• Dehors, un paysage enneigé à perte de vue.
    Nous ne marchons donc pas, je comprends que Martine envisage de revenir faire cette étape à la belle saison.
    Petite visite de Saint-Côme-sur-Olt, célèbre pour son clocher tors :

    Vendredi 24 mars.

    Malgré le parapluie, j'apprécie pas trop la visite du village sous la pluie.

    Vendredi 24 mars.

    J'apprends l'expression "tenir le haut du pavé".

    Vendredi 24 mars.

    Nous arrivons à l'étape du jour, Espalion, que nous visitons aussi. Martine s'achète un pantalon de pluie et des chaussures du même acabit. Rien pour me protéger, moi.
    Nous dormons sur un parking au bord du Lot. C'est là, au fond :

    Vendredi 24 mars.

    Le billet d'aujourd'hui du Mix :

    Nos duvets sont vraiment de bonne qualité. Même Max n'a pas eu froid.
    Pas de marche prévue dans la neige, nous avançons en camion...
    Un grand bâtiment, sinistrement gris dans la neige, nous rappelle le film Shining.
    Ou plutôt me rappelle Shining : Martine ne voit pas le rapport.

    Vendredi 24

    Et ça ne s'améliore pas au virage suivant, ces bâtiments nous apparaissent lugubres.

    Vendredi 24

    La route descend, de 1200 m à 300 m d'altitude.
    Nous faisons un petit tour dans les rues de Saint-Côme-d'Olt.
    Olt, c'est le Lot. Ça aurait pu être Otl. Ou Lto.

    Vendredi 24

    Vendredi 24

    Vendredi 24

    Vendredi 24

    Vendredi 24 

    Vendredi 24

    Puis nous arrivons à Espalion, où nous passerons la nuit. C'est au bord du Tol.

    Vendredi 24

    Y a un pont, qui n'abrite pas de la pluie.

    Vendredi 24

    Martine s'achète des chaussures et un pantalon imperméables.
    Le vendeur vient de Marseille, où il ne supportait plus l'insécurité. Ici, ses vêtements sont exposés dans la rue, sans surveillance particulière, il apprécie.


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  •  

    Nous partons tôt, Martine s'est bien équipée, elle doit prévoir du froid : gants, K-Way, bâtons fourrés. Départ immédiat, le GR est juste là ! Martine a l'air contente.
    Jeudi 23 mars.

    Jeudi 23 mars.

    J'ai regardé le tableau de bord avant de sortir : altitude 1166 m, 3 degrés. Martine me dit que des averses sont prévues dans la matinée.
    Ça ne rate pas : vers 10 h, il pleut vraiment fort, il y a même de la grêle, je ne connaissais pas. Martine enfile une cape pour protéger le sac à dos. Je n'aime pas ça, ni la pluie, ni la grêle. De toute façon, j'aime pas l'eau ! Et en plus de grosses rafales de vent, et la cape qui claque à tout bout de champ, j'ai commencé à baliser grave. Je me suis mis à me cacher un peu n'importe où... Compostelle, oui ! La grêle, je refuse !
    Vers midi, on était trempés, on s'était abrités dans un bosquet un peu à l'écart. Le GR longeait une petite route, et là qui je vois qui passe ? Le Mix, dans le camion ! Ni une ni deux, je galope derrière le camion pour l'arrêter, j'ai plus envie de marcher ! Mais il ne me voit pas, il continue...
    Martine l'appelle, il y a du réseau, c'est inespéré (je ne comprends pas bien). Quelques minutes plus tard, le camion réapparaît. Je me roule sur mon tapis, je suis bien, je m'endors.
    Une heure plus tard, il se met à neiger.
    Nous roulons beaucoup cet après-midi, je ne comprends pas tout... Le soir, nous arrivons à Nasbinals, nous dormons sur une place, dans la neige.
    La photo, c'est moi, bien à l'abri dans le camion.

    Jeudi 23 mars.

    Le billet d'aujourd'hui du Mix :

    Jeudi (y a pas d'gag).

    Je n'ai pas besoin de me préparer pour le départ de Martine : nous sommes au bord du GR.

    L'étape prévue est Aumont-Aubrac. Wikipédia apprend, entre autres, que la guerre de 39-45 n'a causé aucune victime dans le village, et que Didier Barbelivien y est né. Je m'efforcerai de déterminer la relation entre ces deux faits aussi étonnants l'un que l'autre.
    Armé d'une carte routière et d'un navigateur GPS, je prends la route pour Aumont-Aubrac. À gauche de la route principale (Le Puy - Rodez), une petite route est plus proche du GR, c'est elle que je choisis.
    La pluie commence à tomber, je m'en fous, je suis à l'abri.
    Tiens, le téléphone sonne... Il y aurait du réseau ?
    Martine m'a vu passer devant elle, que je n'ai pas vue, abritée dans un bosquet. Elle veut maintenant s'abriter dans le camion, à la demande de Max.
    Le programme de la journée est donc modifié. Comme la batterie auxiliaire du camion donne des signes de faiblesse, nous décidons d'aller la faire expertiser à Millau, à 100 km d'ici par une autoroute (gratuite, Popeck serait le premier à vouloir en profiter). Le ciel est triste.

    Jeudi (y a pas d'gag).
    Et la neige se met à tomber, à recouvrir la campagne et la chaussée. Nous arrivons à Millau à faible vitesse, nous faisons rapidement remplacer la batterie, puis nous rentrons à allure modérée, les chasse-neige étant entrés en action.

    Pas d'endroit accueillant à Aumont-Aubrac, nous poursuivons vers l'ouest. L'Aubrac est beau sous la neige.

    Jeudi (y a pas d'gag).
    À Nasbinals, nous nous arrêtons sur une place au milieu du village.

    Jeudi (y a pas d'gag).
    Puis nous visitons le village.

    Jeudi (y a pas d'gag).

    Jeudi (y a pas d'gag).

     Jeudi (y a pas d'gag).

    Jeudi (y a pas d'gag).

    Jeudi (y a pas d'gag).

    Jeudi (y a pas d'gag).


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  •  

    Le ciel est dégagé, il a gelé cette nuit, Martine a froid.

    Mercredi 22 mars.

    Mercredi 22 mars.

    Mais le vent pousse sur le plateau les nuages des vallées :

    Mercredi 22 mars.

    Le Mix nous conduit à la sortie de Saugues, et nous voilà partis pour environ 24 km.

    Mercredi 22 mars.

    Mercredi 22 mars.

    Nous parcourons un vaste plateau, avec pas mal de marche sur du goudron.

    Nous retrouvons le Mix qui a garé le camion dans les bois, un peu avant Saint-Alban-sur-Limagnole, juste à côté du GR65.

    Mercredi 22 mars.

    Le billet d'aujourd'hui du Mix :

    Mercredième journée.

    Ciel bleu, froid piquant...

    Je dépose les randonneurs à la sortie de Saugues, sur un chemin de terre, pour leur éviter quelques kilomètres sur le goudron. Étonnamment, ça n'a pas été très facile de trouver le chemin.

    Une petite sculpure est exposée dans un hameau, au bord du GR :

    Mercredième journée.

     

    Je retourne à Saugues. Il faut remplir les jerrycans, faire quelques courses, et je veux aussi voir quelques sculptures en bois qui longeaient le GR65 à l'entrée du village.

    Je comprends pourquoi le GR a été difficile à trouver, alors qu'il est très bien indiqué. Il est trop bien indiqué :

    Mercredième journée.

    La grande sculpture d'un pèlerin attire l’œil à droite, alors que le chemin est à gauche, comme l'indique son bras, autant que le balisage sur le poteau.

    Mercredième journée.

    Mercredième journée.

    Mercredième journée.

    Mercredième journée.

    Mercredième journée.

    Mercredième journée.

    Un faux lavoir en bois !

    Mercredième journée.

    Nous avons consommé environ 90 l d'eau en 3 jours. Et ici, il a fallu pomper !

    Mercredième journée.

    En route pour trouver le bivouac du soir.

    Mercredième journée.

    Une étape remarquable, "Le Sauvage", énorme bâtiment de granit :

    Mercredième journée.

    Et la traditionnelle chapelle Saint-Roch :

    Mercredième journée.

    avec son petit refuge, une salle ouverte à tous avec une grande table, des chaises et des cierges.

    Mercredième journée.

    Saint Roch est le patron des pèlerins, il a semé des chapelles le long du GR65.

    Bivouac en forêt, au bord du GR.

    Petite visite à la métropole locale, Saint-Alban-sur-Limagnole.

    Le basalte a disparu : rien que du granit, avec quelques inclusions de grès rouge.

    Mercredième journée.

    Pour ce qui est du grès rouge : rouge, c'est sûr. Du grès, chus moins sûr... P't'êt' ben que toute l'église est en grès.

     


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  • Mardi 21 mars.

    Bon, là on s'est améliorés : Martine a pris ses bâtons, et tout de suite je vois la différence, elle marche plus vite !
    Il fait plutôt frais m'a dit Martine (je ne comprends pas bien ce que ça veut dire), le ciel est gris, les paysages sont plus ternes qu'hier.
    Nous peaufinons notre méthode d'évitement des chiens, et Martine avec ses bâtons fait encore plus peur qu'hier avec ses seuls bras. Même moi j'ai la trouille.
    C'est une journée de marche un peu banale, avec une belle montée à la sortie de Monistrol-d'Allier, Martine en est réchauffée.

    Mardi 21 mars.

    Arrivée à Saugues, je commençais
    à en avoir marre :

    Mardi 21 mars.



    Le billet d'aujourd'hui du Mix :

    Deunième journée.

    De Saint-Privat-d'Allier à Saugues - 19 km - 6 h.

    Deunième journée.

    Pendant presque toute la journée, le temps est gris, comme les colonnes basaltiques et les maisons en pierres du même acabit.

    Monistrol-d'Allier est presque sinistre, avec ses maisons grises au milieu de roches grises, sous un ciel gris.

    Deunième journée.

    M & M marchent quelque part dans cette campagne. Ici, ça monte bien !

    Deunième journée.

    Saugues est un bourg agrémenté de millions de sculptures en bois, certaines étant plutôt jolies.

    Deunième journée.

     

    Deunième journée.

    Y a du mieux : cette photo était  précédemment orientée vers la droite.

    Le village est construit en granit,

    Deunième journée.

    avec un peu de basalte quand même :

    Deunième journée.

    On se croirait à Glasgow.

    Et même dans les îles Hébrides :

    Deunième journée.

    Émeline nous à fait découvrir la même sculpture en bois 2500 km plus au nord.
    D'ailleurs, elle est au pied de la Tour des Anglais :

    Deunième journée.

    Bon, fini le tourisme, je trouve un champ assez plat et horizontal, et j'arrive à cacher le camion au milieu d'arbustes non identifiés.

    Deunième journée.

    Deunième journée.

    Je vais à la rencontre de Martine à vélo, quelle aventure !

    Deunième journée.

     


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  •  

    Quand j’étais au service Mécanique, y’avait 80% de graissages, 20% de remplacements de filtres, plus tout le reste !


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  •  

    Gabaliouchtou prépare un café à la turque. Petit mot gentil de Grabadu :

    Alors, tu te fais ton café tartare ?


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  •  

    Pour qu’il gèle, y’a intérêt à ce qu’il fasse sacrément froid.


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  •  

    Vous connaissez sans doute les aimables plaisanteries "Le Chef ne boit pas, il se désaltère. Le Chef ne mange pas, il se restaure".
    Grabadu est encore plus inventif :

    Le Chef ne boit pas, il se restaure.


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  •  

    Grabadu ne maîtrise pas son ordinateur, je lui montre pas à pas comment il doit faire, mais il n'en fait qu'à sa tête, par exemple quand je lui demande d'appuyer sur la touche F1. Je croyais naïvement qu'appuyer une fois était sous-entendu, mais il appuie deux fois, il faut de nouveau recommencer une longue série d'opérations.

     

    - Bon sang, tu as appuyé deux fois sur la touche F1 !

    - Quoi, j’ai appuyé trop fort?


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  • ... mais certains ont commencé à le faire.

    Oui, y a du boulot pour faire comprendre qu'il n'y a aucun décès liés à la vaccination contre l'épidémie. Il semblerait que les "milieux anti-vaccin" s'excitent, mais d'une façon générale (voire unanimement, une rapide recherche sur Internet le montre), les titres de la presse disent clairement qu'on n'a rien décelé d'anormal.

    J'ai trouvé un article qui explique très clairement la situation.

    Attention, cet article s'adresse expressément à l'intelligence humaine, vous le lirez à vos risques & périls.

    https://www.techno-science.net/actualite/deces-causes-par-vaccin-contre-covid-19-attention-fausses-correlations-N20389.html

     

    Des millions de personnes seront bientôt vaccinées contre le COVID-19. De ce nombre, des milliers tomberont gravement malades, d'autres mourront... sans que le vaccin n'ait quoi que ce soit à y voir.

    Si on distribue un médicament ou un vaccin à un aussi grand nombre de personnes, on s'attend inévitablement à ce que des décès surviennent dans les semaines suivantes. Pas à cause des risques du vaccin, mais plutôt à cause des simples lois de la statistique.

    En effet, si par exemple on regroupe 3 millions de personnes en occident, vaccinés ou pas, et qu'on les observe sans intervenir, on s'attend à ce que 6900 personnes âgées de 20 ans et plus fassent un premier infarctus aigu du myocarde au cours de l'année suivante. Ou environ 575 dans le mois suivant.

    Sur un mois, quelques 1300 nouveaux diagnostics d'insuffisance cardiaque et plus de 2600 de cancer (tous types confondus) seront également établis. Et environ 1900 de ces trois millions mourront, sans que personne ne le remarque, puisque c'est la proportion de personnes qui meurent, toutes causes confondues.

    Sur 3 millions de personnes, en un mois...

    575 feront un premier infarctus.
    1300 auront un diagnostic d'insuffisance cardiaque.
    2600 auront un diagnostic de cancer.
    1900 seront décédées.

    Résultat, si vous administrez un vaccin à ces 3 millions de personnes, il y a un risque réel que certains de ces infarctus, de ces diagnostics de cancer ou de ces décès, soient attribués au vaccin par des parents ou des amis. "Il a reçu le vaccin, et un mois plus tard, il était mort." Raisonner de cette façon serait un exemple d'une erreur classique, connue des amateurs de chiffres sous le nom de fausse corrélation: lorsque deux événements semblent liés alors qu'ils ne le sont pas.

    La clé sera de savoir s'ils tombent malades à un taux plus élevé que la normale une fois qu'ils ont été vaccinés. Si une hausse anormale survenait, les autorités réglementaires pourraient intervenir pour suspendre la vaccination ou même retirer le vaccin. Les indications sur les médicaments sont régulièrement revues après qu'ils aient commencé à être utilisés à grande échelle.


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  •  

    Non, y a pas de boulot pour faire comprendre qu'il n'y a aucun décès lié à la consommation de nouilles. Il semblerait que les "milieux anti-nouilles" restent calmes, malgré le fait que sur les 500 000 morts en France pendant les 12 derniers mois, 98 % avaient consommé des nouilles peu de temps avant leur décès.


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  •  

    Oui, certain journaliste d'Inter mériterait un coup de trique pour ne pas vouloir dépasser le niveau de mathématiques du CM2.

    Le même jour où on apprend que les élèves des CM2 français sont à la traîne (euphémisme !, merci Nikole) en mathématiques, un correspondant d'Inter en Asie compare l'Inde et l'Europe en matière de population à vacciner. En résumé : "c'est pareil, mais vu la différence de population, faut ajouter des zéros pour décrire la situation en Inde".

    "Ajouter des zéros", formulation peu mathématique, ça doit vouloir dire "multiplier par 10, 100, 1 000..." N'accablons pas le journaliste, limitons-nous à "ajouter 1 zéro" dans chaque situation.

    La population indienne est d'environ 1,3 milliards d'habitants, celle de l'UE environ 450 millions, celle de l'Europe au sens large environ 700 millions.

    Il s'agit donc de multiplier les nombres par 2 ou 3, et non par 10.

     

     


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    On entend trop souvent l’argument selon lequel les personnes mourant de la covid étant majoritairement âgées, la maladie leur enlève peu d’années de vie. Corollaire : finalement, cette maladie n’est vraiment pas grave (le personnel soignant appréciera, ainsi que les malades et leurs proches).

    Il s’agit d’une confusion entre espérance de vie à la naissance et espérance de vie à un âge donné. Plutôt que de trépigner, les personnes qui ne comprennent pas la différence peuvent se renseigner, Internet ne sert pas qu'à colporter anonymement des saloperies.

    En France, l’espérance de vie à la naissance est d’environ 83 ans (source INSEE). À 80 ans, cette espérance de vie est de 11 ans (source Eurostat), et non de 3 ans comme veulent le croire les esprits superficiels.

    Une personne âgée de 80 ans qui meurt de la covid perd donc en moyenne 11 ans de vie, et non 3 ans (les personnes âgées apprécieront).


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    Je suis très réticent à envoyer un message en disant "à diffuser", ou à le copier sur ce blog, mais... J'ai bien l'impression qu'il est nécessaire de faire partager ce texte de Sophia Aram. Je m'apprêtais à le commenter, mais je ressens combien il mérite qu'on en dise "il se passe de commentaires".
    Il n'est pas impossible qu'il puisse aider des enseignants.

    https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-sophia-aram/le-billet-de-sophia-aram-02-novembre-2020



    Sophia Aram – Respect vs liberté

    J’ai bien écouté tous ceux qui sentent blessés par les caricatures, j’ai entendu tous les commentateurs, les dirigeants étrangers, les manifestants de tous poils nous expliquer que la France, les français et Charlie Hebdo sont racistes… c’est pourquoi j’ai essayé d’imaginer un monde merveilleux.

    Un monde dans lequel le respect des autres l’emporterait sur la liberté d’expression. Bien sûr tout le monde aurait le droit de penser et de croire en ce qu’il veut, ce qui existe déjà. Bien sûr il serait interdit d’appeler à la haine contre un groupe d’individus en raison de ses croyances, sa couleur de peau ou ses origines, ce qui existe déjà.

    La seule chose qui changerait, c’est une toute petite chose toute mignonne, de rien tout. Un tout petit effort qui consisterait à arrêter de dire des choses qui pourraient blesser le petit cœur fragile des croyants. 

    Il suffirait simplement d’arrêter de se moquer et de critiquer juste pour éviter de blesser. Ce n’est pas compliqué. 

    Voilà, voilà, je vais faire la liste…

    Pour une partie des musulmans, on a compris, il faut arrêter de caricaturer le prophète, certains en profitent pour dire que l’homosexualité étant proscrite, ce serait sympa que les homosexuels cessent de se tenir la main ou pire, de s’embrasser en public. C’est pas grand-chose. 

    J’ai des catholiques qui les rejoignent en réclamant l’interdiction de ce qu’ils appellent le « mariage gay » comme ils l’avaient déjà demandé. 

    Certains juifs ajoutent l’adultère. Donc, si les couples adultérins mais aussi, ce qui va de soi, les incitations à la débauche, les cinémas porno, les livres de cul et les boîtes à partouze pouvaient cesser ce serait chouette, c’est pas faute de l’avoir déjà dit.

    Aïe, petit problème avec les raëliens qui considèrent la partouze comme acte sacré….

    Je suis embêtée. Faudrait qu’ils demandent aux musulmans, aux juifs et aux catholiques s’il est possible d’organiser un moratoire sur la partouze. L’avantage, c’est qu’ils ont toute la période du confinement pour décider… 

    MINCE ! J’avais oublié les hindous, ils insistent pour qu’on libère les vaches. Au moins ça, c’est pas compliqué, suffit d’ouvrir les enclos… Et d’arrêter de manger un animal sacré ou au moins essayer de le faire discrètement, en évitant d’afficher la viande de bœuf dans les menus.

    Sans surprise, les végétariens se joignent à eux, ce qui vous laisse quand même le poisson et les œufs… si les vegans et les végétaliens ne venaient pas justement demander à ce que l’on respecte le monde animal dans son ensemble. Voilà. 

    D’ailleurs, s’il y a des auditeurs qui ont des croyances particulières comme l’interdiction de mettre des raisins secs dans le taboulé ou autres, quelles que soient vos croyances, nous ferons en sorte de les respecter, de ne pas les caricaturer et de ne pas s’en moquer et surtout de ne pas tomber dans la “taboulétophobie d’État“ sur une antenne publique.  

    D’ailleurs les croyants étant de plus en plus nombreux à penser que le respect est plus important que la liberté d’expression, le plus simple serait que je ferme ma gueule définitivement en invitant toutes les personnes respectueuses à en faire autant. 

    Ce qui ne nous empêchera pas de penser ce qu’on veut, mais la seule toute petite chose de rien du tout, … c’est qu’on n’aura plus le droit de le dire. Amen. 


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    Hier dernier au bureau, dans une entreprise moderne (mais pas trop).

     

    On me signale scribalement le dysfonctionnement, suite à un mauvais contact, d'un téléphone situé au fin fond d'un obscur local d'un bâtiment industriel. Je maudis (forfaitairement, 7 générations), le maladroit qui ne sait pas que ce problème est traité par ce qu'on appelle vulgairement une hotline, que ma conscience professionnelle me pousse alors à appeler (il s'agit avant tout de sécurité). Je fournis (presque) tous les renseignements nécessaires : le bâtiment, le local, la référence du téléphone à dépanner (mais pas son numéro d'appel), le numéro de téléphone de mon bureau.

     

     Je passe une bonne nuit.

     

     Cet après-midi au bureau, je reçois un appel me demandant si mon téléphone fonctionne bien. Je réponds que la semaine dernière j'avais juste évoqué un mauvais fonctionnement du haut-parleur, problème totalement étranger à celui que j'ai signalé hier. Mon locuteur triomphal brandit oralement le numéro de dossier de ma demande et m'annonce qu'il va régler le problème dans les minutes qui suivent.

    - Oh là du calme ! y a pas de numéro de dossier j'ai juste dit que mon haut-parleur marchait pas. Mais le numéro que vous me disez c'est çui du dossier du téléphone qu'a un mauvais contact dans le local obscur du bâtiment industriel.
    - Bougez pas j'arrive", il beugle.

    Quelques minutes plus tard surgit le technicien, armé d'un téléphone neuf et d'une fiche où sont reportés tous les renseignements que j'avais fournis à la hotline.
    "C'est vous qu'avez un problème de téléphone ?", il me demande en me montrant sa fiche, où sont clairement indiqués un bâtiment et un local qui ne sont manifestement pas ceux de mon bureau.
    - Oui", je lui tac-au-taque, "même que j'ai indiqué le bâtiment (industriel) et le local (obscur) où qu'il est caché, z'avez qu'à lire, et faut vous dépêcher, y faisait de drôles de bruits, doit plus en avoir pour longtemps".
    " Ah mais c'est qu'y a pas son numéro, alors chais pas où il est.
    - Maissi, l'est là, c'est écrit, le bâtiment industriel, le local obscur, m'enfin...
    - Ouais mais y faut le numéro de téléphone.
    - Ben c'est pas la peine y a le bâtiment et le local sur la fiche.
    - Ouais mais bon ben je vous le remplace".

    Il se jette sur mon téléphone et le remplace.

    " Z'auriez pas le même en rose ?" est la seule chose que je trouve à dire pour exprimer l'absurde de la situation.
    " Z'avez qu'à prendre une bombe", il me dit, puis s'en va en me promettant d'aller plus tard s'occuper du téléphone industriel dans le local en panne du bâtiment obscur.

     


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    Culture d'entreprise, ouverture aux autres, convivialité : pour diverses raisons toutes plus meilleures les unes que les autres, notre équipe se rend dans une autre usine du Groupe (c'est la première fois que j'utilise ce terme, il me permet de rester dans le vague). La matinée est consacrée au voyage, puis à la visite.

    Le repas de midi a lieu dans un Centre de Vacances du Groupe, malgré un appel à la grève lancé par le syndicat majoritaire. Le personnel nous accueille avec un apéritif chaleureux. Le repas est soigné, autant que la décoration de la table et celle des assiettes. Tout cela respire la volonté de faire plaisir aux visiteurs.

    Béatitude...

    À la fin du repas, Gabaliouchtou se lève pour annoncer d'un ton solennel autant qu'ému : "je tiens à vous signaler que ce repas a été préparé par du personnel en grève". Émotion, digestion, reconnaissance, tout le monde se tait en rêvant à ce monde de fraternité ouvrière que nous sommes en train de cotoyer.

    Grabadu (oui, celui-là même qui nous avait avoué "en mai 68, j'ai fait grève, j'étais bien obligé"), Grabadu rompt ce silence ému :

    "Eh ben, c'était copieux !"


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  •  

    Un matin d'hiver, la semaine de travail reprend après neuf jours de repos. Grabadu arrive au boulot en même temps que moi. Il me parle de ses vacances à Megève, en m'annonçant fièrement qu'il a fait du ski et qu'il est allé au cinéma...

    Il est 6 heures, l'équipe est réunie autour de la grande table du briefing. Face à Grabadu, Gabaliouchtou cherche quelque chose dans une poche de son manteau... puis dans une autre... Il ne trouve pas, et l'air excédé, il finit par vider ses poches sur la table. Au milieu de divers objets, un ticket de cinéma. Grabadu, estomaqué, incrédule, lui demande :

    Toi aussi tu es allé au cinéma à Megève ?


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  • Gabaliouchtou revient d'un voyage dans le Sahara. Grabadu, admiratif, un peu envieux, le questionne :

    Et vous avez eu beau temps, pas trop d'pluie ?


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  •  

    Y a un melon.
    Faut le couper.
    5 personnes en mangeraient bien une tranche. Raison de plus pour le couper.
    En combien de tranches faut-il le couper ?

    Grabadu réfléchit longuement, puis donne la solution :

    Faut le couper entier.

     


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  • Deux-fois n'est pas coutume, je copie le message que je viens d'envoyer à France Inter : cette radio m'a écorché les oreilles, ce scandale ne doit pas rester sans réponse :

    À une époque où nous sommes submergés d'anglicismes, dont certains sont justifiés (mais pas la majorité, loin de là), j'ai été stupéfait d'entendre sur votre antenne, ce samedi 25 avril, pendant le flash de 9 h, la phrase suivante : "Le concert de Céline Dion a été repoussé sans qu'aucune date n'ait été précisée". Pourquoi votre intervenant (journaliste ?) n'a-t-il pas utilisé l'expression "sine die" ? Faites circuler dans vos locaux l'idée que cette expression est de langue anglaise, vous verrez, elle se répandra vite !

     

    Le latin est tellement familier à nos journalistes qu'on entendait récemment (50 ans maximum) parler de Tite Live, les deux "i" prononcés à l'anglaise comme dans direct live.

     

     


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    La matière s'accumulant tous les jours, ce billet sera alimenté en continu. Ou pas.


     C'est un lieu commun de dire que trouver un sens à mot, c'est faire un rapprochement entre la chose qu'il désigne et notre expérience individuelle.

    Entendre quelqu'un se tromper sur le sens d'un mot éclaire sur l'expérience de cette personne, et ce peut être amusant, triste, affligeant, touchant.

    • Sur Arte, à propos du gouvernement polonais qui aurait changé de point de vue à propos de l'Europe :

      Ils ont changé de braquet.

      Nul doute que la journaliste n'a jamais pratiqué la bicyclette à vitesses, ou alors elle ne comprenait pas à quoi servaient les vitesses.

    • Pendant le Tour de France, le mot col est devenu pour les journalistes synonyme de montée. Les deux mots ne signifient pas la même chose, il suffirait d'envoyer un journaliste se dégourdir les jambes en montagne pour l'en persuader.
      Je ne définirai pas la notion de montée, je me sens un peu flemmard ce matin. Mais la définition de col est plus amusante.
      Un col, c'est un point relativement bas d'une ligne de crête.
      C'est haut, une ligne de crête, c'est même plus haut que beaucoup de ce qui est autour. Une ligne de crête sépare deux flancs d'une montagne. Si on veut passer d'un flanc à l'autre d'une montagne, on peut monter tout au sommet de la montagne, et redescendre de l'autre côté. En général, c'est très beau, demande beaucoup d'efforts, et on est content de la balade. On peut aussi, quand on est contrebandier et qu'on a un mouton sur l'épaule, préférer le moindre effort. Et là, on choisit de franchir la ligne de crête par un col (sauf si on a peur que les douaniers nous y attendent).
      Je propose aux journalistes ne ressentant pas bien cette différence de gravir le Mont Ventoux, à bicyclette de préférence, l'expérience imprégnera mieux leur mémoire. Arrivés au sommet du Ventoux, ils auront parcouru une montée, et ne seront en aucun cas arrivés à un col.

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    Ce matin, sur l'antenne de France Inter, la journaliste Léa Salamé interroge Augustin de Romanet, PDG d'ADP.

    À trois reprises, Léa Salamé demande à son interlocuteur si son discours n'est pas anachronique. La première fois, je tends l'oreille : il me semble qu'il n'y a rien de temporel dans le paradoxe que Léa Salamé semble avoir décelé. Augustin de Romanet semble décontenancé, Léa Salamé insiste. La deuxième, puis la troisième fois qu'elle emploie le mot "anachronisme", il apparaît que c'est un parfait barbarisme... Une réécoute de l'émission conforte mon opinion.

    La réaction d'Augustin de Romanet est sublime : "Qu'on fasse ci ou ça, ça m'est complètement équilatéral".


    Deux remarques :

    • Ce que j'ai entendu me paraît irréel tellement c'est caricatural. C'est pourtant la réalité. Est-ce mon interprétation qui est erronée ?
    • Un dictionnaire dont j'ai oublié le nom mentionnait l'emploi, par abus de langage, du mot "anachronisme" pour "paradoxe".
    • Même si on n'a pas appris le grec, la racine "chronos" doit être connue de tous, tellement elle fait partie de mots courants : tout le monde utilise les mots chronométrer et chronophage, où la notion de temps est plus centrale, évidente,  que dans "chronique". Peut-on utiliser le mot "chronométrer" sans comprendre qu'il signifie rigoureusement "mesurer le temps" ?
    • Une radio, et plus généralement tout médium (j'ai du mal à employer au singulier le pluriel média, mais ça viendra, déjà, je mets un accent) se doit, à mon avis, de préserver la qualité du langage, et de ne pas accompagner son érosion sous prétexte de coller à son époque. Jean-Noël Jeanneney, ancien PDG de Radio France et RFI, disait sur Inter "Quand on a un micro devant soi, on a la responsabilité d'entretenir le vocabulaire."

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    France Inter est devenue la première radio de France ? C'est l'occasion de soigner particulièrement son discours.

    Voici quelques perles, que j'ai notées sur des feuilles volantes, que je fais atterrir aujourd'hui. Je ne recopierai la date, le nom de l'émission et le nom du coupable que si un juge me le demande.

     

    Les joueurs du PSG ont solidifié leur première place.

    La disparition des récifs coraux.

    La limite symbolique des 3 % de déficit.

    Tirer la sirène d'alarme.

    Le syndicat a appelé à une grève indéterminée.

    La franche colère à peine dissimulée de Bruno Le Maire.

    Faire feu des quatre fers.

    Ralentissement dû à un camion couché en portefeuille sur l'autoroute.

    L'œil du cyclone pourrait frapper Miami.

    Un ciel qui s'assombrit clairement.

    Un individu a été condamné à 18 mois de sursis.

    Ça s'est fait avec une facilité déconcernante.

     

     

    Je n'expliquerai pas ici où se cache l'erreur. Je ne voudrais pas tomber dans le travers de Wikipédia, dont l'article "Canulars dans la technique" explicite le caractère amusant de la notion d'eau en poudre.


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    Le livre Le chardonneret, de Donna Tartt (Plon, collection Feux croisés, 2014) succédant au "roman culte et immense succès mondial" Le maître des illusions, a reçu de la critique des éloges quasi unanimes. C'est pour ça que je l'ai acheté. Puis lu - à ma grande déception. J'ai senti (même si la réalité peut être différente) l'écrivaine s'abureautant de 8 h à 12 h, puis de 14 à 18 h. Travail de professionnel, mais que je trouve ennuyeux. D'autant plus que les erreurs de langage sont nombreuses. Erreurs de traductions, pour certaines, où on comprend que la traductrice a essayé très maladroitement de rester proche des mots anglais. Mais trop souvent le salmigondis produit par la traductrice n'est manifestement que la traduction du salmigondis original.

    Je ne fais aucun commentaire sur les erreurs ou maladresses relevées, sauf demande explicite de la part d'un éventuel lecteurtrice.

    J'ai commencé à lire le livre naïvement, en toute confiance, en constatant ça et là quelques âneries...  jusqu'à la page 102. Car je n'ai saisi mon crayon qu'à la page 102, submergé par une ânerie encore plus grosse que les précédentes.

     p 102

    Leurs paroles supposées réconfortantes ne faisaient que décupler mon angoisse au centuple.

     

    p 129

    En se retournant, […] il a esquivé un livre posé à l’envers sur la moquette et une tasse à thé à l’intérieur auréolé de marron, puis, à la place, il m’a invité à m’asseoir…

     

    p 154

    Donc, je suppose que je me demande si tu pourrais m’aider à comprendre ce qui a changé.

     

    p 226

    certaines des maisons étaient peintes en pastel festifs…

     

    p 286

    Il m’a donné un coup d’épaule avec la sienne.

     

    p 292

    Aussi fan de Boris que soit mon père, je passais mon temps à essayer de détourner son attention du fait que ce dernier, en clair, avait emménagé avec nous… [« ce dernier » se rapportant à Boris dans la logique du texte.]

     

    p 359

    OK, alors, est convenu Boris de la même voix enjouée.

     

    p 310

    D’autre fois – montant au top puis se ressourçant à quelque vague rauque d’enthousiasme – un malaise indéfini s’emparait de lui…

     

    p 325

    [Parlant d’un tableau enveloppé dans une taie d’oreiller]

    Je l’ai donc fait glisser rapidement, et presque sur-le-champ sa lueur quasi musicale m’a enveloppé, douceur intrinsèque et inexplicable au-delà d’une harmonie d’authenticité profonde qui vous berçait le sang au même titre que votre cœur battait lentement et sûrement en compagnie de quelqu’un avec qui vous vous sentiez aimé et en sécurité.

     

    p 362

    Quand je lui ai demandé de m’emmener à la gare (sans même savoir s’il y avait un train à Vegas, or il devait y en avoir un, sûrement)…

     

    p 365

    La boîte remplit le sac qui n’épouse pas les formes d’un chien et offre à ce dernier un peu plus d’espace pour bouger.

     

    p 486

    au moment de votre départ à la retraite ; puis mâchouiller votre drap et vous étouffer sur vos pêches au sirop en maison du même nom.

     

    p 514

    elle continuait de me regarder en clignant respectueusement des yeux.

     

    p 515

    Mais sa réaction m’avait rebuté ; et les deux Bloody Mary que j’avais bus chez Fred n’en avaient pas totalement lavé le goût.

     

    p 585

    On nous a ouvert via l’interphone…

     

    p 602

    Au-delà du verre condensé de brouillard et dégoulinant d’eau…

     

    p 648

    et bien que ses cheveux ne soient, techniquement parlant, pas sales…

     

    p 693

    Vitya prévoit à l’avance.

     

    p 718

    [À la mise en marche d’un smartphone]

    Mais juste au moment où j’allais encoder le mot de passe…

     

    p 727

    Avec quelle rapidité vous pouvez me l’avoir ?


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    Parlons sérieusement : il y en a en plus qui se font payer pendant leurs heures de travail.

     


     


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    Après l’élection présidentielle de 1988 :

    Si Barre s’était présenté seul, il aurait eu plus de voix que Chirac réuni.

     

     

     


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    Si elle n'avait pas causé plusieurs centaines de milliers de morts, je me serais réjoui de la pandémie actuelle. Elle m'a en effet permis de découvrir un mot, et d'approfondir la notion qu'elle désigne.

    L'ultracrépidarianisme, du latin crepida, la sandale, et du préfixe ultra, très joli également, est cette attitude consistant à donner, voire à imposer, son avis sur un sujet en lequel on n’a aucune compétence particulière.

    La virologie, l’épidémiologie, les statistiques, les probabilités, sont des disciplines demandant une solide formation. De plus, les probabilités ont pour caractéristique d’être très souvent contre-intuitives : ayant reçu les rudiments de formation scolaire réglementaires dans cette discipline, je n’en suis que plus hilare quand j’entends les opinions solidement ancrées de personnes qui en savent moins en matière de probabilités que moi en tricot (j’avoue, c’est un de mes échecs). Des opinions ancrées dans quoi ? Par amour de la prétérition, je n’évoquerai même pas l’imbécillité. Je me contenterai de parler de l’effet Dunning-Kruger. Caisse ? Il s’agit de la tendance qu’ont les gens les moins qualifiés à surestimer leurs compétences. Dit comme ça, ça semble complémentaire de l‘ultracrépidarianisme. Et c’est sous ce nom que les psychologues étudient la chose. Et leurs études me permettent d’avoir une vision optimiste et dépourvue de toute condescendance de tous ces gens qui émettent avec tant d’enthousiasme, d’assurance, de fermeté, des imbécillités (zut, j’avais dit que je n’emploierais pas le mot !) qui les dépassent de très haut. Vision optimiste, parce qu’il suffit d’acquérir les compétences dans le domaine considéré pour que se réduise à peu l’écart entre le niveau objectif de ses compétences et l’estimation qu’on en a. « Il suffit » : ces mots devraient les motiver !

     Une fois que j’ai écrit cela, ma légendaire honnêteté intellectuelle me conduit implacablement à me consacrer sérieusement à l’étude de l’ultracrépidarianisme et de l’effet Dunning-Kruger (deux sujets sur lesquels je surestime manifestement mon niveau de compétence). 


    J'allais oublier l'étude du tricot... Bon, d'abord, la théorie.

     


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    Je découvre, oublié dans un recoin de mon ordinateur, ces quelques lignes, que je publie en même temps que le billet plus conventionnel du quasi-même titre.


    Encore une preuve de l'existence de Faustroll ! Depuis quelques mois, une incompréhension me filetait l'esprit : comment définir la notion de peuple, en particulier de peuple étasunien, tellement il est difficile de concevoir que c'est cette même entité qui a successivement élu à la présidence Obama, puis Trump ?

    La 'pataphysique m'a illuminé, dans toute sa magnificence, quand j'ai compris que le très-pataphysicien principe d'équivalence résolvait ce paradoxe.
    Faustroll soit loué !
    Pour une fois, Bosse-de-Nage en resterait coi.
    À la différence de Boby Lapointe (ah ! ah ! ah!, assez ri).


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  • Quand des « Gilets jaunes » se présentant comme le peuple, l’ouvrier mal payé et le « petit patron » en difficulté, chacun d’un côté d’un même rond-point, ont des revendications contradictoires, chacun ayant le sentiment que tout le monde les partage ; quand des gens se prétendant le peuple se disent mal représentés, en avançant des arguments qui, si on les développait, conduiraient à une assemblée de 66 millions de députés ; quand ce qui est considéré comme un même peuple élit successivement Barak Obama, puis Donald Trump ; alors je m’interroge sur la pertinence de la notion de peuple.

     


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    Au restaurant, la serveuse manque de m'assommer dès mon arrivée, en ouvrant brutalement la porte derrière laquelle je passais. Elle se confond en excuses, manifestement marquée par ce presque-accident. Je la réconforte par quelques mots qui se veulent humoristiques, mais pour elle peut-être abscons (voire abstrus), car elle ne se détend pas.

    A table, j'essaye de la dérider :

    - J'ai compté, dans votre « pain aux sept céréales » y a que quatre céréales.

    La serveuse, l'air angoissée (qu'est-ce qu'y va encore me raconter?) :

    - Pourtant, on l’a acheté cet après-midi.

     

     


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