• Nous arrivons le soir à un emplacement repéré le 31 mars, un peu avant Cahors. C'est un vague renfoncement dans les broussailles, au pied d'un abrupt talus marneux qui nous abrite du vent marin. J'utilise le sécateur et la "scie voleur" pour nous tailler une petite place.

    Le GR65 est à quelques mètres, je n'aurai pas besoin de me lever tôt demain matin pour conduire Martine au travail.


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  • Grabadu, sentencieux :

    En France, on a le nord, le sud, l’est et l’ouest.


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  • Les matins de Grabadu :

    À 6 heures et demie, j’étais debout, je traînais un peu, et à 7 heures j’étais levé.


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  •  

    Gabaliouchtou, Chef d'Équipe, demande une action inhabituelle à un de ses techniciens. S'attendant à une certaine réticence, il essaie de l'embobiner. Mais il est foncièrement honnête, et ne peut s'empêcher de modérer sa tentative de manipulation :

     

    Y a une tradition qui veut que... une tradition nouvelle...

     


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  •  

     

    À propos du parti communiste italien :

    Ils se disent communistes, mais en réalité ils sont pas plus méchants que les autres.


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  •  

    Grabadu, enthousiaste, à propos d'un appareil quelconque :

    Ça marche super, ça se loue comme des petits pains.


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  •  

    Une mauresque, c’est du pastis avec du sirop d’anis.


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  •  

    - En Espagne, avant, c’était l’obscurantisme.

    - Non, c’était Franco.

    - Ça empêche pas, au contraire.

    - En tout cas, c’est deux pédés.


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  •  

    Pour aller à l’Alpe d’Huez, on va à Grenoble et on prend direction Tourmalet.


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  •  

    Une grève est programmée pour la troisième quinzaine de juin.


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  •  


    Quelle sera votre réaction le jour où, au téléphone, Grabadu vous dira :

    Ne quitte pas, je te rappelle.


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  •  

    - Tu as vu le match, en Bulgarie ?

    - C’était en Roumanie, à Bucarest.

    - Alors ça devait être en noir et blanc.


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  •  

    Un samedi après-midi :

    - Contre-ordre, les chimistes viendront travailler sur la pompe demain, pas cet après-midi.

    - Eh oui, ils ne travaillent pas le dimanche.


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  •  

    Grabadu fait de la mécanique : 

    Moi, quand je veux changer mon tuyau d’échappement, la veille tu mets du Dégripoil, et deux trois jours après ça s’enlève comme rien. Comme ça, t’es pas emmerdé.


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  • Le groupe de motards se retrouve au camping après une journée de route. Chacun s'installe, puis on vadrouille en attendant l'heure du repas. Quelqu'un demande où sont passés Raymonde et Robert. Grabadu le sait :

    Ils sont allés se promener. J'ai pas eu les résultats.


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  •  

    Quel est cet animal ?

     

    Un animal rare, mystérieux, festif.

     

    L'honnêteté me conduit à préciser qu'il ne s'agit pas d'un point-virgule (animal sympathique, mais c'est pas lui).

     

    Réponse prévue dans un futur indéfini (je ne vais quand même pas me contenter de donner le nom de la bestiole !)


    L'indéfinition arrive à son terme.

    Il s'agit d'un hyrax.

    Peu de gens savent ce qu'est un hyrax. Par exemple, je ne le sais pas. C'est un truc comme sur la photo, j'ai pas bien plus de détails.

     


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  •  

    Avant de remettre en état les circuits électriques, il est nécessaire de comprendre leur fonctionnement. Parce que ce n'est pas mon cas : je n'ai jamais eu affaire à une telle installation, je suis incapable de dépanner ce qui panne et repanne depuis plusieurs jours.

    Sur internet, je finis par dégoter un site à mon goût : "Le camping-car pour les nuls", plutôt complet, écrit par quelqu'un qui a pratiqué, et réfléchi à sa pratique. Les billets techniques sont très clairs et éclairants. En trois jours, en consultant aussi de nombreux forums, je comprends ce que je dois faire. Deux jours encore pour choisir le matériel que je dois acheter, puis trois jours pour qu'il soit livré.

    J'ai acheté un panneau photovoltaïque de 170 W, un régulateur de charge pour icelui, un chargeur de batterie sur secteur, un contrôleur de tension et de charge des batteries, un disjoncteur différentiel pour éviter l'électrocution en cas de fuite du 240 V vers la carrosserie, il n'y en avait pas ! Le transfo que je remplace par un chargeur avait brûlé, des pièces métalliques avaient fondu, le camion aurait pu brûler lui aussi.

    Du 2 au 25 avril (article technique).

    Il me faut plus d'une semaine pour installer tout ça, je suis d'une lenteur tout à fait remarquable. Par exemple, l'installation du contrôleur de tension me demande environ 8 heures : il y a 8 fils à brancher (mais aussi l'installation physique du contrôleur, et une foule de détails...).
    J'ai remplacé les deux gros coupe-circuits associés chacun à un petit interrupteur par un seul coupe-circuit, qui à mon avis suffit largement.
    J'ai fabriqué deux borniers, où se fixent les cosses des fils, en utilisant des pièces appartenant à des mécanismes de volets roulants électriques et à un cobra, dispositif de regroupement des câbles d'ordinateur sur un bureau, dont j'ai seulement utilisé la semelle. C'est d'ailleurs peut-être un boa. Ou un lampropeltis getulus, ou une vipère du Gabon.

    Tout est prêt, je mets l'ensemble sous tension avant de replacer les fusibles...
    Ça ne fonctionne pas ! Un relais bat dans le coupleur, la tension en sortie est fantaisiste. Le coupleur avait subi la surtension et la fonte du transfo, il a dû en être victime. Je vais en acheter un autre, je le branche, les symptômes sont toujours présents... Après une longue réflexion, je taille dans le vif : certains fils de masse me paraissent superflus, je rationalise par le vide, ça fait plus propre, et il me semble aussi que certains fils étaient mal serrés. Résultat : ça marche.
    Il me restera à revendre un des deux coupleurs, en plus de deux régulateurs de charge qui me restent sur les bras...

    Pendant quelques jours, je vérifie le bon fonctionnement des panneaux solaires, je règle les seuils de tension sur le chargeur et le contrôleur...

    Toujours dans ma démarche d'amélioration continue et permanente, j'ajoute quelques petits éléments de confort au camion : une tablette sur le tableau de bord, des fixations des couvercles de casseroles qui jouaient aux cymbales (dispositif à breveter), et au-dessus du lit, au plafond, des rails pour ranger le plateau de la table, ce qui permet de libérer de la place derrière le siège du conducteur. Une amélioration notable consiste à ne pas emporter les vélos, qui nous ont principalement servi, jusqu'ici, à nous prendre des coups derrière la tête quand nous fermions les portes arrière du camion.

    Le 21 avril, nous sommes prêts à repartir. Je m'accorde quelques jours de détente, puis nous laissons passer trois jours de pluie. Le mercredi 26 avril, nous repartons.

     


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  •  

    Au matin, il pleuvotte. Le système électrique du camion ne fonctionne plus. Nous rentrons à la maison.


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  •  

    De Limogne-en-Quercy à Cahors.
    Ou plutôt à Saint-Pierre-Lafeuille, à 10 km plus au nord, où nous trouvons un camping ouvert.

    En début d'après-midi, j'ai remplacé le coupleur-séparateur, qui couple la batterie principale (celle du camion, qui sert par exemple à actionner le démarreur) et la batterie auxiliaire, alimentant le frigo, la pompe à eau de l'évier et les éclairages intérieurs, et permet la charge de l'une et l'autre par l'alternateur ou le panneau solaire selon des règles qui ne font pas rire le profane.

    En réalité, le camping qui nous accueille est fermé, puisqu'il n'ouvre que le premier avril. Mais Martine, au téléphone, obtient qu'on nous accueille le 31 au soir : les tenanciers vont remettre à la veille ce qu'ils avaient prévu de faire le lendemain.
    Ils s'excusent même de ne pas être tout à fait prêts, et nous remercient de leur avoir fait comprendre qu'ils n'étaient pas prêts. Les gros travaux entrepris cet hiver ont révélé que les tuyauteries d'évacuation des eaux usées étaient délabrées et devaient être entièrement remplacées, ce qui n'était pas prévu.

    Vendredi 31 mars.

    Le branchement électrique du camion sur le secteur ne fonctionne pas. La tension est présente jusqu'aux disjoncteurs de la borne, mais est nulle en sortie, ce qui est incompréhensible. Le campingueur me propose un branchement dont il est sûr, dans un cabanon. "C'est sûr, là, y a d'la tension", qu'il me dit. Peut-être même qu'y en a trop : une odeur de brûlé s'élève du placard dans lequel se trouve le transfo, je débranche immédiatement le câble. Nous dormirons sans frigo. C'est à notre portée.
    Le soir, la pluie commence à tomber, ainsi que la foudre, à quelques dizaines de mètres de nous. Max gémit, ses oreilles ont dû souffrir.

     


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  • De Cajarc à Limogne-en-Quercy.

    Beau matin ensoleillé et frais (y a pas d'gag).

    Jeudi 30 mars.

    Pendant que Martine franchit le Lot, je reste sur la rive droite.

    Jeudi 30 mars.

    Le nom de ce village m'évoque l'Afrique de l'Est...

    Jeudi 30 mars.

     

    Jeudi 30 mars.

     En février 2021, une Latoulzanienne a été tué dans l'effondrement de la falaise sur sa maison. L'investissement prévu pour la sécurisation de la falaise avait-il été réaffecté au remplacement des panneaux routiers ?

    Jeudi 30 mars (billet en cours de rédactionnement).

     

    Jeudi 30 mars.

    J'engage la conversation avec un Latoulzanien.

    Jeudi 30 mars.

     

     

    Jeudi 30 mars.

    Sur la rive gauche, Saint-Cirq-Lapopie. Ce village mérite le voyage ! À condition d'habiter pas très loin, faut pas déconner.

    Jeudi 30 mars.

    Je parcours le causse à la recherche d'un bivouac.
    Je trouve un très beau lavoir olympique :

    Jeudi 30 mars.

    Nous nous installons dans un champ en bordure du GR.

    Jeudi 30 mars.

     

     

    Jeudi 30 mars.

     


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  • !!! Mettre immédiatement en pause la vidéo en fin de billet, elle démarre automatiquement !!!
    Pour ne pas  vous retrouver face à un clip commercial, dans cette vidéo, vous pouvez désactiver l'avance automatique en bas à gauche, après avoir cliqué sur le bouton "paramètres" en haut à droite. Si c'est trop tard, rechargez la page avant de le faire.

    Intelligence Artificielle et animaux.

    Le chercheur André Pichot consacre 950 pages à l'« Histoire de la notion de vie ». Jacques Monod, dans le premier chapitre de son livre « Le hasard et la nécessité »,  tente de déterminer les caractéristiques des êtres vivants, c'est à dire de trouver les caractéristiques permettant de dire, en observant un objet quelconque, s'il s'agit ou non d'un être vivant.

    Autant dire que le sujet est sérieux, ça rigole pas.

    Ce matin, en classant les photos présentes dans mon smartphone, je découvre une fonction que j'avais négligée jusqu'alors : la création d'« histoires », opération effectuée automatiquement par l'appareil, et qui consiste à réunir en un diaporama diverses photos reliées par une caractéristique commune, considérée comme telle par l’Intelligence Artificielle nichée dans mon appareil.

    J'ai eu la surprise de trouver une « histoire », nommée « Tellement mignon », que mon smartphone, que je devrais baptiser smartfaune, a créée en identifiant des photos de mes animaux. Ainsi, identifiées par l'Intelligence Artificielle, qui condense les recherches de Pichot et de Monod, se succèdent des photos de ma ménagerie, principalement Max-le-chien et Bubu-le-chat, et, finalement, des animaux pas tellement mignons, mais des animaux quand même. Vive l’intelligence artificielle !

    [C'est le bordel, cette vidéo ! C'est un diaporama, je vais la remplacer par quelques photos.]


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  • Un exemple ne vaut que ce qu'il vaut (et réciproquement), et je me contente de décrire des faits.

    Sur le site "Pages jaunes", je lis les mots "HDJ du Vercors - Centre de soin Psyschariques Emile Zola".

    Toujours prêt à rendre service, je consacre 2 minutes à signaler les erreurs à M. & Mme Pages jaunes. Quelques jours après, je reçois le message suivant de l'entreprise Solocal :

    Information Importante

    Référence du dossier : 8952215

    Bonjour,

    Merci de nous avoir transmis vos informations sur l'entreprise HDJ du Vercors - Centre de soin Psyschariques Emile Zola !

    Cette demande a déjà fait l'objet d'un traitement par nos équipes.

    Merci encore pour ces informations, elles sont utiles à tous !

    Je vais lister les incompétences de Solocal :

    • erreurs typographiques, pour ne pas écrire "erreur typographiques"  (rien à dire, rien de scandaleux à faire 2 erreurs en 2 lignes) ;
    • publication de l'entrée erronée (tiens, pas de vérification avant publication ?) ;
    • suite à mon message, pas de correction (aucune organisation ne serait dédiée à la correction des erreurs ?) ;
    • réponse en forme de remerciement reproduisant les erreurs (la personne ayant pondu cette réponse n'a pas pris connaissance du problème, ni lu ce qu'elle avait écrit) ;
    • cette réponse, tout en reproduisant les erreurs, affirme que le problème a été traité.

    Je serais heureux de connaître le contenu du dossier 8952215. Il me paraît probable qu'il y a confusion avec le dossier 8952216.

    Cette entreprise m'amuse, je vais la recontacter.


    La seule issue honorable pour Solocal serait de me montrer qu'il s'agit réellement d'un centre de soin psyschariques.


    Le numéro de dossier m'amuse : Référence du dossier : 8952215

    Déjà, dans les années 1970, la maison de disques Disjuncta numérotait ses disques 000001, 000002 (Heldon, Allez Téïa !), etc., laissant présager la production de centaines de milliers de disques.


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  • De Faycelles à Cajarc.

    Mercredi 29.

    Un chien se cache dans cette photo. Saurez-vous le trouver ?

    Mercredi 29.

    Mercredi 29.

    Mercredi 29.

    Les plus de 65 ans reconnaîtront aisément une
    Ford Vedette :

    Mercredi 29.

    Dolmen de Pech Laglaire 2 (on se retient d'ajouter "Le retour") :

    Mercredi 29.

    Martine parcourt le causse, et pendanstan je suis le Lot, ses méandres, ses falaises :

    Mercredi 29.

    Mercredi 29.

    J'arrive à Cajarc, village immortalisé il y a 40 ans par Coluche.

    Mercredi 29.

    Je cherche un emplacement, dans une véritable clavicule :

    Mercredi 29.

    Le thermomètre n'indique que sa propre température, mais quand même.

    Nous camperons à proximité du Lot :

    Mercredi 29.

    Mercredi 29.

    On croirait voir Napoléon contemplant les pyramides (Figeac n'est pas loin).

    Mercredi 29.

     


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  • Photos réglementaires du départ de Montredon :

    Mardi 28.

    Mardi 28.

    Passé Figeac, j'arrive assez vite à Faycelles, très joli village :

    Mardi 28.

    Mardi 28.

    Je reçois un appel de Max, avec une photo où il pose devant une Peugeot 202. Il a la flemme de la poster sur son blog.

    Mardi 28.

    Mardi 28.

    Mardi 28.

    Martine est attendue à côté de l'église :

    Mardi 28.

    Un chien se cache dans cette photo. Saurez-vous le trouver ?

    Mardi 28.

     

     


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  • ...ou comment j'ai découvert Nagui.

    Janvier 1994, je passe deux jours à Marseille pour une formation professionnelle. Le premier jour, je me retrouve à l'hôtel vers 18 h. Je range mes affaires et me prépare à aller chercher un restaurant dans cette ville inconnue. J'allume distraitement le téléviseur réglementaire, et me trouve devant un jeu télévisé, animé par un gars sympa que je n'avais jamais vu. Normal, je regarde très rarement la télévision, jamais les jeux télévisés. Le jeu consiste en des questions de culture générale, sous forme de QCM, posées à la totalité de l'assistance.

     

    « Quelle est la population du Viet-Nam ? »

     

    Les 4 propositions sont :

     

    • 999 999 999
    • 73 584 022
    • 10-3
    • 2

     

    Je rappelle aux étourdis que 10-3 est la forme pratique pour écrire « 1 millième ».

    Les participants ayant répondu, l’animateur, retenant manifestement un fou-rire, s’adresse à un nommé Fabien (dont j’ai changé le nom, en réalité il s’appelle Alain) : « Alors, Yannick, le Viet-Nam compte 2 habitants ? » Le jeune interpellé rougit, bredouille "Ben y a eu la guerre." »

     

    L’attitude ironique de l’animateur m’a plu, avec cette juste distance entre la moquerie, justifiée, et le respect, nécessaire.

     

    Une heure plus tard, je parcours les vieilles rues de Marseille, à la recherche d’un restaurant. Un restaurant vietnamien attire mon attention, je scrute la salle à travers la baie vitrée… J’aperçois, en train de dresser les tables, deux personnes manifestement vietnamiennes : ils sont là, devant moi les 2 survivants !


     

    Questionné par Nagui, José a déclaré être un étudiant en 2è année d’école d’ingénieurs. C’est probablement sa culture scientifique qui l’a retenu de répondre 10-3. Cette réponse aurait privé de chute ce billet.

     

     


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  •  

    Trois fois n'étant pas coutume (jusqu'où m'arrêterai-je ?), je copie le message envoyé autant à l'instant qu'à Inter :

    Je reviens à l'instant de l'écoute de La Terre au carré, où je viens d'entendre le verbe « substituer » malencontreusement substitué au verbe « remplacer » ! Les deux verbes ne sont en aucun cas synonymes, et employer l'un pour l'autre a deux conséquences fâcheuses (car une conséquence est souvent fâcheuse). D'abord, les deux verbes ne se construisant pas de la même façon, quand on utilise l'un avec la construction de l'autre, on obtient un abominable salmigondis, appelé traditionnellement « gloubi-boulga », et même « barbarisme ». La conséquence en est une phrase incompréhensible.

    Quand on substitue A à B, on remplace B par A. Mais quand on substitue B par A, que fait-on ? Il est impossible de le savoir... Substitue-t-on B à A, ou remplace-t-on B par A ? Dans le premier cas, il reste B, dans le second il reste A. De plus, « remplacer » peut être employé de façon absolue (« il faudra remplacer cet hippopotame »), ce n'est pas le cas de « substituer » (la phrase « il faudra substituer cet hippopotame » est dépourvue de sens). En résumé, il ne faut pas remplacer remplacer par substituer, ni substituer substituer à remplacer, il s'agit d'une atteinte autant à la langue française qu'à la rationalité (française également).


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  •  

    Il y a 58 ans aujourd'hui, dans la classe de CE2 de l'école du quai, à Tournon, je m'asseyais, ouvrais mon cahier, regardais la date indiquée la veille, et écrivais soigneusement "Samedi 32 janvier".

     


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  • Je, Max soussigné, déclare que j'en ai marre d'écrire mon blog, et vous renvoie au blog de Mix (alias Michel)

    clinamen.eklablog.com
    onglet "Chroniques maxiennes".

    Si j'ai des choses à dire, je les lui transmettrai, il vous les transmettra.



     

    Lundi 27 mars

    De Sénergues à Montredon, environ 40 km.

    Lundi 27.

    Lundi 27.

     Lundi 27.

     Arrivée à Conques.

    Lundi 27.

    Lundi 27.

    Lundi 27.

    Lundi 27.

    Y a pas que les vieilleries qui sont jolies. Voici l'entrée de la mairie :Lundi 27.

    Lundi 27.

    Lundi 27.

    Max est d'une corpulence fine. En 2009, nous avons eu du mal à passer sur ce pont en Mégane, avec quelques centimètres de chaque côté. Avec le camion, ce serait très facile, les roues sur les parapets.

    Lundi 27.

    Lundi 27.

    Lundi 27.

    Lundi 27.

    Lundi 27.

    Ici, on se croirait en Corse :

    Lundi 27.

    Je ne suis pas sûr que ça amuse mes amis corses.

    Martine et Max devraient surgir de ce chemin :

    Lundi 27.
    Mais une variante mal signalée du GR65 les égare quelques kilomètres plus au sud. Nous nous retrouvons grâce à la photo d'une chapelle, Saint-Roch bien sûr, que Martine m'avait envoyée. Je m'y étais arrêté pour cause de panorama, et il m'avait fallu plusieurs minutes pour me rendre compte de la correspondance entre la photo et l'endroit où j'étais.

    Lundi 27.

    On ne voit manifestement pas la chapelle sur la photo précédente.

    Je ne trouve pas d'endroit pour bivouaquer : l'agriculture occupe tout l'espace. De plus, Martine étant victime d'un orgelet, nous devons  descendre du plateau pour trouver une pharmacie. Puis nous passons Decazeville, pas très joli, pour nous arrêter à Montredon, pas très joli non plus, mais quand même. Nous campons au pied de l'église et des WC attenants.


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  •  Départ :

    Dimanche 26 mars.
    Arrivée à Sénergues.

    Dimanche 26 mars.

    Le billet d'aujourd'hui du Mix :

    De Fonteilles à Sénergues.

    Belle journée en perce pective.

    Dimanche 26

    Je trouve du pain dans le village de Campuac, environ 400 habitants, dont un jeune boulanger qui affiche dans sa boutique un drapeau bleu-blanc-rouge. Le bleu est constellé des étoiles du drapeau européen, le rouge de la croix occitane. Il est probablement heureux d'habiter son village, mais je le sens incapable de beugler "on est chez nous !" au milieu d'abrutis décérébrés. Je ne lui fais pas part de mes réflexions, sinon tacitement.
    Je lui demande où trouver de l'eau pour remplir les jerrycans, il m'accompagne sur la place, fier de me montrer les nouveaux aménagements de la municipalité. Je ne retourne pas lui dire qu'il est impossible de glisser un jerrycan sous le robinet.

    Dimanche 26

    Je parcours le plateau à la recherche d'un point d'eau.

    Dimanche 26

    Dimanche 26

    Oui, c'est bien de la neige à l'horizon nord : le Plomb du Cantal & montagnes environnantes.
    À Golinhac, un quidam m'envoie au stade, où je trouve des robinets utilisables. Ce village de moins de 399 habitants est bien équipé, probablement grâce à la redevance versée par EDF pour son barrage sur le Lot.
    Je suis rejoint par un vieil homme, qui, fier lui aussi de cet équipement moderne, me pousse à utiliser les WC. Il insiste, me montrant qu'ils sont installés dans le local de l'arbitre, ce qui explique que je ne les ai pas trouvés.

    Dimanche 26

    Il oriente la conversation vers la production d'électricité : il a manifestement été marqué par la construction du barrage, qui a dû bouleverser le paysage de son enfance. Il m'explique tout le bien qu'il pense des crues (que le barrage doit maintenant contenir). Il a d'ailleurs écrit un livre sur le sujet, mais c'était il y a longtemps, et il ne se souvient plus quels sont les nombreux avantages des crues.
    Le plein effectué, je me mets à la recherche d'un bivouac.

    Dimanche 26

    Et je trouve un p'tit coin d'paradis, dans le village de Sénergues.
    Le village :

    Dimanche 26

    Dimanche 26
    Dimanche 26
    Le p'tit coin d'paradis :

    Dimanche 26
    où j'installe mon bureau :

    Dimanche 26
    Le paradis est représenté ici par une abominable statue de la Vierge, nichée (sans niche) dans l'angle de la maison qu'on voit de la fenêtre de mon bureau.

    Nous sommes sur le passage du chemin de Saint-Jacques. Une jolie petite église nous sépare des traditionnels WC publics propres et tout (non documentés ici) quasi systématiquement présents sur le tracé du GR65.

    Dimanche 26

    Après environ 20 km de marche, Martine & Max arrivent en milieu d'après-midi devant le camion. C'est l'avantage de l'appartement au pied des pistes.

    Un couple, elle 82 ans, lui 93, nous racontent leur vie à Sénergues. Il était plâtrier-peintre-décorateur, et ce dont il est le plus fier est sa restauration de l'abominable Vierge censée décorer la place. Je réoriente la conversation avec une grande habileté (mon visage ne trahit pas mon opinion, ce que je ne sais pas toujours faire).

     

     

     

     


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  • Le ciel est bien gris...
    Belle grimpette dès la sortie d'Espalion.
    Après 2 heures de marche, de nouveau la pluie, la grêle, le vent. Max pas content !
    Je trouve un abri, sous le porche d'une église.

    Samedi 25 mars.

    Cette église est plus étanche que le K-Way de Martine. Elle appelle le Mix, qui retourne à Espalion compléter sa garde-robe.
    La pluie cesse, nous repartons et croisons le Mix dans un hameau.
    Quelques heures plus tard, nous retrouvons le Mix dans une forêt.

    Samedi 25 mars.

    Le billet d'aujourd'hui du Mix :

    D'Espalion à Fonteilles (commune de Golinhac).

    Il fait beau et chaud. Ou presque :

    Samedi 25

    Samedi 25

    Aujourd'hui, je veux visiter le trou de Bozouls. Qu'est-ce que le trou de Bozouls ? Je ne sais pas, c'est pour ça que je veux y aller.
    Eh ben c'est ça, pas un trou à proprement parler, mais c'est bien du domaine du cave surplombé par du vexe, avec au fond le Dourdou, rouge des sédiments ferreux :

    Samedi 25

    Samedi 25

    (Malheureusement, le ciel gris écrase le relief).

    Je suis secoué par des rafales de vent et une belle averse. Martine doit apprécier ses chaussures imperméables et son pantalon de pluie. Elle m'appelle justement, pour me faire part de l'inétanchéité de son K-Way et se réjouir de la présence d'une église. Max se réjouit encore plus.

    À leur demande, je retourne à Espalion pour acheter un K-Way et une cape. À ma sortie d'Espalion, le soleil point, il n'y a plus d'urgence.

    Ma route croise celle de M & M à Verrières. Ce hameau mérite une visite, et moi je mérite de le visiter.

    Samedi 25

    Samedi 25

    Samedi 25

    Samedi 25

    Je croise Max qui sort du hameau, accompagné de Martine, avant de reprendre la route.
    Estaing au bord du Tlo :

    Samedi 25

    La route débouche sur un plateau environ 300 m plus haut.

    Samedi 25

    Je trouve un emplacement pas loin du GR.

    Samedi 25

     


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