monocorde, ennuyeux, soporifique.
    La journaliste conclut ainsi : « Vous venez d’entendre la colère de l’entraîneur ».


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    Cette année, pour la première fois,  la pièce jouée sur le parvis du château de Grignan ne m'a pas plu (Noces de sang, mise en scène de Vincent Goethals d'après la pièce de Federico García Lorca). 

     

    Pour vous résumer ça en deux alexandrins :
    Je me suis emmerdé du début à la fin.

     

     

     

    Pas aimé

     

     

     


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    La chanteuse Christine and the Queens se fait désormais appeler Chris (ses amis les queens de Londres ne lui en tiendront pas rigueur !)

    François and the Atlas Mountains saura-t-il prendre toute la mesure de cette décision ? Craint-il que ses amis les Atlas Mountains, de Londres également, lui en tiennent rigueur ?


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    Le sale TGV de Martine arrive à 7 h 17, il doit partir à 7 h 21. Elle monte, cherche sa place (siège 25). Du quai, je cherche le numéro 25, malgré les reflets sur les vitres sales. Quand je le trouve enfin, la place est vide. Où est-elle passée ? Je reste à quai, à côté de trois agents de la SNCF. Il est 7 h 20.

     

    Une dame arrive d’un pas pressé, et demande aux agents : « C’est le TGV ? » Sébastien (son badge le prétend) lui répond. « Il est sale, mais c’est un TGV ».

    « Attendez, je suis dans la voiture... » Elle fouille son sac.

    Sébastien : « Je peux attendre, je suis là jusqu’à 12 h 45.

    – ... c’est la voiture 3.

    – Elle est là-bas, devant le panneau C. Vous avez 40 secondes ».

    La dame s’éloigne à petits pas pressés, et au bout d’une quarantaine de secondes atteint sa voiture. Sébastien donne un coup de sifflet, celui des agents monté dans le train commence à fermer la porte. Un homme arrive d’un pas très pressé, l’agent rouvre la porte, l’homme monte, le train part, la place 25 est toujours vide.


    Le mystère de la place 25 s'est dissipé : après une longue recherche, j'ai compris que je ne regardais pas dans la bonne voiture. Et les reflets sur les vitres sales ne m'ont pas aidé.

     

     

     

     


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  • Dédé est un garçon très calme, gentil, mou quand il n'y a rien à faire, énergique quand il y a du boulot.

    Il passe beaucoup de temps à écouter de la musique en fumant un pétard. Oui, il fume beaucoup, surtout quand il n'y a rien d'autre à faire qu'écouter de la musique. Mais il est gentil, doux, attachant.

    J'apprends un jour, par un ami d'un inspecteur, un peu bavard mais désolé de devoir s'attaquer à quelqu'un d'aussi gentil, que la police le surveille de près et qu'elle va bientôt intervenir : il semblerait qu'en plus de fumer de l'herbe, il en revende un peu  - le mot "trafiquant" est trop fort pour le qualifier. Justement, le même jour, je le rencontre dans la rue, il marche doucement en compagnie d'un garçon aussi éthéré que lui.

    Je lui explique la situation, il en comprend immédiatement les enjeux : il se tourne vers son ami et lui dit, l'air ennuyé plus qu'inquiet  : "Merde, y va falloir tout fumer ce soir !"


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    On entend souvent parler, à la téléradiodiffusion, de températures négatives. Il y a là matière à réflexion.

    En physique, quand la mesure d'une grandeur change de signe, "passe de positif à négatif", ou l'inverse, il y a changement qualitatif.

    Exemples :

    • notre vitesse change de signe : on repart dans l'autre sens ;
    • la puissance affichée par notre compteur électrique change de signe : on gagne de l'argent ;
    • le déroulement du temps change de signe : on rajeunit ;
    • la masse d'un objet change de signe : on crie au génie, ou on l'interne.

     

    Mais quand la mesure d’une température change de signe, que se passe-t-il ? À la différence des exemples précédents, cela dépend de l'échelle de température employée, donc de la culture ambiante.
    Quand le nombre indiquant la température passe de positif à négatif :

    • Fahrenheit voit son mélange d'eau et de sel congeler puis refroidir encore ;
    • Rømer, dont s'est inspiré Fahrenheit, fait de même, à une température différente, avec un mélange différent d'eau et de sels ;
    • pour l'échelle de Delisle, on chauffe ! on franchit à la hausse la température d'ébullition de l'eau ;
    • Celsius, Réaumur, Newton ou Centigrade voient leur eau congeler, en refroidissant plus ou moins vite ;
    • si on emploie l'échelle thermodynamique (kelvin ou degré Rankin), on bascule dans un univers parallèle (ou peut-être perpendiculaire) : on traverse l'infini, on approche de dieu (certains prétendent qu'on approche de l'infini en traversant dieu).

     

    Illustrons la chose : quand, en France, la température passe par exemple de + 2 à – 5 degrés Celsius, et que vous affirmez que la température devient négative, que cela représente-t-il pour un Écossais, adepte du système impérial (et qui utilise rarement l’échelle de son compatriote Rankin) ? Il ne voit rien de négatif, il voit seulement qu’il fait un peu plus froid, et il ne comprend pas à quoi correspond ce changement de signe.

    Le seul phénomène physique intéressant qui se produit au « passage de la valeur 0°C », quel que soit le sens, est la fusion ou la solidification de l’eau, phénomène intéressant qui doit au génie des Lumières de se dérouler justement à la température de 0 °C.

    Quand nos météorologues (ou plutôt journalistes spécialisés dans la description du temps qu'il a fait) parlent de température négatives, sont-ils conscients des forces obscures qu'il mettent en branle ?
    L'expression "températures inférieures à zéro degré Celsius", longue et laide, seule conduit à la sérénité de l'âme.


    Quand on crie au génie, je ressens comme un froid.

     


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    Moi, je ne procrastine pas !

    La procrastination, je l'ai remise à demain.


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  • J'entends à l'instant et à la radio un invité citer une parole prononcée par Dieu (savoir laquelle est sans importance).
    Je me permets de dire que Dieu n'a jamais tenu de tels propos !

    Je le sais, j'y étais.

    Et que ceux qui ne me croient pas apportent la preuve que je mens !


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  • J'entendais récemment un responsable du FN qualifier de « crotte anti-FN » un texte publié par un de ses adversaires.

    Il est amusant de constater à quel point l'évocation du Front National évoque la merde, y compris chez ses propres (façon de parler) responsables !


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