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Un peu de physique quantique (ça ne peut pas faire de mal)...

Publié le par Phaustroll

 

Billet à l'usage exclusif des personnes connaissant les rudiments de base, ainsi que les bases rudimentaires, de la physique quantique (une blagounette trouvée dans mes archives).

« Heisenberg se fait un jour arrêter pour excès de vitesse. Le policier lui crie :

— Mais vous êtes fou, savez-vous à quelle vitesse vous rouliez ?

— Non, mais je sais très bien où je suis. »

 

 

 

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Des armes existent contre l'imbécillité.

Publié le par Phaustroll

 

Face à l'afflux de rumeurs, référez-vous au moins à ces 2 sites indispensables :

 

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/

https://hoaxbuster.com/

 

 

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Dernières nouvelles de Binoche.

Publié le par Phaustroll

 

Elles ne sont pas bonnes !

Son mépris pour le pélerinage à Lourdes (voir le billet suivant) m'avait attristé, mais ses prises de position Instagrameuses sur Bill Gates et sur la 5G m'ont plongé dans l'hilarité :

« Mettre une puce sous-cutanée pour tous : c’est NON. NON aux opérations de Bill Gates, NON à la 5G. »

Les "opérations de Bill Gates" consistent en l'implantation d'une puce sous la peau de personnes se faisant vacciner, afin de contrôler la population.

Quant à la 5G, c'est elle, et non un virus, qui est à l'origine de la "soi-disant épidémie".

Ces imbécillités se trouvent très facilement sur Internet, sur des sites destinés aux débiles mentaux (au sens médical de l'expression). Binoche semble y avoir trouvé une nourriture intellectuelle satisfaisante.

 

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Remboursez !

Publié le par Phaustroll

Une fois n'est pas coutume, je rapporte ici le message que je viens d'envoyer à la Médiatrice de Radio-France après avoir entendu la ridicule prestation de Juliette Binoche (excellente actrice au demeurant) dans l'émission La bande originale de ce mercredi 6 mai 2020.

[Formules de flagornerie]

Je tiens à prolonger la réflexion de Juliette Binoche, qui protestait contre la fin du remboursement de l’homéopathie par la Sécurité sociale. L’amicale complicité silencieuse de Nagui et son équipe faisait plaisir à entendre, et je souhaite profiter de cette occasion pour réclamer le remboursement des pèlerinages à Lourdes : en effet, la ressemblance entre homéopathie et pèlerinage est frappante. Les deux guérissent, c’est évident, l’homéopathie depuis plus de 200 ans, le pèlerinage à Lourdes depuis plus de 150 ans. On reprochera au pèlerinage de n’avoir aucun fondement scientifique, mais c’est aussi le cas de l’homéopathie, cela n’a pas empêché celle-ci d’avoir été longtemps remboursée. Les deux ne provoquent aucun effet secondaire, ce qui n’est pas le cas, je vous le rappelle, de la grande majorité des médicaments allopathiques, ainsi que des vaccins. À peine peut-on reconnaître à ceux-ci l’avantage d’avoir sauvé des centaines de millions de vies humaines. En conclusion, je vous serais reconnaissant de bien vouloir inviter prochainement dans votre émission une personne pouvant plaider pour le remboursement du pèlerinage à Lourdes (moi, éventuellement), et de conseiller à Madame Binoche, qui était manifestement et passablement fébrile, de s’inoculer une potion homéopathique (elle saura choisir la préparation idoine), et ceci chaque fois qu’elle aura à s’adresser à des millions de personnes à propos de sujets sur lesquels elle n’a aucune compétence particulière. En tout cas, pas plus que moi, ce qui renforce ma prétention à aller causer sur Inter.

 

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Un homme bien sympathique.

Publié le par Phaustroll

 

Claude Askolovitch est un journaliste on ne peut plus sympathique. On l'entend dans sa revue de presse sur France Inter, et dans son billet hebdomadaire sur Arte. Il y est chaleureux, humain, inventif et farceur à l'occasion.

Sa diction est parfois un peu scolaire, mais on lui pardonne volontiers  cette attitude scolaire quand, à propos de réchauffement climatique, il parle des émissions de C.O.D.

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Science en (dé) fête : des hirondelles bien intelligentes.

Publié le par Phaustroll

 

Sur France Inter, le samedi, l'émission Du vent dans les synapses est consacrée à la science. Aujourd'hui, c'est une croyance, le dessein intelligent, qui s'est invitée dans l'émission.

On constate que dans les grandes villes où les hirondelles cohabitent avec de nombreuses voitures et une nourriture abondante, sous forme d'insectes volant entre les voitures, l'envergure moyenne des hirondelles diminue : les hirondelles peuvent plus facilement louvoyer entre les voitures en avalant plus d'insectes et moins de tôle, et savoir si cela doit être considéré comme une cause ou comme une conséquence permet de réviser son manuel de darwinisme.

L'invité de Daniel Fiévet a ainsi affirmé :  "En quelques générations, les hirondelles ont raccourci leurs ailes pour pouvoir tourner entre les voitures". Cette explication relève du dessein intelligent (le dessein des hirondelles valant bien celui d'un dieu !), et non de l'évolution darwinienne. Il est évident que c'est une facilité de langage, et que l'invité voulait dire, et aurait dû dire : "La sélection naturelle a favorisé les lignées d'hirondelles dont les ailes sont plus courtes"... mais il ne l'a pas dit, et Daniel Fiévet ne l'a pas corrigé.

À l'idée que des hirondelles  décideraient de raccourcir leurs ailes, on peut sourire. Trump et Pence auraient apprécié.

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Le scandale du kW/h.

Publié le par Phaustroll

 

Un kilowatt par heure (kW/h ), c'est une variation de puissance par unité de temps. C'est une situation expérimentale qui doit bien pouvoir se retrouver dans un quelconque laboratoire (par exemple, l'usure d'un moteur fait qu'il perd 1 kW de puissance fournie par heure de fonctionnement), mais je ne crois pas que son occurrence dépasse le femtopouillème par an. Ce peut être aussi la vitesse de montée en puissance d'un moteur ou d'un générateur (mais dans une centrale nucléaire par exemple, on parle de % de la puissance nominale par heure, grandeur qui ne doit pas dépasser une valeur au-dessus de laquelle on risque de faire du mal au combustible et d'avoir un article dans le Dauphiné).

1 kWh, c'est l'énergie produite par un moteur d'1 kW (environ 1,5 cheval-vapeur) pendant 1 heure, ou consommée par un appareil d'1 kW (un aspirateur par exemple) pendant la même durée.

 

Mais il y a si couramment confusion entre kWh et kW/h, de la part de personnes chez qui la confusion des deux grandeurs est inadmissible, que le seul fait d'évoquer ici le kW/h me fait frissonner. Le kW/h est une grandeur qu'il faut taire ! Un chauffagiste, un journaliste parlant de réchauffement climatique, un vendeur de matériel d'isolation des bâtiments, s'ils confondent kWh et kW/h, sont totalement incapables de faire la moindre démonstration, le moindre calcul pour étayer leurs propos ou établir un bon de commande.

La preuve par l'exemple : si vous en avez l'occasion, interpelez le fautif et dites-lui : "si je paie 1 € le kW/h, avec un appareil consommant 1 kW, je dépense 1 € en 1 heure, 10 c en 10 heures, 1 c en 100 heures. Plus je consomme, moins je paie".

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Un conscience aiguë de la gravité des choses.

Publié le par Phaustroll

Lu dans Le Monde du 7 novembre 2019  :

Les pompiers de la Somme ont rapporté à l'AFP dénombrer 5 blessés graves, sans préciser si leur état était grave.

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Tous les chemins mènent à Rhône...

Publié le par Phaustroll

 

... il suffit de se rendre à Bordeaux, dans l'Ardèche, pour s'en apercevoir !

Le même jour funeste, entendu sur Inter et lu dans l'Obs :

  • ... les quais du Rhône à Bordeaux...
  • Sur la rive gauche du Rhône, l'Ardèche...

 

Il y a probablement confusion entre le Ronne et la Garhône.

Et pour ce qui est de désigner les rives d'un fleuve, rappelons qu'il ne faut pas se fier à sa position face à la carte : celle-ci pourrait pivoter sans qu'on s'en aperçoive. Si la méthode qu'on utilise ne convient pas aux cours d'eau coulant dans une direction est-ouest (ce n'est pas le cas du Raune de Lyon à la mer), c'est qu'elle doit être mauvaise.

Réhabilitons la géographie auprès des journalistes !

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Les mystères de la relativité.

Publié le par Phaustroll

 

Entendu sur Inter :

"Récupérer les satellites en panne pour les «désorbiter», c'est difficile, ils vont à 28 000 km/h".

Les mots en trop sont "c'est difficile" (et la phrase en devient inutile). Parce que j'imagine mal quel adjectif il faudrait employer pour décrire le fait de passer un fil dans le chas d'une aiguille, puisque l'affaire se passe à 107 000 km/h, ou pour viser la cuvette de l'urinoir quand la scène se déroule à 800 000 km/h !

Donc, désorbiter un satellite ne pose pas plus de problème de vitesse relative que de passer un fil dans le chas d'une aiguille (etc.), c'est à dire aucun problème.


Une vitesse est toujours relative, c'est la vitesse d'un objet par rapport à un référentiel.

Le fil et l'aiguille sont immobiles par rapport au référentiel lié à la chaise (je n'imagine pas qu'on puisse coudre debout), lui-même se déplaçant à 107 000 km/h par rapport à un référentiel lié au soleil, ou 800 000 km/h pour un référentiel lié à notre galaxie.

Les satellites (le récupérateur et le récupéré) sont immobiles l'un par rapport à l'autre, et se déplacent tous deux à 28 000 km/h par rapport à un référentiel lié à la Terre.


Pour les intégristes :

  • si le fil est immobile par rapport au chas, il ne le traversera jamais ; de même pour les autres exemples ;
  • les vitesses sont approximatives et cela suffit à la démonstration.

 

 

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De l'additivité chez les califères grégariaptes.

Publié le par Phaustroll

Entendu sur Inter, d'un responsable de l'ONU, à propos d'une invasion de criquets en Afrique :

"Un seul criquet peut parcourir 150 km par jour".

Alors vous pensez, quand il y a des millions de criquets, la distance doit se chiffrer en milliards de kilomètres !

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1964, année trissextile ?

Publié le par Phaustroll

 

Il y a 58 ans aujourd'hui, dans la classe de CE2 de l'école du quai, à Tournon, je m'asseyais, ouvrais mon cahier, regardais la date indiquée la veille, et écrivais soigneusement "Samedi 32 janvier".

 

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Le peuple

Publié le par Phaustroll

Quand des « Gilets jaunes » se présentant comme le peuple, l’ouvrier mal payé et le « petit patron » en difficulté, chacun d’un côté d’un même rond-point, ont des revendications contradictoires, chacun ayant le sentiment que tout le monde les partage ; quand des gens se prétendant le peuple se disent mal représentés, en avançant des arguments qui, si on les développait, conduiraient à une assemblée de 66 millions de députés ; quand ce qui est considéré comme un même peuple élit successivement Barak Obama, puis Donald Trump ; alors je m’interroge sur la pertinence de la notion de peuple.

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Colère très froide.

Publié le par Phaustroll

 

La radio diffuse le commentaire d’un entraîneur de football après la énième défaite de son équipe.

Celui-ci déplore cette défaite, espère qu’ils feront mieux la prochaine fois, qu’il va falloir profiter des fêtes de fin d’année pour réfléchir à la situation, ceci d'un ton las, monocorde, ennuyeux, soporifique.

La journaliste conclut ainsi : « Vous venez d’entendre la colère de l’entraîneur ».

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Pas aimé

Publié le par Phaustroll

 

Cette année, pour la première fois,  la pièce jouée sur le parvis du château de Grignan ne m'a pas plu (Noces de sang, mise en scène de Vincent Goethals d'après la pièce de Federico García Lorca). 

 

Pour vous résumer ça en deux alexandrins :
Je me suis emmerdé du début à la fin.

 

 

 

Pas aimé

 

 

 

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Un sympathique effort de simplification.

Publié le par Phaustroll

 

La chanteuse Christine and the Queens se fait désormais appeler Chris (ses amis les queens de Londres ne lui en tiendront pas rigueur !)

François and the Atlas Mountains saura-t-il prendre toute la mesure de cette décision ? Craint-il que ses amis les Atlas Mountains, de Londres également, lui en tiennent rigueur ?

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Scènes de la vie du rail.

Publié le par Phaustroll

 

Le sale TGV de Martine arrive à 7 h 17, il doit partir à 7 h 21. Elle monte, cherche sa place (siège 25). Du quai, je cherche le numéro 25, malgré les reflets sur les vitres sales. Quand je le trouve enfin, la place est vide. Où est-elle passée ? Je reste à quai, à côté de trois agents de la SNCF. Il est 7 h 20.

 

Une dame arrive d’un pas pressé, et demande aux agents : « C’est le TGV ? » Sébastien (son badge le prétend) lui répond. « Il est sale, mais c’est un TGV ».

« Attendez, je suis dans la voiture... » Elle fouille son sac.

Sébastien : « Je peux attendre, je suis là jusqu’à 12 h 45.

– ... c’est la voiture 3.

– Elle est là-bas, devant le panneau C. Vous avez 40 secondes ».

La dame s’éloigne à petits pas pressés, et au bout d’une quarantaine de secondes atteint sa voiture. Sébastien donne un coup de sifflet, celui des agents monté dans le train commence à fermer la porte. Un homme arrive d’un pas très pressé, l’agent rouvre la porte, l’homme monte, le train part, la place 25 est toujours vide.


Le mystère de la place 25 s'est dissipé : après une longue recherche, j'ai compris que je ne regardais pas dans la bonne voiture. Et les reflets sur les vitres sales ne m'ont pas aidé.

 

 

 

 

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Évitons le gaspillage.

Publié le par Phaustroll

Dédé est un garçon très calme, gentil, mou quand il n'y a rien à faire, énergique quand il y a du boulot.

Il passe beaucoup de temps à écouter de la musique en fumant un pétard. Oui, il fume beaucoup, surtout quand il n'y a rien d'autre à faire qu'écouter de la musique. Mais il est gentil, doux, attachant.

J'apprends un jour, par un ami d'un inspecteur de police, un peu bavard mais désolé de devoir s'attaquer à quelqu'un d'aussi gentil, qu'il est surveillé de près et que la police va bientôt intervenir : il semblerait qu'en plus de fumer de l'herbe, il en revende un peu  - le mot "trafiquant" est trop fort pour le qualifier. Justement, plus tard le même jour, je le rencontre dans la rue, il marche doucement en compagnie d'un garçon aussi éthéré que lui.

Je lui explique la situation, il en comprend immédiatement les enjeux : il se tourne vers son ami et lui dit, l'air ennuyé plus qu'inquiet  : "Merde, y va falloir tout fumer ce soir !"

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La science en (dé) fête - 3 - Drame dans l'espace.

Publié le par Phaustroll

 

Entendu sur Francinter : "les astronautes d'Atlantis ont sorti le téléscope Hubble de son orbite".

À ceux que la faible pratique de la chose astronomique interdit d'apprécier tout le sel de la phrase, je propose d'imaginer la situation d'un satellite (Hubble, par exemple), et d'un autre satellite (Atlantis !), qui se retrouvent côte à côte, à quelques centaines de kilomètres au-dessus de nous, en parcourant la même orbite, c'est à dire la même trajectoire. Le bras mécanique d'Atlantis saisit Hubble et le place dans sa soute. Si Hubble quitte son orbite, il n'est plus sur son orbite, où est-il donc ? Il orbiterait toujours, mais plus sur son orbite... Et que devient-elle, son orbite ? Elle se retrouve abandonnée par le satellite, vide, seule ? Abandonnée, ou avalée par l'orbite d'Atlantis ?
Drame dans l'espace !


Je viens de ressusciter un vieux billet écrit en 2014.

 

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Le scandale des températures négatives.

Publié le par Phaustroll

 

On entend souvent parler, à la téléradiodiffusion, de températures négatives. Il y a là matière à réflexion.

En physique, quand la mesure d'une grandeur change de signe, "passe de positif à négatif", ou l'inverse, il y a changement qualitatif.

Exemples :

  • notre vitesse change de signe : on repart dans l'autre sens ;
  • la puissance affichée par notre compteur électrique change de signe : on gagne de l'argent ;
  • le déroulement du temps change de signe : on rajeunit ;
  • la masse d'un objet change de signe : on crie au génie, ou on l'interne.

 

Mais quand la mesure d’une température change de signe, que se passe-t-il ? À la différence des exemples précédents, cela dépend de l'échelle de température employée, donc de la culture ambiante.
Quand le nombre indiquant la température passe de positif à négatif :

  • Fahrenheit voit son mélange d'eau et de sel congeler puis refroidir encore ;
  • Rømer, dont s'est inspiré Fahrenheit, fait de même, à une température différente, avec un mélange différent d'eau et de sels ;
  • pour l'échelle de Delisle, on chauffe ! on franchit à la hausse la température d'ébullition de l'eau ;
  • Celsius, Réaumur, Newton ou Centigrade voient leur eau congeler, en refroidissant plus ou moins vite ;
  • si on emploie l'échelle thermodynamique (kelvin ou degré Rankin), on bascule dans un univers parallèle (ou peut-être perpendiculaire) : on traverse l'infini, on approche de dieu (certains prétendent qu'on approche de l'infini en traversant dieu).

 

Illustrons la chose : quand, en France, la température passe par exemple de + 2 à – 5 degrés Celsius, et que vous affirmez que la température devient négative, que cela représente-t-il pour un Écossais, adepte du système impérial (et qui utilise rarement l’échelle de son compatriote Rankin) ? Il ne voit rien de négatif, il voit seulement qu’il fait un peu plus froid, et il ne comprend pas à quoi correspond ce changement de signe.

Le seul phénomène physique intéressant qui se produit au « passage de la valeur 0°C », quel que soit le sens, est la fusion ou la solidification de l’eau, phénomène intéressant qui doit au génie des Lumières de se dérouler justement à la température de 0 °C.

Quand nos météorologues (ou plutôt journalistes spécialisés dans la description du temps qu'il a fait) parlent de température négatives, sont-ils conscients des forces obscures qu'il mettent en branle ?
L'expression "températures inférieures à zéro degré Celsius", longue et laide, seule conduit à la sérénité de l'âme.


Quand on crie au génie, je ressens comme un froid.

 

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Moi, je... 01

Publié le par Phaustroll

 

Moi, je ne procrastine pas !

La procrastination, je l'ai remise à demain.

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Qu'a dit Dieu ?

Publié le par Phaustroll

J'entends à l'instant et à la radio un invité citer une parole prononcée par Dieu (savoir laquelle est sans importance).
Je me permets de dire que Dieu n'a jamais tenu de tels propos !

Je le sais, j'y étais.

Et que ceux qui ne me croient pas apportent la preuve que je mens !

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Erratum (Notice de notre Panoplie du bon dieu).

Publié le par Phaustroll

Contrairement à ce que nous avons écrit dans notre Manuel d'utilisation du Bon Dieu (livré avec notre Panoplie), notre bon dieu doit être branché en parallèle du circuit univers-individu-société humaine,  et non en série - en aucun cas il ne doit être un maillon de la chaîne (fort risque de dogmatisme, de sectarisme, d'intégrisme).

Nous ne sommes pas responsables d'une utilisation de notre produit ne respectant pas cette règle.


Tout usage en dehors du cadre familial ou d'un cercle d'amis est dangereux et prohibé. 
L'utilisation commerciale de notre produit est passible de poursuites.

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Crotte anti-FN.

Publié le par Phaustroll

J'entendais récemment un responsable du FN qualifier de « crotte anti-FN » un texte publié par un de ses adversaires.

Il est amusant de constater à quel point l'évocation du Front National évoque la merde, y compris chez ses propres (façon de parler) responsables !

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Appel à vot' bon cœur.

Publié le par Phaustroll

Qui saurait me dire de qui est cette excellente expression de l'incertitude ambiante :
"Le futur n'a plus d'avenir. Le passé est de moins en moins prévisible".

 


Réponse souhaitée, merci (de vot' bon cœur).

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Non de non !

Publié le par Phaustroll

C’est amusant, ces gens qui, dans l’enthousiasme juvénile de leurs vingt ans, dans l’enthousiasme mûr de leurs quarante ans, dans l’enthousiasme vieillissant de leurs soixante ans, t’annoncent joyeusement qu’ils ont enfin appris à dire non, et qui, lorsque un jour tu t’enhardis à leur dire non, te détestent soudain.

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Macron, jeune président.

Publié le par Phaustroll

Un petit bourg du sud-ouest, quelques jours après l'élection de Macron à la présidence de la république.

Dans les vieilles rues, devant moi, deux nonagénaires terminent leur discussion et se séparent en souriant. Mais l'un se retourne aussitôt.

[Volume sonore crescendo]

"Au fait, dimanche, tu as voté Macron ?
— Hein ?
— Dimanche, tu as voté Macron ? [cri]
— Quoi ? Voter ?
— Oui, tu as voté Macron ?
— Oui, j'ai voté...
— ...Macron ? Tu as voté Macron ? [hurlement]
— Oui, Macron, Macron... Ben oui, j'ai voté Macron."

Séparation, deux larges sourires.

Je retrouve ma voiture sur l'Esplanade François Mitterrand.

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Le Corse sans peine

Publié le par Phaustroll

Aujourd'hui, un peu de vocabulaire :

  • Ad atu : avenue
  • A' I Fighi : Charles de Gaulle

Photo prise à Bonifacio.

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Comment j'ai fait hurler de plaisir une jeune femme.

Publié le par Phaustroll

Nathalie (le prénom a été changé, en réalité elle s'appelle Julie) travaille comme assistante sanitaire dans un camp de vacances en Haute-Savoie. Je, pour ma part, y suis simple vacancier : j'y ai rejoint Lucie (j'ai changé le prénom de Martine, que je tairai ici), également assistante sanitaire.

Une promenade dans les environs est organisée, une voiture et ma moto sont réquisitionnées, nous sommes six. Au retour, Nathalie est ma passagère. C'est une responsabilité d'emmener une passagère en moto, surtout sur les petites routes de montagne, avec les risques dus aux nombreux virages, les voitures n'y roulant pas forcément à droite, les chutes de pierres... Je considère la présence d'un passager (même féminin) comme nécessitant un respect du code de la route encore plus rigoureux qu'à l'ordinaire : pour des raisons de sécurité bien sûr, mais j'ai aussi l'impression que je rendrais le passager complice de toute infraction que je pourrais commettre.

Et puis elle a à peine vingt ans, moi cinquante, je ne vais pas me ridiculiser à jouer le jeune fou exubérant que je ne suis pas. Je conduis donc très prudemment, en douceur, Nathalie doit apprécier, je suis content de moi, elle est jolie.

Devant nous, une voiture roule très doucement, je garde mes distances, les virages serrés découragent tout dépassement en douceur. Bien sûr, je pourrais utiliser toutes les qualités de la moto pour effectuer un dépassement en force (ça commence par une violente accélération, ça finit par un freinage brutal avant le virage), mais je ne veux surtout pas brusquer la jolie Nathalie. Au bout de quelques minutes, l'allure me paraît ridiculement faible, il faut quand même réagir. Je vais doubler, je présenterai mes excuses à Nathalie, elle appréciera, elle est tellement jolie.

Une courte ligne droite : j'accélère violemment, je balance la moto à  gauche, à droite, le virage est là, je freine fort. Mais dès le début de l'accélération, Nathalie a poussé un long hurlement, j'ai hésité à poursuivre, elle va être fâchée, jolie comme elle est. Je retrouve une allure modérée, je me retourne vers elle pour m'excuser, elle me répond tout excitée que c'était vraiment super, que c'est comme ça qu'elle aime la moto, qu'elle roule beaucoup derrière son père et qu'il va très vite.

Bon, finalement, l'idée du jeune fou exubérant n'était pas si mal que ça... Je rentre au camp avec la jolie Nathalie et trente ans de moins.

 

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Bel exemple de discours paradoxal à Marseille.

Publié le par Phaustroll


Donner le nom d'une ville à une rue, c'est lui rendre hommage (je me souviens à Brest de la "Rue de Glasgow, ville bienfaitrice").
La ville de Marseille rend donc hommage à Constantine, avec son Avenue de Constantine. Il s'agit d'une ruelle étroite et sale, à la chaussée défoncée. Et le mot avenue, comme pour ajouter encore à la moquerie...
 

  

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Faut qu'ça saigne

Publié le par Phaustroll

 Elle m'ennuie, cette façon qu'ont les personnes affectées d'un groupe sanguin A rhésus positif de le signaler par un "A+" à la fin de leurs messages.

Je suis O rhésus négatif, c'est à dire donneur universel (ça me flatte, même si je n'y suis pour rien), et il ne me viendrait pas à l'esprit de terminer mes messages par O-


Bon, je suis totalement hypocrite : par coquetterie,  je me mets à terminer mes messages par O-


"Faut qu'ça saigne" est le refrain de la chanson de Vian "Les joyeux bouchers".

 

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Comment j'ai douloureusement tombé.

Publié le par Phaustroll

Je me retrouve entorsé de la cheville depuis hier. Une balade en montagne avec Martine. Bon, mes bobos ne sont pas un sujet intéressant, mais je vais essayer de tirer des considérations générales, à portée universelle, de ce grave accident.

1 - Contexte.
Une randonnée pédestre nous avait amenés à des hauteurs peu avouables, en partant de Sixt-fer-à-cheval (Ote-Savoie, comme dit Cabrel).

2 - Risquologie (je n'utilise pas le terme adéquat, d'abord pour ne pas paraître pédant, ensuite parce que je l'ai oublié).
Alors que je parcourais le sentier descendant en bondissant, tel le bouquetin moyen, au-dessus des rochers, des cailloux & des éboulis (50 ans que je fais ça !), ma jubilation a été brutalement interrompue par une portion de sentier en vulgaire terre plate, horizontale, d'un inintérêt même pas intéressant. Et c'est là que je m'ai gamellé, marchant tranquillement, mon pied gauche se retrouvant glissant vers la pente à droite, et le reste de l'individu s'écrasant dessus. C'est totalement incompréhensible.

Cloncusion : c'est quand c'est pas dangereux que c'est le plus dangereux.

3 - Aspect mystique.
Submergé par une douleur heureusement circonscrite à la cheville, je me suis traîné jusqu'à l'ombre d'un arbre proche, attendant Martine. Avant de me rejoindre, elle a eu le temps de tomber au même endroit que moi, s'en tirant avec une vulgaire écorchure au genou. Je suis allé examiner le lieu précis de ces deux accidents : rien ! Une anodinerie rarement rencontrée ! Alors pourquoi ici ? Un lieu maudit ?

4 - Aspect pratique.
J'ai dû descendre environ 800 mètres de dénivelé avec une foulure à la cheville, le retour à la voiture a duré environ 3 heures. J'ai descendu tout ça pratiquement à cloche-pied. Si je n'avais pas eu de bâtons de marche, je n'aurais pas pu descendre un mètre ! J'aurais dû être descendu en hélicoptère. Donc, le seul intérêt de ce message est : utilisez des bâtons ! Ça aide à la montée (utilisation des muscles des bras et des épaules, ça donne des ailes !), ça aide à la descente (très importante diminution de la contrainte sur les genoux, ce que vient de me confirmer mon toubib en même temps qu'il s'apitoyait sur ma cheville), et surtout ça permet de se sortir de situations difficiles.

 

 

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Barak Obanania.

Publié le par Phaustroll

Enfant, j'ai passé de longues heures, au petit déjeuner, à rêvasser devant mon bol de cacao, devant la boîte de Banania où s'affichaient un Nègre à la peau bien sombre, et en grosses lettres le slogan « y'a bon Banania », tout en lisant Tintin au Congo. Je ne peux dire précisément comment ces deux références m'ont marqué.

Bon, je crois que je m'en suis sorti.

Mon ami Ludovic, Noir de la Réunion, qui refusait qu'on l'appelle Mamadou (sous le prétexte qu'il s'appelait Ludovic !), va-t-il bientôt se faire appeler Barak ?

Ce serait malgré tout un progrès, tant il est vrai qu'il y a des degrés à la connerie.


À une pétasse (1) à la peau blanche et la voix haut perchée le complimentant sur sa maîtrise de la langue française, Léopold Sedar Senghor tint à peu près ce langage : « moi y'en a avoir aucun mérite, Madame, moi y'en a être agrégé de l'Université ».

Les racistes se rendront-ils compte un jour qu'ils sont avant tout des frustrés, des jaloux et au choix des ridicules, des irréfléchis, des irresponsables, des ânes, et aussi parfois des assassins (en tant que racistes, à la différence des épiciers assassins qui ne sont jamais assassins en tant qu'épiciers).

 


(1) S'il s'était agit d'un homme, quel qualificatif aurais-je choisi ? Je ne sais pas... Comme le chantait Lennon, « Woman is the Nigger of the World ».

 

 

 

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De Maurice Chevalier à Pink Floyd.

Publié le par Phaustroll

J'entends ce soir sur Francinter Nick Mason, du groupe Pink Floyd, parler en détails de la genèse d'une chanson de l'album Dark Side of the Moon, un des plus grands succès (autant artistique que commercial) de l'industrie discographique.
Il s'agit d'un calque quasi parfait des propos de Maurice Chevalier, sur Francinter déjà, diffusés en août 1995, où celui-ci expliquait avec délectation de quelle façon sa chanson Prosper, initialement totalement anodine, avait été métamorphosée en chef-d'oeuvre par l'ajout de l'interjection "yop-là-boum" !


Je tiens à signaler aux mal-comprenants que si je me moque ici de quelqu'un, c'est bien de Maurice Chevalier.

 

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Arielle Dombasle chanteuse : Ah les nouilles !

Publié le par Phaustroll

Mise en garde au lecteur : je ne suis pas particulièrement fier de ce billet, ni du précédent (que je viens d'ailleurs de dépublier), mais je le publie par refus de l'autocensure.


Je viens d'entendre une calamité : Arielle Dombasle chantant l'Ave Maria de Gounod, dans une version « modernisée » (mot qui n'est habituellement pas synonyme de massacrée).

Une phrase résume mon impression : c'est cette nouille de Dombasle qui chante « Ave Parilla ».

 


"Ah les nouilles" est une chanson malheureusement mésestimée des Charlots.

 

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Anachronisme et paradoxe.

Publié le par Phaustroll

 

Je sais bien qu'une langue qui ne s'use pas devient une langue morte, mais en entendant de plus en plus fréquemment employer le mot anachronisme pour paradoxe, j'en viens à me demander si les personnes qui chronomètrent se rendent vraiment compte qu'elles "mesurent le temps".


On ne mesure pas le temps, à proprement parler : on sait juste, simplement, mesurer son écoulement. Et je ne suis pas fier de cette note : cette notion n'est pas plus claire.


Desproges nous aurait parlé de la racine "chronos", le temps, et du préfixe "ana", très joli également.

Publié dans Comme on nous parle

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Trop, est-ce trop ?

Publié le par Phaustroll

On a coutume de dire "il ne faut pas trop faire telle ou telle chose..." Il s'agit là d'une véritable troptaulogie !
En effet, comment définit-on le "trop"? Justement par ce qu'il ne faut pas faire.
Ainsi, la phrase initiale devient "il ne faut pas faire ce qu'il ne faut pas faire".


Sujet de réflexion : veuillez comparer les phrases suivantes :

  • il ne faut pas boire trop de vin ;

  • il ne faut pas boire trop d'eau ;

  • il ne faut pas boire trop.

Publié dans Comme on nous parle

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Rangement des cartes routières.

Publié le par Phaustroll

Dans ses "Notes brèves sur l'art et la manière de ranger ses livres" (in Penser/classer, Hachette, 1985, 95,00 FF), Georges Perec tente d'épuiser, comme à son habitude, l'art et la manière de ranger ses livres (ah ! ah !).
"Ainsi, le problème des bibliothèques se révèle-t-il un problème double : un problème d'espace d'abord, et ensuite un problème d'ordre".
Je cite le dernier paragraphe : "2.5. Comme les bibliothécaires borgésiens de Babel qui cherchent le livre qui leur donnera la clé de tous les autres, nous oscillons entre l'illusion de l'achevé et le vertige de l'insaisissable. Au nom de l'achevé, nous voulons croire qu'un ordre unique existe qui nous permettrait d'accéder d'emblée au savoir ; au nom de l'insaisissable, nous voulons penser que l'ordre et le désordre sont deux mêmes (1) mots désignant le hasard.
Il se peut aussi que les deux soient des leurres, des trompe-l’œil destinés à dissimuler l'usure des livres et des systèmes.
Entre les deux en tout cas il n'est pas mauvais que nos bibliothèques servent aussi de temps à autre de pense-bête, de repose-chat et de fourre-tout (2)."

Voilà, le mot est dit : "chat".

Le rangement des cartes routières est difficile à plusieurs titres.

    Quelle catégorisation choisir ? L'éditeur (Michelin, l'IGN, Foldex, le BRGM ...) l'échelle (1/25 000 ; 1/175 000 ; 1/200 000 ; 1/1 000 000 ...), la zone (Orcières-Merlette - Sirac. Mourre froid ; Cantal, Lozère ; Bordeaux Périgueux Tulle ; Midi-Pyrénées ; Afrique Nord et Ouest ...). Le numéro ? La carte Michelin de l'Ardèche au 1/100 000, numérotée 4007, doit-elle être rangée avec ses congénères de la série "Départementales" (série 40, bleues), ou avec "Rhône-Alpes" au 1/200 000 (série 200, jaune) ? Dois-je regrouper les Michelin "Local" (série 300, jaunes et orange), les "Zoom" (série 100, vertes), etc.

    Dans quelle position ? A plat, sur champ, petit côté, sur champ, grand côté. A chaque position correspond un aménagement particulier de l'étagère et une façon de manipuler les cartes pour en rechercher une.

    Quel endroit choisir ? Dans la bibliothèque, à portée d'œil et de main ? Dans un tiroir, dans un placard, aux toilettes (pour rêver) ?

Pour ma part, le rangement dans le placard à portes coulissantes du bureau s'effectue en 3 piles et à plat, et ne répondra à aucun ordonnancement tant que ma chatte sera capable d'ouvrir la porte, de sauter sur l'étagère et de se vautrer au milieu des cartes préalablement mélangées avec application.

 

(1) Il semble que le mot "mêmes" soit inconvenant. Ou bien, considérant qu'il s'appliquerait mieux au mot "hasard", on peut n'y voir qu'une hypallage.
(2) On attend ici une intervention de Desproges : à la fin de cette phrase, je me suis retenu d'écrire "y-compris ma belle-sœur". J'ai réussi à retrouver l'origine de cette mauvaise plaisanterie : dans son "Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis", on peut lire à l'entrée "Zeugma" : [...] Plus périlleux, le double zeugma : "Après avoir sauté sa belle-sœur et le repas de midi, le Petit Prince reprit enfin ses esprits et une banane" (Saint Exupéry, Ça creuse)."
Sujet de réflexion : pourquoi n'ai-je pas eu à l'esprit "y-compris le repas de midi"?
(3) Ce mot est probablement (4) de trop : si je trouvais mauvaise cette plaisanterie, je ne la citerais pas.
(4) Idem.

 

 

 

 

 

 

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Les mystères de la vie en couple.

Publié le par Phaustroll

Mon couple se porte bien, merci - des hauts et des bas, des ho ! et des bah ! Dans quelques jours, nous fêtons les 16 ans de l'emménagement dans notre maison.
Bientôt 16 ans, 5840 jours, certains plus quotidiens que d'autres...
Les grands enfants ont quitté la maison, le cadet y est encore pour quelques années, l'étage est pour lui seul.
Quelques chats y ont fini leur vie, d'autres y ont vécu leur enfance.

Martine et moi avons appris à distinguer le futile de l'essentiel.

Seize ans... Peu à peu, je rénove les pièces de la maison. Je me souviens, en arrachant des lambeaux de tapisserie, les longues semaines où j'ai aménagé, peint, tapissé, posé les planchers, souvent le soir à la lumière d'un projecteur, en écoutant à la radio des émissions dont des bribes me reviennent. Presque à chaque recoin de mur dont je décolle le papier, à chaque prise électrique que contourne mon pinceau, se rappellent à mon souvenir une chanson, la voix d'un présentateur, ou une pensée longuement élaborée ou ruminée dans la solitude de la maison froide.
Mais pourquoi, dans quelles circonstances, après quels mots peut-être un peu rudes, ai-je confié au mur, avant de la recouvrir, il y a seize ans, du papier peint que j'arrache à l'instant, et de l'enfouir dans un recoin obscur de ma mémoire, la phrase suivante au crayon noir : "m'aide pas, j'y arrive déjà pas tout seul" ?

 

Les mystères de la vie en couple.

 

 

 

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Service Public : la sagesse de la SNCF.

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D'un roulant de la SNCF : "les horaires servent à calculer les retards".


 

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... pas mal, étoile ?

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De Jean-Pierre Verdet, mathématicien, astronome notoire, ancien directeur de l'Observatoire de Paris, récemment immigré dans la Drôme :

"Les trous noirs, c'est... troublant."

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Lettre à belle-maman sur le rangement de ma cuisine.

Publié le par Phaustroll

Ou tentative d'épuisement de la localisation des ustensiles de cuisine.


Ma chère belle-maman,
vous venez de passer à la maison une semaine, qui s'est déroulée au mieux. Je ne sais qui de vous ou de moi en est le plus méritant.
Les jours ayant suivi votre départ se sont beaucoup moins bien passés.

J'ai voulu faire des nouilles (1).
Quoique ce soit une activité que je pratique assez rarement, j'y ai acquis une certaine dextérité.
En fin de cuisson, il faut "passer" les nouilles. Le mot "passer" est assez mal employé : en effet, quand on passe des nouilles à la passoire, en réalité les nouilles restent. C'est l'eau qui passe. Mais essayez de dire "j'ai passé de l'eau". On vous regardera drôlement. J'ai voulu passer mes nouilles. Pour cela, j'ai cherché ma passoire habituelle.
En vain.
Ma passoire en plastique violet, avec tamis blanc, était introuvable.
J'ai utilisé ma vulgaire passoire bleue, triste et laide.
Les nouilles étaient fades.

J'ai voulu touiller mon café.
Je bois mon café sans sucre, mais il importe qu'il soit touillé.
Après mon déjeuner, mon expresso doit être touillé avec une minuscule cuillère, qui serait juste assez grande pour nourrir un souriceau. Je m'en moque, c'est juste pour touiller mon expresso de 13 h.
Je n'ai pas trouvé ma cuillère à souriceau, j'ai dû utiliser une cuillère à café.
Mon café était fade.

J'ai voulu faire une vinaigrette.
Le bol à vinaigrette était introuvable.
J'ai pris un bol à café.
Ma vinaigrette était inexplicablement excellente.
Qu'ai-je trouvé en cherchant mon bol à café ? Le bol à vinaigrette !!! Rangé au milieu des bols à café !

Ça avait trop duré !

Il fallait une campagne de réorganisation de MA cuisine, et pour cela écrire les règles jusqu'à présent tacites, donc sujettes à interprétation, voire à moquerie.


Rangement des cuillères.

  • Dans le tiroir de gauche :

    • Au fond : les cuillères courtes, mais pas trop fines (à café, à moka).

    • Devant : les cuillères longues : à soupe, ou à café (pour mugs ou pots de khonfiture(2)).

  • Dans le tiroir de droite :

    • Au fond : les cuillères à café en argent, en inox, ou imitation Laguiolle avec manche en plastique coloré.

    • Devant : à droite, avec certains couteaux, les cuillères à souriceaux.

Rangement des fourchettes.

  • Dans le tiroir de gauche :

    • A gauche : les fourchettes en acier à ferrer les ânes (qui servent pour la préparation des repas ainsi que pour le petit déjeuner).

  • Dans le tiroir de droite :

    • Au fond : les fourchettes à dessert en inox.

    • Devant : les fourchettes de table en inox (midi et soir).

Rangement des couteaux.

  • Dans le tiroir de gauche :

    • A gauche, les couteaux utilisés à table.

    • A droite, les couteaux de cuisine de taille petite et moyenne.

  • Dans le tiroir de droite :

    • A gauche, les couteaux de table en inox (repas de gala, ou repas normaux avec viande tendre - voire molle - ou poisson).

    • A droite, les couteaux à fromage-et-dessert.

    • Devant, les trois gros couteaux à découper la viande, ainsi que la hachette que j'utilise pour montrer qu'il faut pas me chercher.

Rangement des bols.

  • Dans le placard côté frigo : les bols utilisés pour le petit déjeuner.

  • Dans le placard côté fenêtre : les bols utilisés pour la cuisine, par exemple pour la vinaigrette.


J'ai retrouvé la passoire au milieu des boîtes en plastique - probablement parce qu'elle était en plastique.

Belle maman, la prochaine fois que vous viendrez passer quelques jours à la maison, ayez en mémoire tout ceci. Je vous conseille de l'imprimer.


(1) - Dialogue extrait des "Bâtisseurs d'empire", de Boris Vian (extrait approximatif, d'après un souvenir vieux de quelques décennies, et que je rectifierai dès que j'aurai retrouvé mon bouquin) :
- Qu'y a-t-il à manger ?
- Des pâtes.
- Alors faites-en.
- Mais ce n'est pas la peine d'en faire puisque je vous dis qu'il y en a.

(2) - Cantilènes en gelée, Chanson galante. De Vian aussi.

 

 

 

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La science en (dé) fête - 2 - Grands dieux !

Publié le par Phaustroll

Relevé dans "La science au présent 2008" (publié par Encyclopaedia Universalis), page 45, à propos d'une découverte archéologique à Nîmes :

 

L'un de ces bassins contenait encore la statue grandeur nature en calcaire recristallisé du dieu Neptune.

 

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Comment j'ai perdu 3 centimes.

Publié le par Phaustroll


Aucun domestique ni conjointe n'ayant à les faire à ma place, je fais souvent les courses du ménage.

Je me trouvais récemment dans un supermarché Géant Casino, et la boîte de mouchoirs que je voulais coûtait 1,08 €. J'en ai pris 2, qui coûtaient donc 2,16 €. Pauvre de moi ! Consommateur irresponsable, gaspilleur des ressources du foyer! J'ai vu les mêmes mouchoirs en lot de 2 boîtes, pour 2,13 euros, avec en gros caractères la mention « OFFRE CHOC ! ».


Quels crétins, quels imbéciles, quels pauvres types !


J'ai gardé les 2 paquets à 1,08 euros.

J'ai perdu 3 centimes.

Ma dignité se porte bien.

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Comment j’ai fait rougir une jeune fille.

Publié le par Phaustroll

La scène se déroule à la fin du XXè siècle, au rayon charcuterie d’un hypermarché :

« Y m’faudrait 100 grammes de boudin. »

Je n’ai pas dit que c’était pour une recette des frères Troisgros, et que je remplaçais le sang de lapin par du boudin. Ça n’aurait rien arrangé.

« Euh », qu’elle dit en saisissant un rouleau de 50 m.

Puis, une main indécise balançant le couteau au-dessus du boudin : « si je vous en mets trop, je pourrais pas vous l’enlever ».

Je comprends son inquiétude : la veille, elle officiait probablement au rayon poissonnerie, elle manque d’assurance à son nouveau poste. Je vais la rassurer.

D’une voix douce et un sourire débonnaire à la main, je guide la sienne :

« un peu plus… non, un peu moins… làààààààà. Non, encore un peu… Stop, ça devrait être bon ».

Le supplice est terminé, elle se détend, enveloppe les 13,5 cm de boudin, les pose sur la balance, qui affiche illico 100 g ! Son visage se crispe, elle me regarde d’un air incrédule, elle a assisté à un miracle, elle rougit, elle rougit ! Je tend la main, elle y dépose l’offrande, le visage inexpressif de peur de ne pas savoir exprimer ce qu’il faut.

Je m’éloigne d’une démarche modeste.

Et maintenant, par quoi remplacer à moindre coût le foie gras de la recette des frères Troisgros ?

 

 

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La science en (dé) fête - 1 - Histoire d'oze.

Publié le par Phaustroll

On entend souvent parler de personnes "en osmose", expression connotée de façon fortement positive. Mais qu'est-ce que l'osmose ?
Le Petit Robert 1923 (je crois) donne une définition plutôt compréhensible : "phénomène de diffusion qui se produit lorsque deux liquides ou deux solutions de  concentrations moléculaires différentes se trouvent séparées par une membrane semi-perméable, qui laisse passer le solvant mais pas la substance dissoute". Application : l'osmose est employée pour la désalinisation de l'eau de mer : l'eau traverse la membrane semi-perméable, le sel reste à la porte ; ou pour purifier le sang dans la dialyse.
Alors, quel rapport avec par exemple les acteurs "en osmose" avec le réalisateur, et d'une façon générale des personnes travaillant ensemble "en osmose"? Il s'agit probablement d'une simple histoire d'ose. On dira aussi bien (voire mieux) des personnes "en kolkhose", "en fructose", "en Mermoz", "en scoliose"...

Peut-être aussi veut-on dire "en symbiose" (et là je vous laisse consulter le dictionnaire), mais si c'est le cas, le plus simple est d'utiliser l'expression "en symbiose". Pourquoi ne le fait-on pas ?

À vos dictionnaires des rimes, pour trouver des expressions encore plus cons !

 

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Pourquoi nous avons toujours raison

Publié le par Phaustroll

Il est étonnant de constater à quel point les événements qui constituent la réalité se trouvent correspondre tout naturellement à l'idée que nous nous faisons de cette réalité, confortant ainsi chaque jour le bien-fondé de  nos certitudes, ainsi que des quelques convictions que nous nous tolérons - tellement le mot "conviction" est connoté négativement (1).
Je me laisse parfois envahir par l'idée que, nos certitudes étant établies une fois pour toutes, la réalité telle que nous la percevons - à travers les filtres et les optiques déformantes que constituent le souvenir de nos rancoeurs, de nos bassesses passées et de nos renoncements, notre instinct, nos névroses - cette réalité de l'extérieur se moule à la perfection avec l'idée que nous en avons.
Et alors nous ressentons profondément que nous sommes heureux, que nous avons raison - et que les autres sont des cons.

Nos certitudes sont suspendues dans notre penderie à idées, et attendent qu'on vienne les chercher pour justifier nos actes. Nous ouvrons notre penderie et nous demandons avec quoi nous allons habiller ce que nous venons de faire ou de dire - mûs par des forces que nous ne comprenons pas, et croyant toujours à notre libre arbitre.

Exemple vécu (à plusieurs reprises) : je développe une idée, forcément intéressante. Plus tard, X, qui m'a écouté attentivement, déclare en public : "je suis d'accord avec Faustroll, quand il dit que ..." Suit un exposé d'idées totalement étrangères aux miennes (les siennes), et qu'il vient manifestement de sortir de sa penderie à lui. Il est heureux, il a raison, et je suis d'accord avec ses idées.

(1) Si l'on considère qu'une conviction est une certitude raisonnée. Et une certitude, ce peut être un principe.
Mais si on considère la certitude comme une conviction raisonnée, on peut effectuer la permutation, éventuellement circulaire, des deux mots. Mon raisonnement n'en est aucunement affecté, ce qui prouve son essentielle véracité.

 

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Bonheur & danger.

Publié le par Phaustroll

Où l'on comprend la nécessité d'avoir des policiers et des gendarmes particulièrement bien formés et contrôlés :

"Si on donne une canne à pêche à un imbécile, ça fait un imbécile heureux ; si on donne une arme à un imbécile, ça fait un imbécile dangereux."
(Georges Moréas, ancien commissaire de police.)

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Comment brûler les étapes.

Publié le par Phaustroll

 Entendu sur Francinter : "Le ministre a brûlé un peu vite les étapes".

Nous ne saurions empêcher Monsieur le Ministre de brûler les étapes, mais nous lui serions reconnaissants de le faire moins vite.

Le langage s'use. L'expression "brûler les étapes" s'affaiblit ? On dira donc "brûler un peu vite les étapes", expression qu'on raccourcira : bientôt, on entendra sur Frinter que le ministre a brûlé un peu vite.

Les.

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La France, pays à la forme harmonieuse.

Publié le par Phaustroll

J'en veux à cet excellent instituteur qui m 'a préparé à ma vie d'adulte de m'avoir dit un jour - de m'avoir fait croire - que la France était un pays à la forme harmonieuse ! Quelle supériorité j'ai alors ressentie vis-à-vis des Autrichiens, des Britanniques, des Béninois (vous avez vu le Bénin !)

Moi, je faisais partie d'un pays aux formes harmonieuses ! Heureusement, par un mystérieux hasard, je n'ai jamais su qu'il s'agissait d'une patrie, dont j'aurais pu avoir à défendre l'harmonie. S'il y avait eu une guerre, je me serais peut-être senti obligé de donner ma vie pour ce pays aux formes si harmonieuses.

 

Définition.

Harmonie : sentiment que procure ce qu'on nous a appris à considérer comme harmonieux.

L'harmonie est, au même titre que la publicité, le bootstrapp et la bulle spéculative, une construction intellectuelle auto-validée : elle est la seule à se donner du sens. Supprimez-la, il ne restera rien à l'extérieur d'elle-même pour lui donner une raison d'exister.

 

Ce n'est pas à cet instituteur que je devrais en vouloir, mais alors à qui ? Les responsabilités se sont peu à peu diluées – au moins du 32 CH : les responsables ne sont peut-être même plus dans le système solaire.

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