• "Le chardonneret", un chef-d'œuvre !

     

    Le livre Le chardonneret, de Donna Tartt (Plon, collection Feux croisés, 2014) succédant au "roman culte et immense succès mondial" Le maître des illusions, a reçu de la critique des éloges quasi unanimes. C'est pour ça que je l'ai acheté. Puis lu - à ma grande déception. J'ai senti (même si la réalité peut être différente) l'écrivaine s'abureautant de 8 h à 12 h, puis de 14 à 18 h. Travail de professionnel, mais que je trouve ennuyeux. D'autant plus que les erreurs de langage sont nombreuses. Erreurs de traductions, pour certaines, où on comprend que la traductrice a essayé très maladroitement de rester proche des mots anglais. Mais trop souvent le salmigondis produit par la traductrice n'est manifestement que la traduction du salmigondis original.

    Je ne fais aucun commentaire sur les erreurs ou maladresses relevées, sauf demande explicite de la part d'un éventuel lecteurtrice.

    J'ai commencé à lire le livre naïvement, en toute confiance, en constatant ça et là quelques âneries...  jusqu'à la page 102. Car je n'ai saisi mon crayon qu'à la page 102, submergé par une ânerie encore plus grosse que les précédentes.

     p 102

    Leurs paroles supposées réconfortantes ne faisaient que décupler mon angoisse au centuple.

     

    p 129

    En se retournant, […] il a esquivé un livre posé à l’envers sur la moquette et une tasse à thé à l’intérieur auréolé de marron, puis, à la place, il m’a invité à m’asseoir…

     

    p 154

    Donc, je suppose que je me demande si tu pourrais m’aider à comprendre ce qui a changé.

     

    p 226

    certaines des maisons étaient peintes en pastel festifs…

     

    p 286

    Il m’a donné un coup d’épaule avec la sienne.

     

    p 292

    Aussi fan de Boris que soit mon père, je passais mon temps à essayer de détourner son attention du fait que ce dernier, en clair, avait emménagé avec nous… [« ce dernier » se rapportant à Boris dans la logique du texte.]

     

    p 359

    OK, alors, est convenu Boris de la même voix enjouée.

     

    p 310

    D’autre fois – montant au top puis se ressourçant à quelque vague rauque d’enthousiasme – un malaise indéfini s’emparait de lui…

     

    p 325

    [Parlant d’un tableau enveloppé dans une taie d’oreiller]

    Je l’ai donc fait glisser rapidement, et presque sur-le-champ sa lueur quasi musicale m’a enveloppé, douceur intrinsèque et inexplicable au-delà d’une harmonie d’authenticité profonde qui vous berçait le sang au même titre que votre cœur battait lentement et sûrement en compagnie de quelqu’un avec qui vous vous sentiez aimé et en sécurité.

     

    p 362

    Quand je lui ai demandé de m’emmener à la gare (sans même savoir s’il y avait un train à Vegas, or il devait y en avoir un, sûrement)…

     

    p 365

    La boîte remplit le sac qui n’épouse pas les formes d’un chien et offre à ce dernier un peu plus d’espace pour bouger.

     

    p 486

    au moment de votre départ à la retraite ; puis mâchouiller votre drap et vous étouffer sur vos pêches au sirop en maison du même nom.

     

    p 514

    elle continuait de me regarder en clignant respectueusement des yeux.

     

    p 515

    Mais sa réaction m’avait rebuté ; et les deux Bloody Mary que j’avais bus chez Fred n’en avaient pas totalement lavé le goût.

     

    p 585

    On nous a ouvert via l’interphone…

     

    p 602

    Au-delà du verre condensé de brouillard et dégoulinant d’eau…

     

    p 648

    et bien que ses cheveux ne soient, techniquement parlant, pas sales…

     

    p 693

    Vitya prévoit à l’avance.

     

    p 718

    [À la mise en marche d’un smartphone]

    Mais juste au moment où j’allais encoder le mot de passe…

     

    p 727

    Avec quelle rapidité vous pouvez me l’avoir ?


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