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Du 2 au 25 avril (article technique).

Publié le par Phaustroll

 

Avant de remettre en état les circuits électriques, il est nécessaire de comprendre leur fonctionnement. Parce que ce n'est pas mon cas : je n'ai jamais eu affaire à une telle installation, je suis incapable de dépanner ce qui panne et repanne depuis plusieurs jours.

Sur internet, je finis par dégoter un site à mon goût : "Le camping-car pour les nuls", plutôt complet, écrit par quelqu'un qui a pratiqué, et réfléchi à sa pratique. Les billets techniques sont très clairs et éclairants. En trois jours, en consultant aussi de nombreux forums, je comprends ce que je dois faire. Deux jours encore pour choisir le matériel que je dois acheter, puis trois jours pour qu'il soit livré.

J'ai acheté un panneau photovoltaïque de 170 W, un régulateur de charge pour icelui, un chargeur de batterie sur secteur, un contrôleur de tension et de charge des batteries, un disjoncteur différentiel pour éviter l'électrocution en cas de fuite du 240 V vers la carrosserie, il n'y en avait pas ! Le transfo que je remplace par un chargeur avait brûlé, des pièces métalliques avaient fondu, le camion aurait pu brûler lui aussi.

Du 2 au 25 avril (article technique).

Il me faut plus d'une semaine pour installer tout ça, je suis d'une lenteur tout à fait remarquable. Par exemple, l'installation du contrôleur de tension me demande environ 8 heures : il y a 8 fils à brancher (mais aussi l'installation physique du contrôleur, et une foule de détails...).
J'ai remplacé les deux gros coupe-circuits associés chacun à un petit interrupteur par un seul coupe-circuit, qui à mon avis suffit largement.
J'ai fabriqué deux borniers, où se fixent les cosses des fils, en utilisant des pièces appartenant à des mécanismes de volets roulants électriques et à un cobra, dispositif de regroupement des câbles d'ordinateur sur un bureau, dont j'ai seulement utilisé la semelle. C'est d'ailleurs peut-être un boa. Ou un lampropeltis getulus, ou une vipère du Gabon.

Tout est prêt, je mets l'ensemble sous tension avant de replacer les fusibles...
Ça ne fonctionne pas ! Un relais bat dans le coupleur, la tension en sortie est fantaisiste. Le coupleur avait subi la surtension et la fonte du transfo, il a dû en être victime. Je vais en acheter un autre, je le branche, les symptômes sont toujours présents... Après une longue réflexion, je taille dans le vif : certains fils de masse me paraissent superflus, je rationalise par le vide, ça fait plus propre, et il me semble aussi que certains fils étaient mal serrés. Résultat : ça marche.
Il me restera à revendre un des deux coupleurs, en plus de deux régulateurs de charge qui me restent sur les bras...

Pendant quelques jours, je vérifie le bon fonctionnement des panneaux solaires, je règle les seuils de tension sur le chargeur et le contrôleur...

Toujours dans ma démarche d'amélioration continue et permanente, j'ajoute quelques petits éléments de confort au camion : une tablette sur le tableau de bord, des fixations des couvercles de casseroles qui jouaient aux cymbales (dispositif à breveter), et au-dessus du lit, au plafond, des rails pour ranger le plateau de la table, ce qui permet de libérer de la place derrière le siège du conducteur. Une amélioration notable consiste à ne pas emporter les vélos, qui nous ont principalement servi, jusqu'ici, à nous prendre des coups derrière la tête quand nous fermions les portes arrière du camion.

Le 21 avril, nous sommes prêts à repartir. Je m'accorde un jour de détente, puis nous laissons passer trois jours de pluie. Le mercredi 26 avril, nous repartons.

 

Publié dans Chroniques maxiennes

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Samedi 1er avril, le retour.

Publié le par Phaustroll

 

Au matin, il pleuvotte. Le système électrique du camion ne fonctionne plus. Nous rentrons à la maison.

Publié dans Chroniques maxiennes

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Vendredi 31 mars.

Publié le par Phaustroll

 

De Limogne-en-Quercy à Cahors.
Ou plutôt à Saint-Pierre-Lafeuille, à 10 km plus au nord, où nous trouvons un camping ouvert.

En début d'après-midi, j'ai remplacé le coupleur-séparateur, qui couple la batterie principale (celle du camion, qui sert par exemple à actionner le démarreur) et la batterie auxiliaire, alimentant le frigo, la pompe à eau de l'évier et les éclairages intérieurs, et permet la charge de l'une et l'autre par l'alternateur ou le panneau solaire selon des règles qui ne font pas rire le profane.

En réalité, le camping qui nous accueille est fermé, puisqu'il n'ouvre que le premier avril. Mais Martine, au téléphone, obtient qu'on nous accueille le 31 au soir : les tenanciers vont remettre à la veille ce qu'ils avaient prévu de faire le lendemain.
Ils s'excusent même de ne pas être tout à fait prêts, et nous remercient de leur avoir fait comprendre qu'ils n'étaient pas prêts. Les gros travaux entrepris cet hiver ont révélé que les tuyauteries d'évacuation des eaux usées étaient délabrées et devaient être entièrement remplacées, ce qui n'était pas prévu.

Vendredi 31 mars.

Le branchement électrique du camion sur le secteur ne fonctionne pas. La tension est présente jusqu'aux disjoncteurs de la borne, mais est nulle en sortie, ce qui est incompréhensible. Le campingueur me propose un branchement dont il est sûr, dans un cabanon. "C'est sûr, là, y a d'la tension", qu'il me dit. Peut-être même qu'y en a trop : une odeur de brûlé s'élève du placard dans lequel se trouve le transfo, je débranche immédiatement le câble. Nous dormirons sans frigo. C'est à notre portée.
Le soir, la pluie commence à tomber, ainsi que la foudre, à quelques dizaines de mètres de nous. Max gémit, ses oreilles ont dû souffrir.

 

Publié dans Chroniques maxiennes

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Jeudi 30 mars.

Publié le par Phaustroll

De Cajarc à Limogne-en-Quercy.

Beau matin ensoleillé et frais (y a pas d'gag).

Jeudi 30 mars.

Pendant que Martine franchit le Lot, je reste sur la rive droite.

Jeudi 30 mars.

Le nom de ce village m'évoque l'Afrique de l'Est...

Jeudi 30 mars.

 

Jeudi 30 mars.

 En février 2021, une Latoulzanienne a été tué dans l'effondrement de la falaise sur sa maison. L'investissement prévu pour la sécurisation de la falaise avait-il été réaffecté au remplacement des panneaux routiers ?

Jeudi 30 mars (billet en cours de rédactionnement).

 

Jeudi 30 mars.

J'engage la conversation avec un Latoulzanien.

Jeudi 30 mars.

 

 

Jeudi 30 mars.

Sur la rive gauche, Saint-Cirq-Lapopie. Ce village mérite le voyage ! À condition d'habiter pas très loin, faut pas déconner.

Jeudi 30 mars.

Je parcours le causse à la recherche d'un bivouac.
Je trouve un très beau lavoir olympique :

Jeudi 30 mars.

Nous nous installons dans un champ en bordure du GR.

Jeudi 30 mars.

 

 

Jeudi 30 mars.

 

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Solocal, un exemple de la pitoyable incompétence d'une entreprise.

Publié le par Phaustroll


Un exemple ne vaut que ce qu'il vaut (et réciproquement), et je me contente de décrire des faits.

Sur le site "Pages jaunes", je lis les mots "HDJ du Vercors - Centre de soin Psyschariques Emile Zola".

Toujours prêt à rendre service, je consacre 2 minutes à signaler les erreurs à M. & Mme Pages jaunes. Quelques jours plus tard, je reçois le message suivant de l'entreprise Solocal :

Information Importante

Référence du dossier : 8952215

Bonjour,

Merci de nous avoir transmis vos informations sur l'entreprise HDJ du Vercors - Centre de soin Psyschariques Emile Zola !

Cette demande a déjà fait l'objet d'un traitement par nos équipes.

Merci encore pour ces informations, elles sont utiles à tous !

Je vais lister les incompétences de Solocal :

  • erreurs typographiques, pour ne pas écrire "erreur typographiques"  (rien à dire, rien de scandaleux à faire 2 erreurs en 2 lignes) ;
  • publication de l'entrée erronée (tiens, pas de vérification avant publication ?) ;
  • suite à mon message, pas de correction (aucune organisation ne serait dédiée à la correction des erreurs ?) ;
  • réponse en forme de remerciement reproduisant les erreurs (la personne ayant pondu cette réponse n'a pas pris connaissance du problème, ni lu ce qu'elle avait écrit) ;
  • cette réponse, tout en reproduisant les erreurs, affirme que le problème a été traité.

Je serais heureux de connaître le contenu du dossier 8952215. Il me paraît probable qu'il y a confusion avec le dossier 8952216.

Cette entreprise m'amuse, je vais la recontacter.


La seule issue honorable pour Solocal serait de me montrer qu'il s'agit réellement d'un centre de soin psyschariques.


Le numéro de dossier m'amuse : Référence du dossier : 8952215

Déjà, dans les années 1970, la maison de disques Disjuncta numérotait ses disques 000001, 000002 (Heldon, Allez Téïa !), etc., laissant présager la production de centaines de milliers de disques.

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Mercredi 29 mars.

Publié le par Phaustroll


De Faycelles à Cajarc.

Mercredi 29.

Un chien se cache dans cette photo. Saurez-vous le trouver ?

Mercredi 29.

Mercredi 29.

Mercredi 29.

Les plus de 65 ans reconnaîtront aisément une
Ford Vedette :

Mercredi 29.

Dolmen de Pech Laglaire 2 (on se retient d'ajouter "Le retour") :

Mercredi 29.

Martine parcourt le causse, et pendanstan je suis le Lot, ses méandres, ses falaises :

Mercredi 29.

Mercredi 29.

J'arrive à Cajarc, village immortalisé il y a 40 ans par Coluche.

Mercredi 29.

Je cherche un emplacement, dans une véritable clavicule :

Mercredi 29.

Le thermomètre n'indique que sa propre température, mais quand même.

Nous camperons à proximité du Lot :

Mercredi 29.

Mercredi 29.

On croirait voir Napoléon contemplant les pyramides (Figeac n'est pas loin).

Mercredi 29.

 

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Mardi 28 mars.

Publié le par Phaustroll


Photos réglementaires du départ de Montredon :

Mardi 28.

Mardi 28.

Passé Figeac, j'arrive assez vite à Faycelles, très joli village :

Mardi 28.

Mardi 28.

Je reçois un appel de Max, avec une photo où il pose devant une Peugeot 202. Il a la flemme de la poster sur son blog.

Mardi 28.

Mardi 28.

Mardi 28.

Martine est attendue à côté de l'église :

Mardi 28.

Un chien se cache dans cette photo. Saurez-vous le trouver ?

Mardi 28.

 

 

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Un animal rare, mystérieux, festif.

Publié le par Phaustroll

 

Quel est cet animal ?

 

Un animal rare, mystérieux, festif.

 

L'honnêteté me conduit à préciser qu'il ne s'agit pas d'un point-virgule (animal sympathique, mais c'est pas lui).

 

Réponse prévue dans un futur indéfini (je ne vais quand même pas me contenter de donner le nom de la bestiole !)


L'indéfinition arrive à son terme.

Il s'agit d'un hyrax.

Peu de gens savent ce qu'est un hyrax. Par exemple, je ne le sais pas. C'est un truc comme sur la photo, j'ai pas bien plus de détails.

 

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Le Viet-Nam, pays martyr...

Publié le par Phaustroll


...ou comment j'ai découvert Nagui.

Janvier 1994, je passe deux jours à Marseille pour une formation professionnelle. Le premier jour, je me retrouve à l'hôtel vers 18 h. Je range mes affaires et me prépare à aller chercher un restaurant dans cette ville inconnue. J'allume distraitement le téléviseur réglementaire, et me trouve devant un jeu télévisé, animé par un gars sympa que je n'avais jamais vu. Normal, je regarde très rarement la télévision, jamais les jeux télévisés. Le jeu consiste en des questions de culture générale, sous forme de QCM, posées à la totalité de l'assistance.

 

« Quelle est la population du Viet-Nam ? »

 

Les 4 propositions sont :

 

  • 999 999 999
  • 73 584 022
  • 10-3
  • 2

 

Je rappelle aux étourdis que 10-3 est la forme pratique pour écrire « 1 millième ».

Les participants ayant répondu, l’animateur, retenant manifestement un fou-rire, s’adresse à un nommé Fabien (dont j’ai changé le nom, en réalité il s’appelle Alain) : « Alors, Yannick, le Viet-Nam compte 2 habitants ? » Le jeune interpellé rougit, bredouille "Ben y a eu la guerre." »

 

L’attitude ironique de l’animateur m’a plu, avec cette juste distance entre la moquerie, justifiée, et le respect, nécessaire.

 

Une heure plus tard, je parcours les vieilles rues de Marseille, à la recherche d’un restaurant. Un restaurant vietnamien attire mon attention, je scrute la salle à travers la baie vitrée… J’aperçois, en train de dresser les tables, deux personnes manifestement vietnamiennes : ils sont là, devant moi les 2 survivants !


 

Questionné par Nagui, José a déclaré être un étudiant en 2è année d’école d’ingénieurs. C’est probablement sa culture scientifique qui l’a retenu de répondre 10-3. Cette réponse aurait privé de chute ce billet.

 

 

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Remplaciation ou substituement ?

Publié le par Phaustroll

Trois fois n'étant pas coutume (jusqu'où m'arrêterai-je ?), je copie le message envoyé autant à l'instant qu'à Inter :

Je reviens à l'instant de l'écoute de La Terre au carré, où je viens d'entendre le verbe « substituer » malencontreusement substitué au verbe « remplacer » ! Les deux verbes ne sont en aucun cas synonymes, et employer l'un pour l'autre a deux conséquences fâcheuses (car une conséquence est souvent fâcheuse).

D'abord, les deux verbes ne se construisant pas de la même façon, quand on utilise l'un avec la construction de l'autre, on obtient un abominable salmigondis, appelé traditionnellement « gloubi-boulga », et même « barbarisme ». La conséquence en est une phrase incompréhensible.

Quand on substitue A à B, on remplace B par A. Mais quand on substitue B par A, que fait-on ? Il est impossible de le savoir... Substitue-t-on B à A, ou remplace-t-on B par A ?

Dans le premier cas, il reste B, dans le second il reste A. De plus, « remplacer » peut être employé de façon absolue (« il faudra remplacer cet hippopotame »), ce n'est pas le cas de « substituer » (la phrase « il faudra substituer cet hippopotame » est dépourvue de sens).

En résumé, il ne faut pas remplacer remplacer par substituer, ni substituer substituer à remplacer, il s'agit d'une atteinte autant à la langue française qu'à la rationalité (française également).

Publié dans Comme on nous parle

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Lundi 27 mars.

Publié le par Phaustroll

Je, Max soussigné, déclare que j'en ai marre d'écrire mon blog, et vous renvoie au blog de Mix (alias Michel)

clinamen.eklablog.com
onglet "Chroniques maxiennes".

Si j'ai des choses à dire, je les lui transmettrai, il vous les transmettra.



 

Lundi 27 mars

De Sénergues à Montredon, environ 40 km.

Lundi 27.

Lundi 27.

 Lundi 27.

 Arrivée à Conques.

Lundi 27.

Lundi 27.

Lundi 27.

Lundi 27.

Y a pas que les vieilleries qui sont jolies. Voici l'entrée de la mairie :Lundi 27.

Lundi 27.

Lundi 27.

Max est d'une corpulence fine. En 2009, nous avons eu du mal à passer sur ce pont en Mégane, avec quelques centimètres de chaque côté. Avec le camion, ce serait très facile, les roues sur les parapets.

Lundi 27.

Lundi 27.

Lundi 27.

Lundi 27.

Lundi 27.

Ici, on se croirait en Corse :

Lundi 27.

Je ne suis pas sûr que ça amuse mes amis corses.

Martine et Max devraient surgir de ce chemin :

Lundi 27.
Mais une variante mal signalée du GR65 les égare quelques kilomètres plus au sud. Nous nous retrouvons grâce à la photo d'une chapelle, Saint-Roch bien sûr, que Martine m'avait envoyée. Je m'y étais arrêté pour cause de panorama, et il m'avait fallu plusieurs minutes pour me rendre compte de la correspondance entre la photo et l'endroit où j'étais.

Lundi 27.

On ne voit manifestement pas la chapelle sur la photo précédente.

Je ne trouve pas d'endroit pour bivouaquer : l'agriculture occupe tout l'espace. De plus, Martine étant victime d'un orgelet, nous devons  descendre du plateau pour trouver une pharmacie. Puis nous passons Decazeville, pas très joli, pour nous arrêter à Montredon, pas très joli non plus, mais quand même. Nous campons au pied de l'église et des WC attenants.

Publié dans Chroniques maxiennes

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Dimanche 26 mars.

Publié le par Phaustroll

 Départ :

Dimanche 26 mars.
Arrivée à Sénergues.

Dimanche 26 mars.

Le billet d'aujourd'hui du Mix :

De Fonteilles à Sénergues.

Belle journée en perce pective.

Dimanche 26

Je trouve du pain dans le village de Campuac, environ 400 habitants, dont un jeune boulanger qui affiche dans sa boutique un drapeau bleu-blanc-rouge. Le bleu est constellé des étoiles du drapeau européen, le rouge de la croix occitane. Il est probablement heureux d'habiter son village, mais je le sens incapable de beugler "on est chez nous !" au milieu d'abrutis décérébrés. Je ne lui fais pas part de mes réflexions, sinon tacitement.
Je lui demande où trouver de l'eau pour remplir les jerrycans, il m'accompagne sur la place, fier de me montrer les nouveaux aménagements de la municipalité. Je ne retourne pas lui dire qu'il est impossible de glisser un jerrycan sous le robinet.

Dimanche 26

Je parcours le plateau à la recherche d'un point d'eau.

Dimanche 26

Dimanche 26


Oui, c'est bien de la neige à l'horizon nord : le Plomb du Cantal & montagnes environnantes.
À Golinhac, un quidam m'envoie au stade, où je trouve des robinets utilisables. Ce village de moins de 399 habitants est bien équipé, probablement grâce à la redevance versée par EDF pour son barrage sur le Lot.
Je suis rejoint par un vieil homme, qui, fier lui aussi de cet équipement moderne, me pousse à utiliser les WC. Il insiste, me montrant qu'ils sont installés dans le local de l'arbitre, ce qui explique que je ne les ai pas trouvés.

Dimanche 26

Il oriente la conversation vers la production d'électricité : il a manifestement été marqué par la construction du barrage, qui a dû bouleverser le paysage de son enfance. Il m'explique tout le bien qu'il pense des crues (que le barrage doit maintenant contenir). Il a d'ailleurs écrit un livre sur le sujet, mais c'était il y a longtemps, et il ne se souvient plus quels sont les nombreux avantages des crues.
Le plein effectué, je me mets à la recherche d'un bivouac.

Dimanche 26

Et je trouve un p'tit coin d'paradis, dans le village de Sénergues.
Le village :

Dimanche 26

Dimanche 26
Dimanche 26

Le p'tit coin d'paradis :

Dimanche 26
où j'installe mon bureau :

Dimanche 26
Le paradis est représenté ici par une abominable statue de la Vierge, nichée (sans niche) dans l'angle de la maison qu'on voit de la fenêtre de mon bureau.

Nous sommes sur le passage du chemin de Saint-Jacques. Une jolie petite église nous sépare des traditionnels WC publics propres et tout (non documentés ici) quasi systématiquement présents sur le tracé du GR65.

Dimanche 26

Après environ 20 km de marche, Martine & Max arrivent en milieu d'après-midi devant le camion. C'est l'avantage de l'appartement au pied des pistes.
Un couple, elle 82 ans, lui 93, nous racontent leur vie à Sénergues. Il était plâtrier-peintre-décorateur, et ce dont il est le plus fier est sa restauration de l'abominable Vierge censée décorer la place. Je réoriente la conversation avec une grande habileté (mon visage ne trahit pas mon opinion, ce que je ne sais pas toujours faire).

 

 

 

 

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25 mars, Fonteilles.

Publié le par Phaustroll

Le ciel est bien gris...
Belle grimpette dès la sortie d'Espalion.
Après 2 heures de marche, de nouveau la pluie, la grêle, le vent. Max pas content !
Je trouve un abri, sous le porche d'une église.

Samedi 25 mars.

Cette église est plus étanche que le K-Way de Martine. Elle appelle le Mix, qui retourne à Espalion compléter sa garde-robe.
La pluie cesse, nous repartons et croisons le Mix dans un hameau.
Quelques heures plus tard, nous retrouvons le Mix dans une forêt.

Samedi 25 mars.

Le billet d'aujourd'hui du Mix :

D'Espalion à Fonteilles (commune de Golinhac).

Il fait beau et chaud. Ou presque :

Samedi 25

Samedi 25

Aujourd'hui, je veux visiter le trou de Bozouls. Qu'est-ce que le trou de Bozouls ? Je ne sais pas, c'est pour ça que je veux y aller.
Eh ben c'est ça, pas un trou à proprement parler, mais c'est bien du domaine du cave surplombé par du vexe, avec au fond le Dourdou, rouge des sédiments ferreux :

Samedi 25

Samedi 25

(Malheureusement, le ciel gris écrase le relief).

Je suis secoué par des rafales de vent et une belle averse. Martine doit apprécier ses chaussures imperméables et son pantalon de pluie. Elle m'appelle justement, pour me faire part de l'inétanchéité de son K-Way et se réjouir de la présence d'une église. Max se réjouit encore plus.

À leur demande, je retourne à Espalion pour acheter un K-Way et une cape. À ma sortie d'Espalion, le soleil point, il n'y a plus d'urgence.

Ma route croise celle de M & M à Verrières. Ce hameau mérite une visite, et moi je mérite de le visiter.

Samedi 25

Samedi 25

Samedi 25

Samedi 25

Je croise Max qui sort du hameau, accompagné de Martine, avant de reprendre la route.
Estaing au bord du Tlo :

Samedi 25

La route débouche sur un plateau environ 300 m plus haut.

Samedi 25

Je trouve un emplacement pas loin du GR.

Samedi 25

 

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24 mars, Espalion.

Publié le par Phaustroll

Dehors, un paysage enneigé à perte de vue.
Nous ne marchons donc pas, je comprends que Martine envisage de revenir faire cette étape à la belle saison.
Petite visite de Saint-Côme-sur-Olt, célèbre pour son clocher tors :

Vendredi 24 mars.

Malgré le parapluie, j'apprécie pas trop la visite du village sous la pluie.

Vendredi 24 mars.

J'apprends l'expression "tenir le haut du pavé".

Vendredi 24 mars.

Nous arrivons à l'étape du jour, Espalion, que nous visitons aussi. Martine s'achète un pantalon de pluie et des chaussures du même acabit. Rien pour me protéger, moi.
Nous dormons sur un parking au bord du Lot. C'est là, au fond :

Vendredi 24 mars.

Le billet d'aujourd'hui du Mix :

Nos duvets sont vraiment de bonne qualité. Même Max n'a pas eu froid.
Pas de marche prévue dans la neige, nous avançons en camion...
Un grand bâtiment, sinistrement gris dans la neige, nous rappelle le film Shining.
Ou plutôt me rappelle Shining : Martine ne voit pas le rapport.

Vendredi 24

Et ça ne s'améliore pas au virage suivant, ces bâtiments nous apparaissent lugubres.

Vendredi 24

La route descend, de 1200 m à 300 m d'altitude.
Nous faisons un petit tour dans les rues de Saint-Côme-d'Olt.
Olt, c'est le Lot. Ça aurait pu être Otl. Ou Lto.

Vendredi 24

Vendredi 24

Vendredi 24

Vendredi 24

Vendredi 24 

Vendredi 24

Puis nous arrivons à Espalion, où nous passerons la nuit. C'est au bord du Tol.
 

Vendredi 24

Y a un pont, qui n'abrite pas de la pluie.
 

Vendredi 24

Martine s'achète des chaussures et un pantalon imperméables.
Le vendeur vient de Marseille, où il ne supportait plus l'insécurité. Ici, ses vêtements sont exposés dans la rue, sans surveillance particulière, il apprécie.

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23 mars, Nasbinals.

Publié le par Phaustroll

 

Nous partons tôt, Martine s'est bien équipée, elle doit prévoir du froid : gants, K-Way, bâtons fourrés. Départ immédiat, le GR est juste là ! Martine a l'air contente.
Jeudi 23 mars.

Jeudi 23 mars.

J'ai regardé le tableau de bord avant de sortir : altitude 1166 m, 3 degrés. Martine me dit que des averses sont prévues dans la matinée.
Ça ne rate pas : vers 10 h, il pleut vraiment fort, il y a même de la grêle, je ne connaissais pas. Martine enfile une cape pour protéger le sac à dos. Je n'aime pas ça, ni la pluie, ni la grêle. De toute façon, j'aime pas l'eau ! Et en plus de grosses rafales de vent, et la cape qui claque à tout bout de champ, j'ai commencé à baliser grave. Je me suis mis à me cacher un peu n'importe où... Compostelle, oui ! La grêle, je refuse !
Vers midi, on était trempés, on s'était abrités dans un bosquet un peu à l'écart. Le GR longeait une petite route, et là qui je vois qui passe ? Le Mix, dans le camion ! Ni une ni deux, je galope derrière le camion pour l'arrêter, j'ai plus envie de marcher ! Mais il ne me voit pas, il continue...
Martine l'appelle, il y a du réseau, c'est inespéré (je ne comprends pas bien). Quelques minutes plus tard, le camion réapparaît. Je me roule sur mon tapis, je suis bien, je m'endors.
Une heure plus tard, il se met à neiger.
Nous roulons beaucoup cet après-midi, je ne comprends pas tout... Le soir, nous arrivons à Nasbinals, nous dormons sur une place, dans la neige.
La photo, c'est moi, bien à l'abri dans le camion.

Jeudi 23 mars.

Le billet d'aujourd'hui du Mix :

Jeudi (y a pas d'gag).

Je n'ai pas besoin de me préparer pour le départ de Martine : nous sommes au bord du GR.

L'étape prévue est Aumont-Aubrac. Wikipédia apprend, entre autres, que la guerre de 39-45 n'a causé aucune victime dans le village, et que Didier Barbelivien y est né. Je m'efforcerai de déterminer la relation entre ces deux faits aussi étonnants l'un que l'autre.
Armé d'une carte routière et d'un navigateur GPS, je prends la route pour Aumont-Aubrac. À gauche de la route principale (Le Puy - Rodez), une petite route est plus proche du GR, c'est elle que je choisis.
La pluie commence à tomber, je m'en fous, je suis à l'abri.
Tiens, le téléphone sonne... Il y aurait du réseau ?
Martine m'a vu passer devant elle, que je n'ai pas vue, abritée dans un bosquet. Elle veut maintenant s'abriter dans le camion, à la demande de Max.
Le programme de la journée est donc modifié. Comme la batterie auxiliaire du camion donne des signes de faiblesse, nous décidons d'aller la faire expertiser à Millau, à 100 km d'ici par une autoroute (gratuite, Popeck serait le premier à vouloir en profiter). Le ciel est triste.

Jeudi (y a pas d'gag).
Et la neige se met à tomber, à recouvrir la campagne et la chaussée. Nous arrivons à Millau à faible vitesse, nous faisons rapidement remplacer la batterie, puis nous rentrons à allure modérée, les chasse-neige étant entrés en action.

Pas d'endroit accueillant à Aumont-Aubrac, nous poursuivons vers l'ouest. L'Aubrac est beau sous la neige.

Jeudi (y a pas d'gag).
À Nasbinals, nous nous arrêtons sur une place au milieu du village.

Jeudi (y a pas d'gag).
Puis nous visitons le village.

Jeudi (y a pas d'gag).

Jeudi (y a pas d'gag).

 Jeudi (y a pas d'gag).

Jeudi (y a pas d'gag).

Jeudi (y a pas d'gag).

Jeudi (y a pas d'gag).

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22 mars, Saint-Alban-sur-Limagnole.

Publié le par Phaustroll

 

Le ciel est dégagé, il a gelé cette nuit, Martine a froid.

Mercredi 22 mars.

Mercredi 22 mars.

Mais le vent pousse sur le plateau les nuages des vallées :

Mercredi 22 mars.

Le Mix nous conduit à la sortie de Saugues, et nous voilà partis pour environ 24 km.

Mercredi 22 mars.

Mercredi 22 mars.

Nous parcourons un vaste plateau, avec pas mal de marche sur du goudron.

Nous retrouvons le Mix qui a garé le camion dans les bois, un peu avant Saint-Alban-sur-Limagnole, juste à côté du GR65.

Mercredi 22 mars.

Le billet d'aujourd'hui du Mix :

Mercredième journée.

Ciel bleu, froid piquant...

Je dépose les randonneurs à la sortie de Saugues, sur un chemin de terre, pour leur éviter quelques kilomètres sur le goudron. Étonnamment, ça n'a pas été très facile de trouver le chemin.

Une petite sculpure est exposée dans un hameau, au bord du GR :

Mercredième journée.

 

Je retourne à Saugues. Il faut remplir les jerrycans, faire quelques courses, et je veux aussi voir quelques sculptures en bois qui longeaient le GR65 à l'entrée du village.

Je comprends pourquoi le GR a été difficile à trouver, alors qu'il est très bien indiqué. Il est trop bien indiqué :

Mercredième journée.

La grande sculpture d'un pèlerin attire l’œil à droite, alors que le chemin est à gauche, comme l'indique son bras, autant que le balisage sur le poteau.

Mercredième journée.

Mercredième journée.

Mercredième journée.

Mercredième journée.

Mercredième journée.

Mercredième journée.

Un faux lavoir en bois !

Mercredième journée.

Nous avons consommé environ 90 l d'eau en 3 jours. Et ici, il a fallu pomper !

Mercredième journée.

En route pour trouver le bivouac du soir.

Mercredième journée.

Une étape remarquable, "Le Sauvage", énorme bâtiment de granit :

Mercredième journée.

Et la traditionnelle chapelle Saint-Roch :

Mercredième journée.

avec son petit refuge, une salle ouverte à tous avec une grande table, des chaises et des cierges.

Mercredième journée.

Saint Roch est le patron des pèlerins, il a semé des chapelles le long du GR65.

Bivouac en forêt, au bord du GR.

Petite visite à la métropole locale, Saint-Alban-sur-Limagnole.

Le basalte a disparu : rien que du granit, avec quelques inclusions de grès rouge.

Mercredième journée.

Pour ce qui est du grès rouge : rouge, c'est sûr. Du grès, chus moins sûr... P't'êt' ben que toute l'église est en grès.

 

Publié dans Chroniques maxiennes

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Mardi 21 mars, Saugues.

Publié le par Phaustroll

Mardi 21 mars.

Bon, là on s'est améliorés : Martine a pris ses bâtons, et tout de suite je vois la différence, elle marche plus vite !
Il fait plutôt frais m'a dit Martine (je ne comprends pas bien ce que ça veut dire), le ciel est gris, les paysages sont plus ternes qu'hier.
Nous peaufinons notre méthode d'évitement des chiens, et Martine avec ses bâtons fait encore plus peur qu'hier avec ses seuls bras. Même moi j'ai la trouille.
C'est une journée de marche un peu banale, avec une belle montée à la sortie de Monistrol-d'Allier, Martine en est réchauffée.

Mardi 21 mars.

Arrivée à Saugues, je commençais
à en avoir marre :

Mardi 21 mars.



Le billet d'aujourd'hui du Mix :

Deunième journée.

De Saint-Privat-d'Allier à Saugues - 19 km - 6 h.

Deunième journée.

Pendant presque toute la journée, le temps est gris, comme les colonnes basaltiques et les maisons en pierres du même acabit.

Monistrol-d'Allier est presque sinistre, avec ses maisons grises au milieu de roches grises, sous un ciel gris.

Deunième journée.

M & M marchent quelque part dans cette campagne. Ici, ça monte bien !

Deunième journée.

Saugues est un bourg agrémenté de millions de sculptures en bois, certaines étant plutôt jolies.

Deunième journée.

 

Deunième journée.

Y a du mieux : cette photo était  précédemment orientée vers la droite.

Le village est construit en granit,

Deunième journée.

avec un peu de basalte quand même :

Deunième journée.

On se croirait à Glasgow (sauf qu'à Glasgow c'est la fumée du charbon, depuis la première révolution industrielle, qui a noirci les façades)..

Et même dans les îles Hébrides :

Deunième journée.

Émeline nous à fait découvrir la même sculpture en bois 2500 km plus au nord.
D'ailleurs, celle-ci est au pied de la Tour des Anglais :

Deunième journée.

Bon, fini le tourisme, je trouve un champ assez plat et horizontal, et j'arrive à cacher le camion au milieu d'arbustes non identifiés.

Deunième journée.

Deunième journée.

Je vais à la rencontre de Martine à vélo, quelle aventure !

Deunième journée.

 

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Heures supplémentaires ?

Publié le par Phaustroll

 

Quand j’étais au service Mécanique, y’avait 80% de graissages, 20% de remplacements de filtres, plus tout le reste !

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Méli-mélo 001

Publié le par Phaustroll

 

Gabaliouchtou prépare un café à la turque. Petit mot gentil de Grabadu :

Alors, tu te fais ton café tartare ?

 

 

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Le bon sens de Grabadu

Publié le par Phaustroll

 

Pour qu’il gèle, y’a intérêt à ce qu’il fasse sacrément froid.

 

 

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À boire et à manger

Publié le par Phaustroll

 

Vous connaissez sans doute les aimables plaisanteries "Le Chef ne boit pas, il se désaltère. Le Chef ne mange pas, il se restaure".
Grabadu est encore plus inventif :

Le Chef ne boit pas, il se restaure.

 

 

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Informatique pratique.

Publié le par Phaustroll

 

Grabadu ne maîtrise pas son ordinateur, je lui montre pas à pas comment il doit faire, mais il n'en fait qu'à sa tête, par exemple quand je lui demande d'appuyer sur la touche F1. Je croyais naïvement qu'appuyer une fois était sous-entendu, mais il appuie deux fois, il faut de nouveau recommencer une longue série d'opérations.

 

- Bon sang, tu as appuyé deux fois sur la touche F1 !

- Quoi, j’ai appuyé trop fort?

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20 mars, le grand jour !

Publié le par Phaustroll

 

Le grand jour !

Lundi 20 mars. Du Puy-en-Velay à Saint-Privat-d'Allier.

Première mise en pattes. Après la photo sous le panneau "Saint-Jacques-de-Compostelle 1522 km", une bise au Mix, et c'est parti !
Ça commence par une belle montée qui coupe les pattes de Martine. Elle regrette déjà d'avoir oublié ses bâtons.

Et puis nous débouchons sur le plateau de Haute-Loire :

Le grand jour !

Nous traversons des hameaux dans lesquels les chiens ne sont pas attachés, et parfois ils sont 3 ou 4 à venir nous tourner autour, avec des pensées pas toujours sympa... Au début, Martine me mettait en laisse à chaque entrée de hameau, avant de s'apercevoir que c'était dangereux pour elle autant que pour moi. Je lui ai donc proposé une stratégie, qu'elle a adoptée avec dans le regard une lueur d'admiration pour moi : elle me laisse libre, et dès que des chiens s'approchent de nous, je cours en avant et Martine repousse les chiens, puis me retrouve à la sortie du hameau.

Je trouve les paysages très jolis, Martine me dit qu'elle aussi. J'ai plein de choses à renifler et à voir, Martine s'occupe de trouver le bon chemin. "Rouge et blanc", elle dit parfois. Il faut que je vous dise un truc : je me suis aperçu que Martine n'avait absolument pas le sens de l'orientation. Parfois, je vois bien qu'elle hésite longuement aux carrefours.

Au lac de l'Œuf, grand moment d'hésitation... Puis elle voit les marques rouge et blanc sur un arbre, nous voilà repartis, et de nouveau le balisage sur un arbre. Mais dans l'après-midi, Martine ne voit plus où nous sommes, les repères sur la carte sont invisibles sur le territoire. Martine est obligée de téléphoner au Mix, heureusement qu'il y a du réseau (je ne sais pas bien ce que ça veut dire, mais ça a l'air important). Nous étions 4 km trop au nord. Il n'y a pas que le GR65 par ici, nous avons suivi le GR40. Et personne sur le chemin pour nous renseigner...

Le Mix a caché le camion sous des arbres. Je suis détaché, j'explore les environs, ça sent la bête sauvage. Le lapin, principalement.

Le billet d'aujourd'hui du Mix :

Unième journée - J moins zéro

Du Puy à Saint-Privat-d'Allier - 23,5 km, 6 h.

Départ de la rue Saint-Jacques. L'émotion est à son comble (voir la première photo, ci-dessus).

Saint-Privat-d'Allier est un joli village, bâti sur un relief volcanique.

Unième journée - J moins zéro

Je cherche un endroit pour le bivouac du soir. Le plateau de Haute-Loire est calme et serein sous le ciel bleu.

Unième journée - J moins zéro

Unième journée - J moins zéro

 

Suite à une erreur forcément regrettable, M & M se retrouvent à 4 km au nord de la destination prévue. Mesures prises pour éviter qu'un tel drame se reproduise : avant de suivre un balisage, s'assurer qu'il s'agit du bon GR. Ici, le GR65 se mélangeait avec le GR40. Et je me suis aperçu que la carte de chaque étape qu'utilise Martine est au 1/150 000, alors que celle que j'utilise moi est au 1/50 000. Il m'est facile de lui montrer où elle s'est trompée. Et tous les soirs je photographie les cartes au 1/50 000 avec son bigophone, et non pas avec son bigorneau, imbécile de complétion automatique.

 Nuit à Marcœur

Nuit à Mercœur, dans les bois, à une altitude fondamentalement desprogienne : 1 111 m.

Oh !

La canicule nocturne se limite à 3 degrés, très supportables : nos duvets se révèlent de bonne qualité.

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Mon premier article !

Publié le par Phaustroll

 

Mars 2017.

Dans 5 dodos, je m'en vais à Saint-Jacques-de-Compostelle !

Ouais, à pattes.

Avec Martine, à pattes également.

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    Surtout le premier : il parle de moi !

     

C'est mon premier blog, mon premier article, et je suis impatient d'aller frotter mes coussinets sur le GR65.

Mon premier article !

Merci Stann d'avoir pris l'empreinte de ma patte.

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Nouilles : face à la bêtise, y a pas toujours du boulot.

Publié le par Phaustroll

 

Non, y a pas de boulot pour faire comprendre qu'il n'y a aucun décès lié à la consommation de nouilles. Il semblerait que les "milieux anti-nouilles" restent calmes, malgré le fait que sur les 500 000 morts en France pendant les 12 derniers mois, 98 % avaient consommé des nouilles peu de temps avant leur décès.

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Vaccinations : face à la bêtise, y a du boulot !...

Publié le par Phaustroll


... mais certains ont commencé à le faire.

Oui, y a du boulot pour faire comprendre qu'il n'y a aucun décès lié à la vaccination contre l'épidémie. Il semblerait que les "milieux anti-vaccin" s'excitent, mais d'une façon générale (voire unanimement, une rapide recherche sur Internet le montre), les titres de la presse disent clairement qu'on n'a rien décelé d'anormal.

J'ai trouvé un article qui explique très clairement la situation.

Attention, cet article s'adresse expressément à l'intelligence humaine, vous le lirez à vos risques & périls.

https://www.techno-science.net/actualite/deces-causes-par-vaccin-contre-covid-19-attention-fausses-correlations-N20389.html

 

Des millions de personnes seront bientôt vaccinées contre le COVID-19. De ce nombre, des milliers tomberont gravement malades, d'autres mourront... sans que le vaccin n'ait quoi que ce soit à y voir.

Si on distribue un médicament ou un vaccin à un aussi grand nombre de personnes, on s'attend inévitablement à ce que des décès surviennent dans les semaines suivantes. Pas à cause des risques du vaccin, mais plutôt à cause des simples lois de la statistique.

En effet, si par exemple on regroupe 3 millions de personnes en occident, vaccinés ou pas, et qu'on les observe sans intervenir, on s'attend à ce que 6900 personnes âgées de 20 ans et plus fassent un premier infarctus aigu du myocarde au cours de l'année suivante. Ou environ 575 dans le mois suivant.

Sur un mois, quelques 1300 nouveaux diagnostics d'insuffisance cardiaque et plus de 2600 de cancer (tous types confondus) seront également établis. Et environ 1900 de ces trois millions mourront, sans que personne ne le remarque, puisque c'est la proportion de personnes qui meurent, toutes causes confondues.

Sur 3 millions de personnes, en un mois...

575 feront un premier infarctus.
1300 auront un diagnostic d'insuffisance cardiaque.
2600 auront un diagnostic de cancer.
1900 seront décédées.

Résultat, si vous administrez un vaccin à ces 3 millions de personnes, il y a un risque réel que certains de ces infarctus, de ces diagnostics de cancer ou de ces décès, soient attribués au vaccin par des parents ou des amis. "Il a reçu le vaccin, et un mois plus tard, il était mort." Raisonner de cette façon serait un exemple d'une erreur classique, connue des amateurs de chiffres sous le nom de fausse corrélation: lorsque deux événements semblent liés alors qu'ils ne le sont pas.

La clé sera de savoir s'ils tombent malades à un taux plus élevé que la normale une fois qu'ils ont été vaccinés. Si une hausse anormale survenait, les autorités réglementaires pourraient intervenir pour suspendre la vaccination ou même retirer le vaccin. Les indications sur les médicaments sont régulièrement revues après qu'ils aient commencé à être utilisés à grande échelle.

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Mathématriques.

Publié le par Phaustroll

 

Oui, certain journaliste d'Inter mériterait un coup de trique pour ne pas vouloir dépasser le niveau de mathématiques du CM2.

Le même jour où on apprend que les élèves des CM2 français sont à la traîne (euphémisme !, merci Nikole) en mathématiques, un correspondant d'Inter en Asie compare l'Inde et l'Europe en matière de population à vacciner. En résumé : "c'est pareil, mais vu la différence de population, faut ajouter des zéros pour décrire la situation en Inde".

"Ajouter des zéros", formulation peu mathématique, ça doit vouloir dire "multiplier par 100, 1 000, 10 000..." N'accablons pas le journaliste, limitons-nous à "ajouter 2 zéros" dans chaque situation.

La population indienne est d'environ 1,3 milliards d'habitants, celle de l'UE environ 450 millions, celle de l'Europe au sens large environ 700 millions.

Il s'agit donc de multiplier les nombres par 2 ou 3, et non par 100.

 

 

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Les vieux peuvent bien mourir.

Publié le par Phaustroll

 

On entend trop souvent l’argument selon lequel les personnes mourant de la covid étant majoritairement âgées, la maladie leur enlève peu d’années de vie. Corollaire : finalement, cette maladie n’est vraiment pas grave (le personnel soignant appréciera, ainsi que les malades et leurs proches).

Il s’agit d’une confusion entre espérance de vie à la naissance et espérance de vie à un âge donné. Plutôt que de trépigner, les personnes qui ne comprennent pas la différence peuvent se renseigner, Internet ne sert pas qu'à colporter anonymement des saloperies.

En France, l’espérance de vie à la naissance est d’environ 83 ans (source INSEE). À 80 ans, cette espérance de vie est de 11 ans (source Eurostat), et non de 3 ans comme veulent le croire les esprits superficiels.

Une personne âgée de 80 ans qui meurt de la covid perd donc en moyenne 11 ans de vie, et non 3 ans (les personnes âgées apprécieront).

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Sophia Aram – Respect vs liberté - Le petit cœur fragile des croyants.

Publié le par Phaustroll

 

Je suis très réticent à envoyer un message en disant "à diffuser", ou à le copier sur ce blog, mais... J'ai bien l'impression qu'il est nécessaire de faire partager ce texte de Sophia Aram. Je m'apprêtais à le commenter, mais je ressens combien il mérite qu'on en dise "il se passe de commentaires".
Il n'est pas impossible qu'il puisse aider des enseignants.

https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-sophia-aram/le-billet-de-sophia-aram-02-novembre-2020



Sophia Aram – Respect vs liberté
J’ai bien écouté tous ceux qui sentent blessés par les caricatures, j’ai entendu tous les commentateurs, les dirigeants étrangers, les manifestants de tous poils nous expliquer que la France, les français et Charlie Hebdo sont racistes… c’est pourquoi j’ai essayé d’imaginer un monde merveilleux.

Un monde dans lequel le respect des autres l’emporterait sur la liberté d’expression. Bien sûr tout le monde aurait le droit de penser et de croire en ce qu’il veut, ce qui existe déjà. Bien sûr il serait interdit d’appeler à la haine contre un groupe d’individus en raison de ses croyances, sa couleur de peau ou ses origines, ce qui existe déjà.

La seule chose qui changerait, c’est une toute petite chose toute mignonne, de rien tout. Un tout petit effort qui consisterait à arrêter de dire des choses qui pourraient blesser le petit cœur fragile des croyants. 

Il suffirait simplement d’arrêter de se moquer et de critiquer juste pour éviter de blesser. Ce n’est pas compliqué. 

Voilà, voilà, je vais faire la liste…

Pour une partie des musulmans, on a compris, il faut arrêter de caricaturer le prophète, certains en profitent pour dire que l’homosexualité étant proscrite, ce serait sympa que les homosexuels cessent de se tenir la main ou pire, de s’embrasser en public. C’est pas grand-chose. 

J’ai des catholiques qui les rejoignent en réclamant l’interdiction de ce qu’ils appellent le « mariage gay » comme ils l’avaient déjà demandé. 

Certains juifs ajoutent l’adultère. Donc, si les couples adultérins mais aussi, ce qui va de soi, les incitations à la débauche, les cinémas porno, les livres de cul et les boîtes à partouze pouvaient cesser ce serait chouette, c’est pas faute de l’avoir déjà dit.

Aïe, petit problème avec les raëliens qui considèrent la partouze comme acte sacré….

Je suis embêtée. Faudrait qu’ils demandent aux musulmans, aux juifs et aux catholiques s’il est possible d’organiser un moratoire sur la partouze. L’avantage, c’est qu’ils ont toute la période du confinement pour décider… 

MINCE ! J’avais oublié les hindous, ils insistent pour qu’on libère les vaches. Au moins ça, c’est pas compliqué, suffit d’ouvrir les enclos… Et d’arrêter de manger un animal sacré ou au moins essayer de le faire discrètement, en évitant d’afficher la viande de bœuf dans les menus.

Sans surprise, les végétariens se joignent à eux, ce qui vous laisse quand même le poisson et les œufs… si les vegans et les végétaliens ne venaient pas justement demander à ce que l’on respecte le monde animal dans son ensemble. Voilà. 

D’ailleurs, s’il y a des auditeurs qui ont des croyances particulières comme l’interdiction de mettre des raisins secs dans le taboulé ou autres, quelles que soient vos croyances, nous ferons en sorte de les respecter, de ne pas les caricaturer et de ne pas s’en moquer et surtout de ne pas tomber dans la “taboulétophobie d’État“ sur une antenne publique.  

D’ailleurs les croyants étant de plus en plus nombreux à penser que le respect est plus important que la liberté d’expression, le plus simple serait que je ferme ma gueule définitivement en invitant toutes les personnes respectueuses à en faire autant. 

Ce qui ne nous empêchera pas de penser ce qu’on veut, mais la seule toute petite chose de rien du tout, … c’est qu’on n’aura plus le droit de le dire. Amen. 

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L'après-midi d'un (télé) faune.

Publié le par Phaustroll

 

Hier dernier au bureau, dans une entreprise moderne (mais pas trop).

 

On me signale scribalement le dysfonctionnement, suite à un mauvais contact, d'un téléphone situé au fin fond d'un obscur local d'un bâtiment industriel. Je maudis (forfaitairement, 7 générations), le maladroit qui ne sait pas que ce problème est traité par ce qu'on appelle vulgairement une hotline, que ma conscience professionnelle me pousse alors à appeler (il s'agit avant tout de sécurité). Je fournis (presque) tous les renseignements nécessaires : le bâtiment, le local, la référence du téléphone à dépanner (mais pas son numéro d'appel), le numéro de téléphone de mon bureau.

 

 Je passe une bonne nuit.

 

 Cet après-midi au bureau, je reçois un appel me demandant si mon téléphone fonctionne bien. Je réponds que la semaine dernière j'avais juste évoqué un mauvais fonctionnement du haut-parleur, problème totalement étranger à celui que j'ai signalé hier. Mon locuteur triomphal brandit oralement le numéro de dossier de ma demande et m'annonce qu'il va régler le problème dans les minutes qui suivent.

- Oh là du calme ! y a pas de numéro de dossier j'ai juste dit que mon haut-parleur marchait pas. Mais le numéro que vous me disez c'est çui du dossier du téléphone qu'a un mauvais contact dans le local obscur du bâtiment industriel.
- Bougez pas j'arrive", il beugle.

Quelques minutes plus tard surgit le technicien, armé d'un téléphone neuf et d'une fiche où sont reportés tous les renseignements que j'avais fournis à la hotline.
"C'est vous qu'avez un problème de téléphone ?", il me demande en me montrant sa fiche, où sont clairement indiqués un bâtiment et un local qui ne sont manifestement pas ceux de mon bureau.
- Oui", je lui tac-au-taque, "même que j'ai indiqué le bâtiment (industriel) et le local (obscur) où qu'il est caché, z'avez qu'à lire, et faut vous dépêcher, y faisait de drôles de bruits, doit plus en avoir pour longtemps".
" Ah mais c'est qu'y a pas son numéro, alors chais pas où il est.
- Maissi, l'est là, c'est écrit, le bâtiment industriel, le local obscur, m'enfin...
- Ouais mais y faut le numéro de téléphone.
- Ben c'est pas la peine y a le bâtiment et le local sur la fiche.
- Ouais mais bon ben je vous le remplace".

Il se jette sur mon téléphone et le remplace.

" Z'auriez pas le même en rose ?" est la seule chose que je trouve à dire pour exprimer l'absurde de la situation.
" Z'avez qu'à prendre une bombe", il me dit, puis s'en va en me promettant d'aller plus tard s'occuper du téléphone industriel dans le local en panne du bâtiment obscur.


 

 

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La qualité et la quantité

Publié le par Phaustroll

 
 
Culture d'entreprise, ouverture aux autres, convivialité : pour diverses raisons toutes plus meilleures les unes que les autres, notre équipe se rend dans une autre usine du Groupe. La matinée est consacrée au voyage, puis à la visite.

Le repas de midi a lieu dans un Centre de Vacances du Groupe, malgré un appel à la grève lancé par le syndicat majoritaire. Le personnel nous accueille avec un apéritif chaleureux. Le repas est soigné, autant que la décoration de la table et celle des assiettes. Tout cela respire la volonté de faire plaisir aux visiteurs.

Béatitude...

À la fin du repas, Gabaliouchtou se lève pour annoncer d'un ton solennel autant qu'ému : "je tiens à vous signaler que ce repas a été préparé par du personnel en grève". Émotion, digestion, reconnaissance, tout le monde se tait en rêvant à ce monde de fraternité ouvrière que nous sommes en train de cotoyer.

Grabadu (oui, celui-là même qui nous avait avoué "en mai 68, j'ai fait grève, j'étais bien obligé"), Grabadu rompt ce silence ému :

"Eh ben, c'était copieux !"

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Que le monde est petit !

Publié le par Phaustroll

 

Un matin d'hiver, la semaine de travail reprend après neuf jours de repos. Grabadu arrive au boulot en même temps que moi. Il me parle de ses vacances à Megève, en m'annonçant fièrement qu'il a fait du ski et qu'il est allé au cinéma...

Il est 6 heures, l'équipe est réunie autour de la grande table du briefing. Face à Grabadu, Gabaliouchtou cherche quelque chose dans une poche de sa veste... puis dans une autre... Il ne trouve pas, et l'air excédé, il finit par vider ses poches sur la table. Au milieu de divers objets, un ticket de cinéma. Grabadu, estomaqué, incrédule, lui demande :

Toi aussi tu es allé au cinéma à Megève ?

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Où l'on reparle de l'eau sèche

Publié le par Phaustroll

Gabaliouchtou revient d'un voyage dans le Sahara. Grabadu, admiratif, un peu envieux, le questionne :

Et vous avez eu beau temps, pas trop d'pluie ?

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Y a un melon.

Publié le par Phaustroll

 

Y a un melon.
Faut le couper.
5 personnes en mangeraient bien une tranche. Raison de plus pour le couper.
En combien de tranches faut-il le couper ?

Grabadu réfléchit longuement, puis donne la solution :

Faut le couper entier.

 

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Tite Live, historien anglais.

Publié le par Phaustroll

Deux-fois n'est pas coutume, je copie le message que je viens d'envoyer à France Inter : cette radio m'a écorché les oreilles, ce scandale ne doit pas rester sans réponse :

À une époque où nous sommes submergés d'anglicismes, dont certains sont justifiés (mais pas la majorité, loin de là), j'ai été stupéfait d'entendre sur votre antenne, ce samedi 25 avril, pendant le flash de 9 h, la phrase suivante : "Le concert de Céline Dion a été repoussé sans qu'aucune date n'ait été précisée". Pourquoi votre intervenant (journaliste ?) n'a-t-il pas utilisé l'expression "sine die" ? Faites circuler dans vos locaux l'idée que cette expression est de langue anglaise, vous verrez, elle se répandra vite !

Le latin est tellement familier à nos journalistes qu'on entendait récemment (50 ans maximum) parler de Tite Live, les deux "i" prononcés à l'anglaise comme dans direct live.

 

 

 

Publié dans Comme on nous parle

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Le sens des mots, l'expérience des choses.

Publié le par Phaustroll

 

C'est un lieu commun de dire que trouver un sens à mot, c'est faire un rapprochement entre la chose qu'il désigne et notre expérience individuelle.

Entendre quelqu'un se tromper sur le sens d'un mot éclaire sur l'expérience de cette personne, et ce peut être amusant, triste, affligeant, touchant.

  • Sur Arte, à propos du gouvernement polonais qui aurait changé de point de vue à propos de l'Europe :

    Ils ont changé de braquet.

    Nul doute que la journaliste n'a jamais pratiqué la bicyclette à vitesses, ou alors elle ne comprenait pas à quoi servaient les vitesses.

     
  • Pendant le Tour de France, le mot col est devenu pour les journalistes synonyme de montée. Les deux mots ne signifient pas la même chose, il suffirait d'envoyer un journaliste se dégourdir les jambes en montagne pour l'en persuader.
    Je ne définirai pas la notion de montée, je me sens un peu flemmard ce matin. Mais la définition de col est plus amusante.
    Un col, c'est un point relativement bas d'une ligne de crête.
    C'est haut, une ligne de crête, c'est même plus haut que beaucoup de ce qui est autour. Une ligne de crête sépare deux flancs d'une montagne. Si on veut passer d'un flanc à l'autre d'une montagne, on peut monter tout au sommet de la montagne, et redescendre de l'autre côté. En général, c'est très beau, demande beaucoup d'efforts, et on est content de la balade. On peut aussi, quand on est contrebandier et qu'on a un mouton sur l'épaule, préférer le moindre effort. Et là, on choisit de franchir la ligne de crête par un col (sauf si on a peur que les douaniers nous y attendent).
    Je propose aux journalistes ne ressentant pas bien cette différence de gravir le Mont Ventoux, à bicyclette de préférence, l'expérience imprégnera mieux leur mémoire. Arrivés au sommet du Ventoux, ils auront parcouru une montée, et ne seront en aucun cas arrivés à un col.

La matière s'accumulant tous les jours, ce billet sera alimenté en continu. Ou pas.

Publié dans Comme on nous parle

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Mon barbarisme, il est plus gros que le tien !

Publié le par Phaustroll

 

Ce matin, sur l'antenne de France Inter, la journaliste Léa Salamé interroge Augustin de Romanet, PDG d'ADP.

À trois reprises, Léa Salamé demande à son interlocuteur si son discours n'est pas anachronique. La première fois, je tends l'oreille : il me semble qu'il n'y a rien de temporel dans le paradoxe que Léa Salamé semble avoir décelé. Augustin de Romanet semble décontenancé, Léa Salamé insiste. La deuxième, puis la troisième fois qu'elle emploie le mot "anachronisme", il apparaît que c'est un parfait barbarisme... Une réécoute de l'émission conforte mon opinion.

La réaction d'Augustin de Romanet est sublime : "Qu'on fasse ci ou ça, ça m'est complètement équilatéral".


Deux remarques :

  • Ce que j'ai entendu me paraît irréel tellement c'est caricatural. C'est pourtant la réalité. Est-ce mon interprétation qui est erronée ?
  • Un dictionnaire dont j'ai oublié le nom mentionnait l'emploi, par abus de langage, du mot "anachronisme" pour "paradoxe".
  • Même si on n'a pas appris le grec, la racine "chronos" doit être connue de tous, tellement elle fait partie de mots courants : tout le monde utilise les mots chronométrer et chronophage, où la notion de temps est plus centrale, évidente,  que dans "chronique". Peut-on utiliser le mot "chronométrer" sans comprendre qu'il signifie rigoureusement "mesurer le temps" ?
  • Une radio, et plus généralement tout médium (j'ai du mal à employer au singulier le pluriel média, mais ça viendra, déjà, je mets un accent) se doit, à mon avis, de préserver la qualité du langage, et de ne pas accompagner son érosion sous prétexte de coller à son époque. Jean-Noël Jeanneney, ancien PDG de Radio France et RFI, disait sur Inter "Quand on a un micro devant soi, on a la responsabilité d'entretenir le vocabulaire."
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Quelques perles glanées sur France Inter.

Publié le par Phaustroll

 

France Inter est devenue la première radio de France ? C'est l'occasion de soigner particulièrement son discours.

Voici quelques perles, que j'ai notées sur des feuilles volantes, que je fais atterrir aujourd'hui. Je ne recopierai la date, le nom de l'émission et le nom du coupable que si un juge me le demande.

 

Les joueurs du PSG ont solidifié leur première place.

La disparition des récifs coraux.

La limite symbolique des 3 % de déficit.

Tirer la sirène d'alarme.

Le syndicat a appelé à une grève indéterminée.

La franche colère à peine dissimulée de Bruno Le Maire.

Faire feu des quatre fers.

Ralentissement dû à un camion couché en portefeuille sur l'autoroute.

L'œil du cyclone pourrait frapper Miami.

Un ciel qui s'assombrit clairement.

Un individu a été condamné à 18 mois de sursis.

Ça s'est fait avec une facilité déconcernante.

 

 

Je n'expliquerai pas ici où se cache l'erreur. Je ne voudrais pas tomber dans le travers de Wikipédia, dont l'article "Canulars dans la technique" explicite le caractère amusant de la notion d'eau en poudre.

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"Le chardonneret", un chef-d'œuvre !

Publié le par Phaustroll

Le livre Le chardonneret, de Donna Tartt (Plon, collection Feux croisés, 2014) succédant au "roman culte et immense succès mondial" Le maître des illusions, a reçu de la critique des éloges quasi unanimes. C'est pour ça que je l'ai acheté. Puis lu - à ma grande déception. J'ai senti (même si la réalité peut être différente) l'écrivaine s'abureautant de 8 h à 12 h, puis de 14 à 18 h. Travail de professionnel, mais que je trouve ennuyeux. D'autant plus que les erreurs de langage sont nombreuses. Erreurs de traductions, pour certaines, où on comprend que la traductrice a essayé très maladroitement de rester proche des mots anglais. Mais trop souvent le salmigondis produit par la traductrice n'est manifestement que la traduction du salmigondis original.

Je ne fais aucun commentaire sur les erreurs ou maladresses relevées, sauf demande explicite de la part d'un éventuel lecteurtrice.

J'ai commencé à lire le livre naïvement, en toute confiance, en constatant ça et là quelques âneries...  jusqu'à la page 102. Car je n'ai saisi mon crayon qu'à la page 102, submergé par une ânerie encore plus grosse que les précédentes.

 

 p 102

Leurs paroles supposées réconfortantes ne faisaient que décupler mon angoisse au centuple.

 

p 129

En se retournant, […] il a esquivé un livre posé à l’envers sur la moquette et une tasse à thé à l’intérieur auréolé de marron, puis, à la place, il m’a invité à m’asseoir…

 

p 154

Donc, je suppose que je me demande si tu pourrais m’aider à comprendre ce qui a changé.

 

p 226

certaines des maisons étaient peintes en pastel festifs…

 

p 286

Il m’a donné un coup d’épaule avec la sienne.

 

p 292

Aussi fan de Boris que soit mon père, je passais mon temps à essayer de détourner son attention du fait que ce dernier, en clair, avait emménagé avec nous… [« ce dernier » se rapportant à Boris dans la logique du texte.]

 

p 359

OK, alors, est convenu Boris de la même voix enjouée.

 

p 310

D’autre fois – montant au top puis se ressourçant à quelque vague rauque d’enthousiasme – un malaise indéfini s’emparait de lui…

 

p 325

[Parlant d’un tableau enveloppé dans une taie d’oreiller]

Je l’ai donc fait glisser rapidement, et presque sur-le-champ sa lueur quasi musicale m’a enveloppé, douceur intrinsèque et inexplicable au-delà d’une harmonie d’authenticité profonde qui vous berçait le sang au même titre que votre cœur battait lentement et sûrement en compagnie de quelqu’un avec qui vous vous sentiez aimé et en sécurité.

 

p 362

Quand je lui ai demandé de m’emmener à la gare (sans même savoir s’il y avait un train à Vegas, or il devait y en avoir un, sûrement)…

 

p 365

La boîte remplit le sac qui n’épouse pas les formes d’un chien et offre à ce dernier un peu plus d’espace pour bouger.

 

p 486

au moment de votre départ à la retraite ; puis mâchouiller votre drap et vous étouffer sur vos pêches au sirop en maison du même nom.

 

p 514

elle continuait de me regarder en clignant respectueusement des yeux.

 

p 515

Mais sa réaction m’avait rebuté ; et les deux Bloody Mary que j’avais bus chez Fred n’en avaient pas totalement lavé le goût.

 

p 585

On nous a ouvert via l’interphone…

 

p 602

Au-delà du verre condensé de brouillard et dégoulinant d’eau…

 

p 648

et bien que ses cheveux ne soient, techniquement parlant, pas sales…

 

p 693

Vitya prévoit à l’avance.

 

p 718

[À la mise en marche d’un smartphone]

Mais juste au moment où j’allais encoder le mot de passe…

 

p 727

Avec quelle rapidité vous pouvez me l’avoir ?

Publié dans Comme on nous parle

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Zéroième journée : approche prudente.

Publié le par Phaustroll

 

Je n'ai rien écrit aujourd'hui, voici la prose du Mix : 

Zéroième journée : approche prudente. 

 

Arrivée au Puy dimanche après-midi, ça nous laisse le temps de trouver un emplacement pour la nuit.

Ce sera à Saint-Vidal, à quelques km du Puy. Nous sortons le salon, comme s'il faisait chaud.

C'est notre première nuit de camping chez les sauvages.

 

 

Publié dans Chroniques maxiennes

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Le peuple ?

Publié le par Phaustroll

 

Je découvre, oublié dans un recoin de mon ordinateur, ces quelques lignes, que je publie en même temps que le billet plus conventionnel du quasi-même titre.


Encore une preuve de l'existence de Faustroll ! Depuis quelques mois, une incompréhension me filetait l'esprit : comment définir la notion de peuple, en particulier de peuple étasunien, tellement il est difficile de concevoir que c'est cette même entité qui a successivement élu à la présidence Obama, puis Trump ?

La 'pataphysique m'a illuminé, dans toute sa magnificence, quand j'ai compris que le très-pataphysicien principe d'équivalence résolvait ce paradoxe.
Faustroll soit loué !
Pour une fois, Bosse-de-Nage en resterait coi.
À la différence de Boby Lapointe (ah ! ah ! ah!, assez ri).

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L'ultracrépidarianisme, ou de quoi y semelle ?

Publié le par Phaustroll

 

Si elle n'avait pas causé plusieurs centaines de milliers de morts, je me serais réjoui de la pandémie actuelle. Elle m'a en effet permis de découvrir un mot, et d'approfondir la notion qu'elle désigne.

L'ultracrépidarianisme, du latin crepida, la sandale, et du préfixe ultra, très joli également, est cette attitude consistant à donner, voire à imposer, son avis sur un sujet en lequel on n’a aucune compétence particulière.

La virologie, l’épidémiologie, les statistiques, les probabilités, sont des disciplines demandant une solide formation. De plus, les probabilités ont pour caractéristique d’être très souvent contre-intuitives : ayant reçu les rudiments de formation scolaire réglementaires dans cette discipline, je n’en suis que plus hilare quand j’entends les opinions solidement ancrées de personnes qui en savent moins en matière de probabilités que moi en tricot (j’avoue, c’est un de mes échecs). Des opinions ancrées dans quoi ? Par amour de la prétérition, je n’évoquerai même pas l’imbécillité. Je me contenterai de parler de l’effet Dunning-Kruger. Caisse ? Il s’agit de la tendance qu’ont les gens les moins qualifiés à surestimer leurs compétences. Dit comme ça, ça semble complémentaire de l‘ultracrépidarianisme. Et c’est sous ce nom que les psychologues étudient la chose. Et leurs études me permettent d’avoir une vision optimiste et dépourvue de toute condescendance de tous ces gens qui émettent avec tant d’enthousiasme, d’assurance, de fermeté, des imbécillités (zut, j’avais dit que je n’emploierais pas le mot !) qui les dépassent de très haut. Vision optimiste, parce qu’il suffit d’acquérir les compétences dans le domaine considéré pour que se réduise à peu l’écart entre le niveau objectif de ses compétences et l’estimation qu’on en a. « Il suffit » : ces mots devraient les motiver !

 Une fois que j’ai écrit cela, ma légendaire honnêteté intellectuelle me conduit implacablement à me consacrer sérieusement à l’étude de l’ultracrépidarianisme et de l’effet Dunning-Kruger (deux sujets sur lesquels je surestime manifestement mon niveau de compétence). 


J'allais oublier l'étude du tricot... Bon, d'abord, la théorie.

 

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Erreur & mauvaise foi.

Publié le par Phaustroll

 

Le ministre Castaner parle de suspension « systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré » de racisme dans la police, et c'est la révolution.

 

La notion de « soupçon avéré » est contradictoire, il s’agit d’une tournure de langage défaillante. Si un soupçon s’avère, il ne devient pas un soupçon avéré, il perd sa qualité de soupçon.

 

Un soupçon de racisme qui s’avère devient un délit de racisme.

 

Il aurait fallu dire (erreur du ministre), il aurait fallu comprendre (mauvaise foi de ses détracteurs) : « s’il y a soupçon de délit de racisme, il y a enquête ; si le délit de racisme est avéré, il y a sanction ».

 

Peut-être est-il nécessaire de préciser que le mot "soupçon" connote le doute, "avérer" la certitude.

 

 

 

Publié dans Comme on nous parle

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Jacques Toubon est poli.

Publié le par Phaustroll

 

Jacques Toubon parle ce matin au micro de Léa Salamé. Oui, au micro, semble-t-il, pas à Léa Salamé.

À propos des "contrôles au faciès" de la police française :

"Je ne vois pas pourquoi il n'y a pas de consensus sur le sujet..."

Il est interrompu par Léa Salamé :

"Pourquoi n'y a-t-il pas de consensus ?

– Je viens de te dire que je ne comprenais pas pourquoi, espèce d'abrutie !", ne lui a-t-il pas gueulé à la figure.

Jacques Toubon est trop poli.

 

 

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Sachons retourner contre eux les armes de nos adversaires.

Publié le par Phaustroll

Les homophobes, c'est tous des gros pédés !

 

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 Une amusante coïncidence.

Publié le par Phaustroll

 

À la fin des années 60, Télé 7 jours publiait un article qui présentait un jeune humoriste débutant, Guy Bedos.

Parmi les deux articles en pages centrales, consacrées comme d'habitude à la présentation d'animaux, l'un traitait du sitatunga.

 

 

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 Le sitatunga, animal trop peu connu (suite du billet précédent, donc suivant).

Publié le par Phaustroll

 

Le sitatunga était présenté par Télé 7 jours sous son autre nom de guib d'eau.

 

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Incompréhensible 002

Publié le par Phaustroll

 Parlons sérieusement : il y en a en plus qui se font payer pendant leurs heures de travail.

 

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Une inquiétante disparition.

Publié le par Phaustroll

 

Au restaurant, la serveuse manque de m'assommer dès mon arrivée, en ouvrant brutalement la porte derrière laquelle je passais. Elle se confond en excuses, manifestement marquée par ce presque-accident. Je la réconforte par quelques mots qui se veulent humoristiques, mais pour elle peut-être abscons (voire abstrus), car elle ne se détend pas.

A table, j'essaye de la dérider :

- J'ai compté, dans votre « pain aux sept céréales » y a que quatre céréales.

La serveuse, l'air angoissée (qu'est-ce qu'y va encore me raconter?) :

- Pourtant, on l’a acheté cet après-midi.

 

 

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Incompréhensible 001

Publié le par Phaustroll

 

Après l’élection présidentielle de 1988 :

 

Si Barre s’était présenté seul, il aurait eu plus de voix que Chirac réuni.

 

 

 

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