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La mystification du moteur à explosion.

Publié le par Phaustroll


Depuis plus de 150 ans, le moteur à essence (ou à explosion, ou à combustion interne, ou à cycle Beau-de-Rochas, ou à cycle Otto, ou de la voiture à papa) provoque l'intérêt, voire la dévotion.

Le bruit des moteurs Harley-Davidson suscite de l'agacement parfois, mais souvent l'admiration.

Les génies de la mécanique sont légion : Ettore Bugatti, Enzo Ferrari, Carlo Abarth, Amédée Gordini, Rudolph Diesel, Carol Shelby, et des dizaines d'autres. Tiens donc, au milieu de cette liste se glisse un ingénieur plus passionné de thermodynamique que de mécanique...

Cette admiration relève du délire collectif, de l'hallucination, car ce type de moteur est essentiellement médiocre, clafi de défauts, d'inconvénients, d’imperfections, d’insuffisances. La preuve en est son rendement, proche de 35 % (moteurs dits "à essence") à 40 % (moteurs "Diesel") dans la plage de fonctionnement optimale, plus proche de 20 % en fonctionnement "courant". À comparer avec les 80 à 95 % pour un moteur électrique (la norme imposant environ 95 % pour les moteurs d'une puissance de l'ordre de 100 kW – vive la normalisation).

De nombreuses personnes prétendent aimer jouer avec leur levier de vitesses en faisant vrombir leur moteur (et, suprême ridicule, récusent d'un air offusqué la boîte automatique – sans savoir que les Ferrari et les Porsche, par exemple, sont dans leur grande majorité équipées d'une boîte automatique). Savent-elles qu'elles ne font que manipuler – gestuelle pathologique des fumeurs compulsifs ? – un pitoyable palliatif, qui a pour seul but de faire tourner tant bien que mal le moteur dans une plage de fonctionnement où son rendement est un peu moins lamentable. Je leur propose d'être logiques, et de retourner au réglage manuel de l'avance à l'allumage (automatisé depuis le début du XXè siècle), dispositif palliatif également, qui a pour but de synchroniser la propagation de l'onde de pression créée par la combustion de l'essence et le mouvement du piston.

De la même façon que Marie Darrieussecq écrit "Il faut beaucoup aimer les hommes", j'affirme qu'il faut beaucoup aimer les moteurs thermiques : si on ne les aime pas beaucoup, on se trouve accablé par leurs défauts que rien ne peut racheter.

Rien, même leur situation de quasi-monopole, tant cette situation relève de la manipulation.
L'industrie pétrolière, depuis plus d'un siècle, a dépensé des fortunes (dans le but d'en empocher de bien plus grandes) pour imposer les voitures à moteur thermique au détriment de celles à moteur électrique (dont le développement en a été stérilisé). Ses méthodes : faire passer pour attrayants de simples rafistolages, faire passer un vulgaire bricolage pour de l'art (oui, on prétend qu'Ettore Bugatti était un artiste !), passer sous silence les dizaines de millions de morts d'accidents de la route1 (que l'usage du train aurait évitées) et de maladies respiratoires. C'est de la même façon que Bill Gates, par un coup de force légal prolongé par un manifeste abus de position dominante, a imposé le pitoyable système d'exploitation Windows, puis a fait croire (avec une petite animation de clusters joliment colorés) que la regrettable défragmentation était une opération valorisante, de la high-tech pour les ignares (sous les ricanements condescendants – à juste titre – des utilisateurs de Linux.)

Mystification, fumisterie, manipulation, escroquerie !

Mais je ne dénigre pas le magnifique travail des ingénieurs motoristes, as de la thermodynamique, de la mécanique, de la métallurgie, qui depuis des décennies font des miracles pour améliorer le rendement des moteurs. Leur travail est passionnant, ils réalisent parfois des chefs-d’œuvre, dans peu de siècles on les aura oubliés.

 

Dans les années 1960, le ramassage des ordures ménagères de la ville de Tournon-sur-Rhône était effectuée par un camion électrique ! Il a été remplacé par un camion à moteur diesel, que, gamin, je voyais s’arrêter devant chez moi dans un grand crissement de freins, puis rugir (moteur vrombissant et embrayage patinant) pour aller s’arrêter quelques mètres plus loin, suspensions s’écrasant puis se relevant en grinçant. Très jeune, j'ai développé un esprit très critique vis-à-vis du progrès technique.

Note 1 : argument de mauvaise foi (de ma part) : une voiture électrique ne cause pas beaucoup moins d'accidents qu'une voiture à moteur thermique. Un peu quand même, tant sa conduite sollicite moins le corps et l'esprit du conducteur. Trice.

 

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Journalistes, écoutez votre radio !

Publié le par Phaustroll

 

Une journaliste d'Inter affirmait hier dernier que les réacteurs des centrales nucléaires étaient refroidis par l'eau des fleuves (ce qui laisse imaginer que l'eau des fleuves est en contact avec le réacteur). C'est faux, on les refroidit avec une turbine, c'est très astucieux (note 42). C'est le condenseur de la turbine qu'on refroidit avec l'eau des fleuves (que ce soit le condenseur d'une centrale nucléaire ou de toute autre centrale thermique).

Aujourd'hui, j’entends le titre « La température des fleuves est trop élevée pour refroidir les réacteurs. » Ce qui laisse penser qu'on ne peut plus refroidir les réacteurs, calamité, catastrophe !
En réalité, il s'agit d'une contrainte non pas thermodynamique mais réglementaire : en cette période de clavicule, la température de l’eau rejetée par les centrales atteint le seuil réglementaire instauré pour protéger la faune et la flore aquatique. Ce n’est pas la même chose, est-ce ?
La journaliste aurait dû écouter le reportage qu’elle annonçait, qui expliquait clairement les choses : elle aurait compris ce qu’il fallait dire et ne pas dire.


Note 42 : c'est particulièrement astucieux, parce que pour les refroidir, on leur retire leur énergie calorifique (c'est le principe général du refroidissement, ça vaut aussi pour la soupe), et avec cette énergie on produit de l'électricité (ce qu'on ne fait pas avec l'énergie de la soupe, gaspillage éhonté).


 

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Motocassoulet - Où l’on voit que nous ne sommes pas des amateurs.

Publié le par Phaustroll


Le style est souvent digne d'une farce de collégien : je n'ai pas voulu beaucoup le peaufiner, sans craindre le ridicule, par flemme mais en prétextant l'honnêteté. Ceux que ce style irrite devraient lire  "Les années lumière", de Rezvani. C'est beaucoup mieux.


Ayant l’un et l’autre déjà sillonné motocyclettement le riant désert algérien, nous convenons d’un parcours qui nous est inconnu à tous les deux :

  • de Marseille à Tunis, nous utiliserons un flotteur collectif motorisé ;

  • nous entrerons en Algérie à Bidule (non inscrit sur la carte, panneaux et tampons illisibles, mémoire effacée), en passant par Tozeur et Nefta. De Tunis à Tozeur, nous laisserons s’exprimer notre instinct ;

  • de Tozeur à Tamanghasset, itérerons par Touggourt puis Hassi-Messaoud, Ohanet (la grande métropole locale), Zaouatallaz et Ideles, ceci étant la route la plus orientale.

Nous subséquons de ce parcours l’autonomie nécessaire de nos engins, et nous accordons sur la suivante répartition de nos chargements : Christian transportera un jerrycan postérolatéral pour les 10 litres d’eau de consommation courante, pseudo-équilibré par 10 litres d’essence, ce qui permettra de conserver le centre de gravité de sa motocyclette voisin de son plan de symétrie ; deux jerrycans de 20 litres garniront les flancs de ma motocyclette, nous permettant de demander sans rire aux pompistes de nous fournir nonante et huit litres de liquide énergétique, aptes à nous faire parcourir 628,57 kilomètres si l’on postule une consommation maximale de 7 litres de carburant pour 100 kilomètres ; des malles et sacoches de réservoir diverses contiendront notre matériel scientifique.

Christian court alors s’enquérir au magasin de bricolage du coin (ce sont ses termes) de la présence et de l’éventuelle mise en vente d’équerres ou de choses dans le genre. Satisfait de la réponse affirmative du vendeur affecté au rayon « équerres et choses dans le genre », il échange quelques kilos de matériel contre une forte somme d’argent. Plus tard, Christian m’indiquera qu’il avait pris ce qu’il avait trouvé et qu’il avait fait avec. Il m’avouera aussi qu’il avait pris beaucoup de vis et d’écrous, car il refusait a priori d’effectuer des soudures. Bref, et comme il le dira lui-même, il ne s’est pas embêté. Le résultat, mes yeux en sont témoins, est sobre et de bon goût, quoique l’ensemble soit déporté vers l’arrière d’une distance d supérieure à d’, qui est la valeur que pour ma part je m’étais promis de ne pas dépasser sur ma motocyclette. Ces deux conceptions de l’équilibrage d’une motocyclette transsaharienne se distinguent par le fait suivant : alors que sur la monture de Christian le porte-bagages est situé en arrière de l’orifice de remplissage du réservoir d’huile, il est en avant sur la mienne, et j’en suis assez fier.

Car, me munissant d’une main d’un poste à souder, de l’autre de fer plat de surdimension raisonnable, enfin de perceuse et de tarauds, je confectionne, en moins de temps qu’il n’en faut pour les faire, deux supports soutenant  chacun un jerrycan métallique de vingt litres (empruntés au chantier navaux de Thierry), de chaque côté d’un porte-bagages Bottelin-Dumoulin antique soit, mais d’un vermillon appétissant. L’ensemble ne pèse pas loin de douze kilos à vide, c’est dire combien je suis satisfait du résultat de mes efforts.

C’est administrativement réglé et de quelques jours plus vieux que Christian m’apprend, à moi qui suis dans le même état, qu’après consultation méticuleuse et rectificatrice de la carte Michelin 153, il lui paraît évident que 400 kilomètres d’autonomie suffiront, soit à dire 56 litres d’essence, que nous répartirons entre les 30 + 18 de nos deux réservoirs manifestement d’inégale contenance, et le jerrycan de 10 litres que Christian transportera.

Malheureusement pour moi, la magnifique construction à laquelle j’ai consacré tant d’efforts et si peu de temps se trouve donc sans raison de vivre : il est inutile de transporter les deux jerrycans dans le seul dessein de promener une inutile essence dans un désert regorgeant de stations-service se livrant une concurrence féroce. Je subsèque la construction suivante : décapitant les jerrycans, puis les munissant, entre la tête et le corps, de charnière et de système de fermeture, je les transforme prestement en malles métalliques du plus bel effet, avec couvercle articulé verrouillable. Puis, la nécessité de les détacher de leur support s’évanouissant dans le même temps que leur qualité de réservoir, je les arrime aux équerres par vissage sur taraudage, transformant mon Bottelin-Dumoulin naguère quelconque en une magnifique structure quasiment indestructible(42), prenant appui par deux jambes de force sur les supports de repose-pied, délicatement posée sur la boucle arrière du cadre par l’intermédiaire d’un berceau semi-dodécagonoïdal en fer plat soudé à l’arc et à la flèche, et vigoureusement maintenue en place par une boulonnerie en acier colloïdal surdimensionnée. Est-il besoin de rappeler qu’une savante étude d’équilibrage des masses permet à cette merveille d’être située en avant de l’orifice de remplissage d’huile ?

Bien sûr, au moment où la meule en diamant de Norvège arracha les premiers fragments de métal, rendant les jerrycans définitivement impropres à remplir leur fonction de réservoir de combustible liquide, un sentiment de culpabilité s’empara de moi, corps et âme, à la pensée de Thierry, du chantier navaux, qui n’aurait jamais imaginé que je pusse ainsi traiter un matériel auquel il s’était peu à peu attaché. Mais ce sentiment se dissipa brutalement et céda la place à une joie intense quand, la meule ayant fait son œuvre ainsi que le tour du premier jerrycan, celui-ci ainsi décalotté et baigné intérieurement de la lumière solaire révéla à mes yeux interlopés une épaisse couche d’oxyde de capharnaüm pulvérulent qui en tapissait l’intérieur et qui, si je m’étais avisé de lui confier le précieux carburant, l’aurait illico transformé en un mélange infâme totalement impropre à assurer la propulsion d’une motocyclette, tellement il aurait colmaté filtres, gicleurs, et peut-être même l’atmosphère.

 

Note 42 : un violent choc contre un rocher, à la descente de l'Assekrem, le prouvera.

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Motocassoulet - Montélimar, préparation du voyage.

Publié le par Phaustroll

 

Novembre 1988.

On se croirait en hiver dans les rues de Montélimar et sa région. Christian et moi, confortablement attablés aux commandes de notre grosse machine à tarauder les nuages, refusons l’univers glacial qui nous est offert. Quoi ? Sous le seul prétexte que l’énergie cinétique des molécules aériennes qui nous entourent est trop faible, il faudrait pour de longs mois couvrir nos corps musclés d’une pelisse ? Le 34 au soir, nous savons que le Sahara nous réchauffera cet hiver.

Pour nos proches, c’est une étude scientifique qui sera le prétexte de notre voyage. Le 45 norvembre à l’aube, notre plan est au point. Ce matin-là, avec la stupeur qui accompagne les moments-clés de l’histoire de l’humanité, le monde apprend que le 22 février nous partirons, au volant de nos puissantes motocyclettes, pour étudier le goût du cassoulet en milieu désertique.

Le choix du cassoulet résulte d’un long débat, technique (forme, dimensions et solidité des boîtes), gastronomique (la paella est-elle meilleure que la garbure gasconne ?), éthique (la consommation du hareng à l’ermitage du Père de Foucauld est-elle moralement mieux justifiée que celle du porc ?). Il s’en est fallu de peu que ce soient des effluves de bière et de choucroute qui baignent le Hoggar le 6 mars à l’aube.

 

 

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Motocassoulet - Attention à la farce.

Publié le par Phaustroll

 

Avertissement au lectrice : ceci est le récit d'un voyage en moto dans le Hoggar  en  1989.  Hormis les préparatifs, dont l'écriture est postérieure au voyage, les lignes qui suivent ont été rédigées pendant icelui. Je n'ai pas d'autre prétention que celle d'avoir voulu m'amuser un peu en satisfaisant les personnes qui me questionneraient sur ce voyage : "Alors, le Sahara ? Beau temps ? Pas trop de pluie ?" (véridique !). Le style est souvent digne d'une farce de collégien : je n'ai pas voulu beaucoup le peaufiner, sans craindre le ridicule, par flemme mais en prétextant l'honnêteté. Ceux que ce style irrite devraient lire  "Les ruines circulaires", de Borges. C'est beaucoup mieux.

 

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Les probabilités, c'est fastoche !

Publié le par Phaustroll

 

 Un Français en rencontre un autre dans une ville d'Amazonie :

"Je l'ai rencontré par hasard dans la rue. Il y avait 1 chance sur 25 000 ! Parce qu'il y a 25 000 habitants dans la ville."1

Fastoche, les probabilités !

Ou alors "Fastoche, les probabilités ? ".

Parce qu'aïe ! aïe ! aïe ! Quelle déduction calamiteuse !

La probabilité d'un événement étant le rapport entre le nombre de "cas favorables" (ici, la rencontre de 2 individus précisément définis, ce nombre est donc 1) et le nombre de "cas possibles", il faut définir le nombre de cas possibles.

Celui-ci dépend d'un nombre de facteurs tel qu'il est totalement abusif de le considérer comme égal au nombre d'habitants de la ville : il existe de nombreux "facteurs perturbateurs" comme l'éclairage2, les rues parcourues et les habitudes de déambulation des deux personnes en question3, etc., à tel point que je me demande si la notion de "probabilité de rencontrer une personne donnée dans une ville" a un sens.


1 - Archive sonore diffusée aujourd'hui sur France Inter par Fabrice Drouelle.
2 - Il semble qu'il y ait moins de rencontres dans la nuit noire.
3 - Les 2 personnes ne parcourent pas la totalité des rues de la ville, ne parcourent pas forcément les mêmes rues, et si c'est le cas ne les parcourent pas forcément au même moment. Et qu'il y ait 10 personnes ou 1 million dans la ville, plus l'une reste enfermée chez elle, moins il est probable que l'événement se produise.

 

 

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C'est pas moi !

Publié le par Phaustroll

 

Sabotages des gazoducs en mer Baltique : "C'est pas moi", vient de déclarer Charles Hernu.

 

 

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Le stagiaire de 3è s'est levé tôt.

Publié le par Phaustroll

 

Les horaires de présence du stagiaire de 3è du Monde ne sont pas conformes à la loi.

"Il n'est pas la peine d'interdire par la loi la corrida puisqu'elle finira par disparaître toute seule".

Voilà le chapeau de la chronique de Michel Guerrin sur lemonde.fr, publié le 23 septembre 2022 à 5 h 45.
On comprend (et là est l'ambiguîté de la rédaction) qu'il s'agit de l'analyse de Michel Guerrin.

Mais dans le corps de l'article, on lit "Au point que pour certains ce n'est pas la peine d'interdire par la loi la corrida puisqu'elle finira par disparaître toute seule". Il s'agit donc de l'opinion de certains, ce qui n'est pas la même chose. Il semblerait aussi que Michel Guerrin s'adonne à une pratique proche du micro-trottoir.

Il est probable que le stagiaire ensommeillé de 3è, sur le pont avant 5 h 45, ait mal maîtrisé la publication de l'article.

 

 

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Journaliste, au rapport !

Publié le par Phaustroll

 

C'est un  détail, mais quand même... L'humour est à chercher (et à trouver) partout.

Lu dans Le Monde à propos d'un projet de gazoduc : "le rapport bénéfice/coût était négatif".

Cela signifie que soit les bénéfices sont négatifs, soit le coût est négatif. L'adjectif "défavorable" eût été préférable, sauf à chercher l'effet comique.

Bon, je feins d'ignorer que le journaliste ne se plaçait pas probablement pas dans un contexte mathématique, et que le mot "négatif" s'appliquait à la connotation de ce rapport bénéfice/coût.

Pour développer : dans un tel contexte, la caractéristique recherchée d'un rapport est de savoir s'il est supérieur ou pas à 1 ; la caractéristique d'une différence est "négative, ou positive, ou nulle" .

 

 

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Un mot de trop.

Publié le par Phaustroll

 

J'entends à l'instant sur Inter l'étonnante phrase suivante à propos du pape
Jean-Paul-le-Premier : "Un pape emporté par un mystérieux infarctus".


Il y a un mot de trop dans cette phrase.


Le complotisme va-t-il gagner Inter ?

 

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Encore des mots.

Publié le par Phaustroll

 

Les All Blacks viennent de subir une nouvelle défaite. Traduction par le journaliste préposé au journal d'Inter :

"C'est la loi des séries qui continue pour les All Blacks".

La loi des séries est une notion bien curieuse, qui est l'expression de l'incompréhension des difficiles règles des probabilités. Ce qui explique qu'il est toujours préférable de ne pas l'invoquer : on risque de dire des conneries (risque très élevé).

 

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Des mots et des nombres, en vrac.

Publié le par Phaustroll

 

Entendu sur Arte (28 minutes d'arc).

"La Russie, c'est 17 % des importations de gaz de la France, l'Algérie c'est 8 %, alors on voit bien que si la France doit se passer du gaz russe, le gaz algérien ne suffira pas."

Non, je ne vois pas bien.

Il n'y a rigoureusement aucun rapport logique entre la quantité de gaz dont il faudra se passer (le russe) et la quantité de gaz actuellement importée d'Algérie.

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Hémi(sphère sud)plégie.

Publié le par Phaustroll

 

Jean-Mathieu Pernin, sur Arte : "la saison estivale bat son plein dans le monde entier".

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Le véritable poisson de l'eau.

Publié le par Phaustroll

  

Un invité d'Inter un peu maladroit, à propos d'une personne plutôt à l'aise en société :

"C'est une véritable grenouille dans le bénitier".

Publié dans Comme on nous parle

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Où en est le poids du centime par euro ?

Publié le par Phaustroll

 

Lu dans Le Monde :

Le prix de la tonne par mètre-cube de charbon a augmenté.

 

 

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Légende urbaine autoroutière.

Publié le par Phaustroll

 

L'espérance de vie d'un piéton sur la bande d'arrêt  d'urgence d'une autoroute est de 15 minutes !

On l'a tellement entendu dire que cela ne peut être que vrai.

Pourtant, 3 choses me chiffonnent :

  • comment a-t-on procédé pour trouver cette durée de 15 minutes ?
  • intuitivement, cette durée me paraît exagérément faible.
  • pratiquement, que faut-il en déduire ?


Le bon sens suggère qu'on a considéré toutes les situations où des personnes se retrouvent sur une bande d'arrêt d'urgence. Pour chacune, on détermine le nombre de personnes, qu'on multiplie par leur durée de présence sur la BAU ; on en déduit un "temps total de vie", somme de tous les temps de présence de personnes en vie sur la BAU. Il suffit de diviser ce nombre par le nombre de morts pour obtenir la durée cherchée (l'espérance de vie). Corollaire : si on connaît le nombre de morts et l'espérance de vie, le produit de ces 2 nombres est le "temps total de vie".

J'exprime ici toute ma sympathie pour les personnes chargées de cette évaluation.

Le nombre de piétons tués sur l'autoroute en 2021 est de 32 (note 1).

Si on accepte cette valeur d'espérance de vie d'un piéton de 15 minutes, le "temps total de vie" serait donc de 32 x 15, soit 480 minutes (note 2).

Cela signifie que le temps total de présence de piétons sur les autoroutes serait de 480 minutes en 2021.

On a tous vu des véhicules en panne sur l'autoroute (probablement quelques dizaines par jour, soit quelques milliers par an), leurs occupants enfilant leur gilet jaune sur la BAU ou dans le véhicule, évaluant la situation, marchant vers le téléphone de sécurité le plus proche. J'ai du mal à croire (expression éminemment peu scientifique) que le cumul annuel du temps de ces milliers de personnes sur la BAU soit de 480 minutes.

Ce qui ne m'empêche pas de considérer que rester 15 minutes sur une BAU est déraisonnable.

Je réponds à la question posée au début "pratiquement, que faut-il en déduire ?" : si je reste 15 minutes sur une BAU, statistiquement, je suis mort.

 

 

Note 1 : source : https://www.onisr.securite-routiere.gouv.fr/etat-de-l-insecurite-routiere/bilans-annuels-de-la-securite-routiere/bilan-2021-de-la-securite-routiere.

Note 2 : le nombre de personnes étant une grandeur sans dimension. Des minutes multipliées par un nombre de personnes, ça donne des minutes !

 

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L'infini (et au-delà !)

Publié le par Phaustroll

 

Je viens d'entendre aux infos de 8 h que la surconsommation de carburant due à la climatisation des véhicules pouvait atteindre 70 % ("jusqu'à 40 à 70 %", ce qui fait des mots en trop). J'affirme (et je prouve) qu'elle peut même atteindre l'infini ! Ce qui signifie que cette information est dépourvue de sens.

La consommation est mesurée en litres de carburant pour 100 km parcourus, on mesure la quantité de carburant consommée, les km parcourus, on divise la quantité de carburant par le nombre de kilomètres. Quand une voiture est arrêtée, climatisation en service, le nombre de kilomètres parcourus est zéro, la division a donc pour résultat l'infini, ce qui est quand même plus spectaculaire que 70 %. On objectera que la voiture va quand même rouler un peu, ou beaucoup, ou, euh... Bref, pour arriver au résultat de 70 %, il faut choisir un nombre de kilomètres roulés qui a pour seul intérêt de donner le résultat qu'on cherche de 70 %. On peut obtenir 40 % aussi, c'est joli 40 %. Parce que je doute qu'une enquête sérieuse ait pu déterminer la proportion de temps passé à l'arrêt, clim en service...

 Heureusement, la formulation « pouvait atteindre 70 % » me semble exhaler le doute de celui qui n'est pas bien sûr de ce qu'il dit, plutôt que la saine prudence de celui qui est émerveillé par la complexité du monde.

Une fois de plus, je suggère une formation en rigueur scientifique chez Inter.

 

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Il y a amnésie et amnésie

Publié le par Phaustroll

 

"Elle a oublié ce qu'elle avait fait auparavant, par une sorte d'amnésie rétrospective."

C'est quand même mieux qu'oublier ce qu'on fera après (amnésie anticipatrice).

 

(Encore une phrase entendue à la TSF)

 

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Une histoire à dormir de rire...

Publié le par Phaustroll

 

... et à mourir debout !

Entendus à la TSF, quelques mots sur une écrivaine : "Elle écrivait des histoires d'eau de rose."

 

 

Publié dans Comme on nous parle

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Une étrange classification.

Publié le par Phaustroll

 

À plusieurs reprises ce matin, voulant parler des deux premiers classés, une même journaliste d'Inter parle des "2 numéros 1 mondiaux" de tennis masculin.

En vérité, il n'y a qu'un numéro 1 mondial ! (et David Haggerty est son prophète.)


Il n'y a également qu'un numéro 2 (etc.).

Publié dans Comme on nous parle

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"Le Monde" nous trompe-t-il ?

Publié le par Phaustroll

 

Une photo parue dans le journal Le Monde est légendée ainsi :

"Un employé des chemins de fer remplit l'eau dans le camion-citerne d'un train."

En réalité, on voit un employé des chemins de fer (à vérifier) remplissant d'eau (nature du liquide également à vérifier) un wagon-citerne.

Les questions que je me pose sont :

  • Quand l'eau est pleine, que fait-on du camion du train ?
  • Est-ce encore un méfait du stagiaire de 3è ?

 

 

Publié dans Comme on nous parle

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Le sursis vu comme une sanction.

Publié le par Phaustroll

 

Requise contre Fillon, "une peine de 2 ans de sursis".

Les critères de recrutement de la DRH de France Inter manquent singulièrement de rigueur.

 

(Entendu dans le flash de la-station-que-vous-savez).



Mise à jour : est-ce la même journaliste qui, quelques jours plus tard, se corrige en parlant d'un "condamné à des prisons avec sursis" ?

 

 

 

Publié dans Comme on nous parle

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Jouer aux échecs avec un pigeon

Publié le par Phaustroll

 

Je retrouve dans mes archives de 2021, provenant des commentaires d'un article du Monde, la réponse d'un quidam à un autre, apparemment "antivax". L'image du pigeon me plaît...

« Marcel, je ne sais pas ce que vous essayez de prouver ou de défendre, mais le sujet c’est la saturation des hôpitaux. C’est le même depuis 2 ans. Tout ceci me rappelle la loi de Brandolini. Ou son corollaire, la loi sur le jeu d’échecs avec un pigeon. Parfois, discuter avec un antivax, c’est comme essayer de jouer aux échecs avec un pigeon. Tu as beau être très fort aux échecs, il arrive, renverse les pièces, chie sur l’échiquier et s’en va avec l’air supérieur comme s’il avait gagné. »

 

 

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Joe's Bar (Pou-)Team.

Publié le par Phaustroll

 

La bande dessinée Joe's Bar Team raconte les petites histoires d'une bande de copains motards, dont le QG est le Joe's Bar.

L'un d'eux, voulant épater une copine, l'installe à l'arrière de sa moto, et veut se montrer comme un pilote d'exception, lui demandant de le modérer si jamais elle a peur. Il roule de plus en plus vite, en attendant que sa passagère, impressionnée, apeurée, lui crie de ralentir... ce qu'elle ne fait pas. Vautré dans un champ après qu'il a raté un virage, il hurle à sa passagère "Tu es folle, tu aurais pu nous tuer".

Poutine et le non moins abominable Lavrov se comportent de la même façon, en bombardant l'Ukraine tout en reprochant aux "Occidentaux" d'être responsables des massacres en soutenant l'Ukraine.

Hilarant chez Joe's Bar Team, pitoyablement tragique de la part de Poutine.

 

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Liberté contre biais cognitifs.

Publié le par Phaustroll

 

Ah !, on se croit libre de décider de sa vie, ou même de son choix électoral…

 

Ainsi, on entend des électeurs affirmer qu’ayant lutté pendant 5 ans contre Macron, ils ne vont pas voter pour lui, et vont donc faire ce que Mélenchon leur demande : ne pas voter La Pen et s’abstenir, ou voter blanc. Ils ne vont donc pas tout faire pour empêcher l’élection de La Pen.

C’est leur choix, leur liberté. Mais est-on réellement libre quand on se laisse manipuler par un biais cognitif ?

 

Dans ce cas, il s’agit du biais des coûts irrécupérables, qui consiste à déterminer son action future par une action passée coûteuse, même quand il n’y a aucun lien logique entre les deux. Exemple fameux : la poursuite de l’exploitation du Concorde, éminemment déficitaire, pour la seule raison qu’on avait déjà beaucoup dépensé, et que tout cet argent aurait été dépensé en vain si on arrêtait. Ce qui revient à accepter de continuer à gaspiller, pour la seule raison qu’on a déjà beaucoup gaspillé.

 

Avoir lutté contre Macron pendant 5 ans est une chose, voter pour lui au deuxième tour  en est une autre. Et favoriser l’élection de La Pen, ce qui engage l’avenir, sous prétexte d’une action passée, est rigoureusement dépourvu de logique. C’est favoriser une régression antidémocratique sous prétexte qu’on a mené pendant 5 ans une action progressiste.

 

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L’élection de Le Pen ne déplairait pas à Mélenchon !

Publié le par Phaustroll

 

Si Mélenchon veut tout faire pour que La Pen soit élue, il est évident (même pour lui) qu’il ne suffit pas de crier (plusieurs fois!) qu’aucune voix ne doit aller vers elle.

 

Car si on veut un critère unique d’élection d’un candidat, le nombre de voix qu’il obtient ne suffit pas. Exemple : Alice est élue déléguée de classe avec 13 voix, Bob est élu président de son association avec 87 voix, Corinne est élue députée avec 60 000 voix, Dominique est élu président de la république avec 21 millions de voix. On voit qu’on ne peut rien déduire des seuls nombres 13, 87, 60 000, 21 000 000. Si on veut un critère unique, pour pouvoir faire comme Mélenchon une phrase simple et compréhensible, il suffit de donner la seule différence de voix des candidats (et savoir si elle est positive ou négative), ou le seul rapport de ces nombres de voix (et savoir s'il est inférieur ou supérieur à 1).

 

Et cette différence, ou ce rapport (on démontre simplement l’équivalence des deux critères) ne dépend pas du seul nombre de voix de La Pen, mais de la différence entre le nombre de voix des deux candidats (ou du rapport de ces nombres). Et une différence, autant qu’un rapport, est déterminée par 2 nombres (ici le nombre de voix de La Pen ET le nombre de voix de Macron), et non par un seul, comme le voudrait  Mélenchon.

 

Si Mélenchon voulait vraiment que La Pen soit battue, il appellerait à voter Macron : il s'agit d'arithmétique. On en déduit qu’il ne veut pas autant qu’il le prétend la défaite de La Pen ; il s'agit de politique.

 

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Trop de métaphore (tue la métaphore).

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Entendue à  la TSF, cette phrase énigmatique relative à la campagne électorale de Valérie Pécresse :

« Malgré des vents contraires, elle reste dans son couloir. »

 

 

 

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L'angoisse de la mort, le réconfort des chats.

Publié le par Phaustroll

 

L'émission "Le téléphone sonne sonne", sur F***I***, avait récemment pour thème "Quelle prévention citoyenne en cas de risques majeurs ?".

En préambule, on y apprenait que 80 % des Français ne sauraient pas que faire en cas d'accident nucléaire.

Justement, un auditeur demande à l'antenne ce qu'il faut faire en cas d'accident nucléaire !

On doit se réjouir de l'existence d'une telle émission, sans laquelle cet auditeur, et probablement quelques milliers d'autres, seraient encore dans l'ignorance et dans l'angoisse.

On sait heureusement que l'ignorance et l'angoisse se soignent toutes deux grâce à Internet.

La première en demandant sur un moteur de recherche "Que faire en cas d'accident nucléaire ?" ; la deuxième, si l'angoisse est telle qu'on a été incapable d'effectuer cette recherche, en regardant des vidéos de chats, ils sont tellement mignons.

 

 

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Première manifestation de l'unibilatéralité.

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"Au Yémen, un cessez-le-feu a été déclaré unilatéralement par les deux parties."

Toute la souffrance humaine causée par cette guerre m'interdit de rire, mais j'aimerais comprendre ce qu'a voulu dire le journaliste d'Arte.

 

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La France a peur !

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Il vaut mieux être protégé par Verisure "avec tout ce qui se passe en ce moment"... La publicité de Verisure nous fait le coup de l'insécurité, comme en leur temps Chirac ou Gicquel. Détestable !

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Santé mentale et présidence d'un État.

Publié le par Phaustroll

 

Le vrai paranoïaque est persuadé que les nombreuses personnes qui le prennent pour un paranoïaque sont paranoïaques.

On voit bien qu'il est impossible de se sortir dignement d'une telle situation. D'où le risque de guerre.



Étymologie et définition : des mots grecs "para" et "noïa", la paranoïa est un trouble psychologique consistant à penser à côté de ses pompes.

 

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Goncourt et la météorologie.

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Page 270 de son roman La plus secrète mémoire des hommes, Mohammed Mbourgar Sarr nous offre une phrase finement ciselée, où on distingue un zeugma mais aussi une incompréhension de la psychologie des cyclones - et où un spécialiste de la langue française trouverait probablement encore quelques subtilités.

Quel imbécile ai-je fait de n'en avoir pas eu la vision, et quel aveugle, d'avoir tourné de l’œil quand vous broyait celui du cyclone.

La vision d'un aveugle qui tourne de l’œil m'enchante, mais celle de l’œil du cyclone comme paroxysme de violence me désole : l’œil du cyclone est au contraire ce lieu paradoxal, zone de grand calme où on se retrouve après que la moitié du cyclone nous a passé sur le corps - et dont une redoutable caractéristique est que, après une durée proportionnelle au diamètre de l’œil et à la lenteur du déplacement de l'objet, on sera forcément violenté par "l'autre moitié" du cyclone - caractéristique anxyogène qui lui donne sa connotation négative à l'origine de la regrettable confusion.

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Un peu d'humour en ces temps incertains.

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Humour manifestement involontaire, entendu sur une chaîne de télévision dont je tairai le nom, à propos de l'Enduro du Touquet (course de moto sur et sous le sable) :

« Il a gagné la course avec la croix et la bannière. » 

 

Publié dans Comme on nous parle

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L'Histoire selon Poutine

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Ne nous acharnons pas sur Hitler : en 1938, il a simplement voulu dénazifier les Sudètes.

 

 

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Bidochon sur Drôme

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Histoire véridique racontée par mon ami Grabadu.

Un soir où il rend visite à ses parents, sa mère prépare pour le repas une soupe aux fanes de radis. Sa recette est simple : dans de l'eau bouillante, elle jette quelques fanes de radis, puis un peu de beurre. Grabadu reste sur sa faim (aux sens propre autant que figuré). Il fouille le frigo à la recherche de quelque chose de plus consistant, trouve des saucisses de Strasbourg, qu'il fait réchauffer.

Puis il demande à sa mère si elle a de la moutarde. La réponse est grandiose, tragique :

"Eh, on n'est pas chez Pic !"

 

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Mathieu Vidard possédé par des reptiliens extra-terrestres

Publié le par Phaustroll


Je suis sûr de ne pas être le seul à avoir bondi à l'écoute de l'émission La Terre au carré de ce vendredi 4 février, sur Inter, émission consacrée à la fulguration, tellement était énorme l'accumulation d'élucubrations pseudo-scientifiques, qui n'ont visiblement pas ému Mathieu Vidard.
Pour commencer, l’invitée donne de la fulguration une définition qu’elle semble être la seule à connaître, ce qui aurait pu interpeler Mathieu Vidard. La fulguration est d'après elle le fait d’être frappé par la foudre sans en mourir. Le Larousse en ligne indique "Mort accidentelle causée par la foudre", ce qui est à l'opposé.  Pour Linternaute.fr, il s'agit seulement d'un "éclair silencieux comparable à une lueur électrique dans l'atmosphère", ce qui est un des sens donnés par le wiktionnaire, un autre étant "L'action de la foudre sur les êtres vivants et par extension, tout accident causé par de fortes décharges électriques". Etc.


Je cite maintenant les absurdités (le mot est très faible) proférées :


    • « ... 6 mois après la fulguration. C'est le temps que les nanoparticules, le temps que l'électricité qui reste dans votre corps se déplace. Et cette électricité, elle peut rester 1 an, voire un peu plus ».
    • « Il y a ralentissement du temps » (le ralentissement du temps serait plutôt un phénomène relativiste, elle veut probablement parler d'un « ralentissement de la perception de l’écoulement du temps. »)
    • « Ils se retrouvent, quelques mois après [la fulguration] tellement chargés d’énergie que... ».
    • Quand l’invitée dit qu’une personne s’était mise à parler espagnol « alors que c’est une langue qu’elle n’avait pas pratiquée depuis des années », une journaliste (semble-t-il) en arrière-plan sonore transforme à sa façon en déclarant : « ça paraît dingue, on parle espagnol alors qu’on n’avait jamais parlé espagnol ».
    •  « Parfois vous allez mal, on vous fait un électrochoc pour vous... » Mathieu Vidard suggère « stimuler », au lieu de s'interroger sur la pertinence de cette banalisation de l'électrochoc.
    • « Mais c’est la même chose [que l'électrochoc], ça inverse la polarité des cellules ».
    • « Ce qui est dur pour eux, c’est que quand l’électricité finit par sortir du corps... ».
    • Et le summum de l’attitude non-scientifique :  « À partir de quel moment on décide de mettre en doute la parole de quelqu’un qui vit ça et qui le raconte ? » Il est pitoyable qu'une telle question (du même acabit que les vérités alternatives de Trump) reste sans réponse sur Inter.

Comme toujours en cas de diffusion de fausses nouvelles, il faut dix fois plus de temps pour démonter celles-ci que pour les proférer, c’est pourquoi je ne m’étends pas plus.

Je vais peut-être développer mon argumentation dans un autre billet, qui sera probablement indigeste...

 

 

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On déplore la mort de 0,3 personne.

Publié le par Phaustroll

 

 

Sans être intégriste, je regrette parfois la perte du sens de certains mots que pourtant l'étymologie éclaire. Ainsi, j'entends dans "décimer" la même chose que dans les mots familiers "décimètre" ou "décimal".

 

Et j'hésite entre le rire et les larmes quand je lis dans Le Monde que trois personnes ont été décimées.

 

 

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Un peu d'espoir pour les femmes.

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Un jeune garçon (environ 10 ans), interrogé sur le féminisme :

"C'est pas un mouvement ou quoi que ce soit, c'est juste d'être normaux et penser que tout le monde est égaux".

À comparer avec les déclarations hystériques (ah ! ah !) de beaucoup d'hommes quand ils parlent de féminisme.

Il en faudrait beaucoup, des garçons comme ça. Et des filles aussi, qui ne se sentent pas inférieures.

 

(France Inter, le 15 janvier 2022, émission "Barbatruc".)

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Sophia Aram en lutte contre la connerie.

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Je ne me fatigue pas, je copie la chronique de Sophia Aram ce lundi 10 janvier sur Inter.  Sophia, qui, entre nous soit dit, si elle avait été une vraie Française, aurait francisé son nom en Sophie. Les 2 citations sont du Ruquier.

« Samedi soir j’ai regardé Léa à la télé, oui j’aime bien ça me rappelle le lundi au bureau toussa… Mais là je suis inquiète pour Laurent Ruquier… Ça pas l’air d’aller fort fort…

 

Oh il n’en peut plus… n’en a marre marre marre. 

 

« Moi ce qui m'emmerde c'est que j'ai fait toutes les doses mais on m'oblige encore à porter un masque dans la rue, j’ai fait toutes mes doses mais je peux quand même encore être contagieux finalement, j’ai fait toutes mes doses et je peux quand même me retrouver malade à l'hôpital. »

 

Oh bah voilà. N’en a fait toutes ses doses mais n’a encore le masque, n’a encore la possibilité d’être contagieux et n’a toujours le risque de se retrouver malade à l’hôpital. N’en n’a plein de raisons de n’en avoir marre… 

Parce qu’au fond, n’en a surtout marre de l’injustice. N’en a marre du “c’est pas normal“. N’en peut plus du “à-quoi-ça-sert-alors“. 

N’en a marre du “c’est-trop-injuste“. Si ça se trouve n’en peut-être même marre de la vie. Et vous savez pourquoi n’en n’a marre de la vie ? Parce que la vie, sans la critiquer, a n’est pas très logique. 

« C'est pas en attirant l'attention sur les non-vaccinés qu’on va me faire oublier ceux que moi j'ai vraiment envie d'emmerder c'est tous les médecins qui au lieu d'être dans les hôpitaux sont sur les plateaux depuis deux ans à nous raconter connerie sur connerie. »

 

Et c’est là qu’on voit que n’en-peut-plus-n’en-n’a-marre mais n’est au taquet quand même. Ne s’en laisse pas compter pour autant. L’est vigilant et tout.

Et ceux qui n’attiraient l’attention de Laurent Ruquier sur les non-vaccinés, pensant que n’allait le berner, n’en n’auront pas pour leur argent… Parce que Laurent lui, y n’en a pas après les non vaccinés qui encombrent les réas inutilement, non pas du tout…  Y n’en a après les vrais coupables : « tous ces médecins qui, au lieu d’être à l’hôpital, disent conneries sur conneries sur les plateaux télé ».

Alors Laurent, comment te dire…

Je comprends que tu en aies marre parce que tout est trop compliqué : 

Ce vaccin fonctionne MAIS pas à 100%. Ce vaccin divise les risques d’hospitalisation MAIS n’empêche pas tous les vaccinés de contracter ET de transmettre le virus. Ce vaccin protège MAIS il faut des rappels. 

Et tiens-toi bien, même si la surreprésentation des non-vaccinés en détresse respiratoire est facile à prouver, il va falloir admettre que le nombre de malades vaccinés va fatalement s’accroître puisque le nombre de vaccinés augmente. 

C’est compliqué mais je t’assure que si c’est à la portée d’un élève de 6ème, concentre-toi tu devrais y arriver. 

Il faut l’admettre, c’est pas stable. Le virus mute mais il ne faut pas le prendre personnellement. Ça n’est pas contre toi.… il faut grandir maintenant. La vie n’est pas simple.

D’ailleurs au fond de toi tu sais intuitivement que la vie n’est pas toujours comme on voudrait, quand, par exemple, tu aimerais qu’on arrête de dire connerie sur connerie à la télévision ET que tu n’arrives pas toi-même à t’arrêter de débiter connerie sur connerie avec l’obstination d’un enfant de quatre ans refusant d’admettre que le monde n’a définitivement pas l’intention de répondre à tes petits caprices. »

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-sophia-aram/le-billet-de-sophia-aram-du-lundi-10-janvier-2022

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Un peu de géographie.

Publié le par Phaustroll

  

Récemment sur Arte, Alix Van Pée évoquait une personne qui admirait le coucher du soleil sur une plage du Massachussets. Cet État est situé sur la côte est des États-Unis. Le coucher du soleil sur une plage du Massachussets,  c'est comme le lever du soleil sur une plage des Landes. Ou un lever ou un coucher du soleil  en Alsace : jamais on n'y verra un rayon doré du soleil se refléter romantiquement sur la mer.

 

 

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J-2H avant l'an N+1

Publié le par Phaustroll

 

Le contraste des registres de langage est souvent utilisé comme ressort de l’humour, voire du comique.

Idem pour la répétition (du moins pour ce qui est du comique, parce que la notion d’humour de répétition me semble peu répandue).

Mais à force d’accumuler les tournures humoristiques (voire comiques), on arrive à lasser l’auditoire.

Je vois où je veux en venir : je serais peut-être irrité par la répétition abusive d’un contraste de registres de langages…

Pour dire « nous sommes la veille, ou à 100 jours, de tel événement », la triste habitude a été prise (par qui vous savez) d'utiliser le jargon militaire et de dire « J-1, ou J-100, avant tel événement », brutalement, sans même une préposition. 

Il me vient une idée effrayante : cette expression « J moins quelque chose » est peut-être, dans l’esprit de certains, la tournure correcte, la vraie, la seule, qui permette d’exprimer un éloignement temporel (un peu comme l'utilisation, pour dire « le moins mauvais », de l'expression « le moins pire », qui faisait bien rire le public de Coluche.)

Les professeurs, à commencer par ceux des écoles, doivent aussi ressentir comme un échec ce mépris du vocabulaire et de la syntaxe.

 

 

 

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De les notions de seuil et de symbole.

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Seuil : limite marquant un passage vers un autre état, entrée dans une situation nouvelle.

Symbole : objet sensible, fait ou élément naturel évoquant, dans un groupe humain donné, par une correspondance analogique, formelle, naturelle ou culturelle, quelque chose d'absent ou d'impossible à percevoir.

Comment comprendre alors une phrase du genre de celle-ci, couramment entendu là où vous savez :

Le nombre de cas journaliers de Covid a dépassé le seuil symbolique des 100 000

?

 


Les 2 définitions proviennent du CNRTL

De les notions de seuil et de symbole.

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Mathieu Vidard et la production électrique

Publié le par Phaustroll

 

Attention, billet indigeste. Réfuter une ânerie demande toujours dix fois plus de temps que l'énoncer.

Le répondeur ouvert aux auditeurs, c'est le degré zéro du journalisme, au même titre que le "micro-trottoir".

Que j'écrivais récemment.

Un nouvel exemple ce lundi 27 décembre, toujours au répondeur de "La terre au carré", émission présentée par le "journaliste scientifique d'Inter", Mathieu Vidard.

Un auditeur déplore que l'énergie électrique d'origine hydraulique, 6 fois moins chère que celle d'origine nucléaire (pas forcément faux), soit sous-employée, et reste en réserve, pour permettre de passer les pics de consommation.

Il y a là une incompréhension...

Le prix de l'énergie électrique est couramment calculé en tant que "prix de vente du kWh, ou du MWh". Mais cette évaluation du prix ne tient pas compte d'un élément pourtant essentiel, la réserve d'énergie. Il s'agit de l'énergie non produite mais qu'on est capable de fournir quand le réseau le nécessite. Le prix de vente du kWh ne tient pas compte du fait que le producteur tienne ou non à disposition du réseau une marge de puissance, c'est à dire qu'il baisse ou non sa puissance produite pour pouvoir l'augmenter si le réseau en a besoin (pic de consommation, ou panne brutale d'un producteur ou d'une partie du réseau).

Si toute l'énergie hydraulique disponible est produite, turbines turbinant au maximum, le matin, quand notre auditeur se lève, allume la lumière et sa radio, tire la chasse des toilettes ou prend sa douche (des pompes électriques se mettent en marche pour l'approvisionner en eau), allume sa cafetière et son grille-pain, eh bien qui va fournir l'énergie soudainement demandée au réseau ? Si l'énergie hydraulique produit déjà au maximum, comment répondre à la demande du matin ? (Bon, c'est une façon de parler, y a un truc).

Un premier automatisme va augmenter légèrement la production de tous les types de centrale (marge primaire, commandée par une régulation de type proportionnel, qui réagit à la baisse de fréquence causée par la tendance au déséquilibre entre l'offre et la demande d'énergie). Il faut donc que chaque centrale, de tout type, ne soit pas au maximum de sa production. Mais l'utilisation de la marge secondaire est nécessaire : le dispatching (organe du système électrique plein d'humains régulant l'équilibre production-consommation) envoie à certaines centrales, qui ne produisent pas au maximum, un signal d'augmentation de la puissance produite. Et il faut aussi une régulation tertiaire : en prévision du pic du matin, le dispatching planifie les variations de puissance des producteurs : certaines centrales  vont augmenter leur puissance (il faut donc d'abord qu'elles ne fonctionnent pas au maximum), certaines vont démarrer. Ces outils de production ne fonctionnent donc pas toujours au maximum de leurs possibilités, mais cette "sous-production" est indispensable à l'équilibre du réseau. Et on voit par là qu'évaluer le coût de l'énergie au seul coût du kWh ne prend en compte qu'une partie des éléments.

Les réserves primaire et secondaire sont fournies en partie par la production hydraulique (les centrales nucléaires savent bien faire aussi), grâce à la réponse quasi instantanée des turbines hydrauliques à l'ouverture des vannes. Vive l'hydraulique !

Voilà pourquoi il ne faut pas faire fonctionner toutes les centrales hydrauliques à leur puissance maximale en permanence : on a besoin qu'elles soient disponibles pour soutenir le réseau.

En résumé, Mathieu Vidard semble une fois de plus souffrir de lacunes en matière de connaissances techniques, lacunes dont il semble heureux de faire profiter les auditeurs d'Inter.

 

 

 

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Ça, le contraire et le reste.

Publié le par Phaustroll

 

Énoncer deux propositions contradictoires, ça arrive souvent : le temps passe, on change, on oublie. Mais, sur une radio dont je tairai le nom (je ne voudrais pas sembler m’acharner sur Inter), le summum est approché :

« Si un enfant a de l’humour, on sait qu’il va s’en sortir.

— Mais peut-il avoir de l’humour et ne pas s’en sortir ?

— Oui, aussi. »

 

 

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Faux ç'qu'y faux.

Publié le par Phaustroll

 

Ma principale qualité est la modestie, qui chez moi atteint des sommets.

Et je suis totalement réfractaire à la fausse modestie : je préfère infiniment la vraie, la mienne.

 


Le titre n'est pas à la hauteur de la remarquable qualité de ce billet. Ceci dit sans fausse modestie.

 

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Billet de confirmation.

Publié le par Phaustroll

 

On parle de plus en plus des biais cognitifs, et en particulier du biais de confirmation. Il s’agit de la tendance à privilégier les informations qui confirment nos idées, et à peu tenir compte de celles qui s’y opposent. Un exemple frappant se trouve dans la Lettre de la médiatrice de Radio France du 3 décembre.

Le 29 novembre, sur France Culture, Nicolas Martin recevait Jean-François Delfraissy et Barbara Stiegler dans l'émission La Méthode scientifique.
Entre guillemets, en caractères droits, des citations de la Lettre de la médiatrice, entre guillemets et en italiques les propos des auditeurs.

« Histoire de points de vue » (C'est le titre du billet d'Emmanuelle Daviet).

« Cette émission a suscité beaucoup de réactions, de trois ordres : des auditeurs ont apprécié le débat contradictoire – et musclé ». Ils « apprécient d’entendre des intervenants en totale opposition, estimant que c’est trop rare sur les antennes ». 

« Enfin, j’entends un vrai débat avec des gens qui ne sont pas d’accord. »

« J’ai trouvé le format à trois intervenants, pas forcément en accord, très riche d’enseignements et d’argumentations, mais aussi très éclairant sur les aspects plus citoyens et politiques du sujet covid. »  

« Deuxième type de réactions : les auditeurs fustigent Barbara Stiegler » :

« Barbara Stiegler n’avait pas sa place dans cette émission étant donné son discours de militante politique complètement non scientifique et même souvent contraire à la science ».

« Elle a fait la conclusion de l’émission par une grande tirade anti-vaccin de 2 minutes 15 sans aucune contradiction ! Heureusement que Jean-François Delfraissy a pu la recadrer par moment au cours de l’émission où elle a largement accaparé le temps de parole par de longs monologues militants. »   

« Je suis indignée que vous ayez offert une telle tribune à cette pseudo philosophe qui raconte n’importe quoi » 

« Troisième type de réactions : les auditeurs approuvent Barbara Stiegler »

« Quelle agréable et merveilleuse surprise d’entendre aujourd’hui s’exprimer Barbara Stiegler. Ce n’est qu’une position qui questionne la manière dont se déroule la gestion du covid. (…) Un immense merci pour ces positions que personne n’ose tenir. »   

« Enfin, merci pour cette émission de lundi 29/11/21 qui a enfin illustré "l'ouverture" qui tardait à se manifester sur France Culture à propos de la politique sanitaire actuelle. Merci à Barbara Stiegler.  

« Enfin quelqu’une qui a le courage de dire et on sent bien que ça fait mal aux entournures. Bravo à cette personne, ah c’est merveilleux de l’entendre. »   

« Merci d’avoir invité la brillante Mme Stiegler. »

(Sans commentaire de ma part, que chacun se débrouille avec sa conscience).

 

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La presse française se porte de mieux en mieux.

Publié le par Phaustroll

 

En témoigne le courrier des lecteurs d’une nouvelle publication. On ne peut que se satisfaire de l’enthousiasme de ces lecteurs :

« Je me permets de vous écrire pour vous exprimer le plaisir de lire votre magazine : quelle belle découverte ! »

« Je viens de découvrir votre magazine. […] Il est très intéressant. »

« Je découvre votre revue. Je tenais à vous féliciter pour votre travail. Votre revue est d’une exceptionnelle qualité : intéressante, intelligente, colorée, soignée. »

« J’ai découvert votre magazine […] et je sens que je vais devenir accro. J’adore tout. »

 

 

Il s'agit d'un extrait du courrier des lecteurs de la revue

 

Avant-Goût
Primeur ⋅ Poissonnier ⋅ Fromager
Grand Frais #6 – Hiver 2021

 



Toutes mes excuses pour le « # », mais je m’astreins à recopier.



 

J'arrête ici la moquerie : cette revue est réellement très intéressante, avec ses reportages variés (les huîtres Lamaison, les légumes anciens de Bretagne, l'umami, l'histoire de l'orange...) et sa très bonne qualité rédactionnelle.

La grille de sudoku manque.

 

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Peut-on rire de tout ?

Publié le par Phaustroll

 

Dans Le Monde, deux lecteurs mettent en évidence des effets imprévus des faux certificats de vaccination.

D'abord, un lecteur raconte qu'un couple (on croit deviner qu'il s'agit de ses parents) s'est trouvé hospitalisé - la femme est morte, son mari sérieusement malade. Ils se disaient vaccinés, mais le mari a avoué qu'un médecin avait rédigé de faux certificats de vaccination. C'est l'effet pan dans la gueule. Le fils, avocat, a promis de s'occuper du médecin. C'est aussi l'effet pan dans la gueule.

Plus amusant, un autre lecteur raconte qu'une famille antivax avait aussi "bénéficié" de faux certificats, mais qu'un des parents s'était trouvé gravement mourant, ou presque (effet pan dans la gueule). Affolé (effet pan dans la gueule), le reste de la famille a voulu se faire vacciner d'urgence. Mais cela leur a été impossible puisqu'ils étaient officiellement déjà vaccinés (effet pan dans la gueule).

J'ai l'air d'en rire, mais peut-on rire de tout ?



 En plus de l'irresponsabilité de telles pratiques, on notera avec tristesse qu'une dose de vaccin est gaspillée à chaque faux certificat.

Les dires de ces lecteurs du Monde sont très vraisemblables, mais ne sont pas certifiés. Ce qui n'empêchera personne d'en rire, ou pas.

 

 

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Mahut ridiculise Don Quichotte.

Publié le par Phaustroll

 

Seul contre 1 milliard 444 millions de Chinois !

La réaction de Nicolas Mahut à la "disparition" de la joueuse de tennis Peng Shuai est on ne peut plus courageuse : le journaliste préposé au flash d'information affirme que Nicolas Mahut menace de ne plus aller jouer en Chine.


Je me demande s'il ne s'agit pas plutôt d'une maladresse de langage du journaliste de Francinter... et si mon parallèle entre les moulins à vent et les Chinois est bien pertinente.

 

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Une redondance pléonastique quasiment tautologique.

Publié le par Phaustroll

 

La rédaction du billet précédent (donc suivant) m'a rappelé l'appellation intéressante d'un nouveau produit de l'industrie : la planche thermochauffée.

 

Publié dans Comme on nous parle

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