• Comment j'ai douloureusement tombé.

    Je me retrouve entorsé de la cheville depuis hier. Une balade en montagne avec Martine. Bon, mes bobos ne sont pas un sujet intéressant, mais je vais essayer de tirer des considérations générales, à portée universelle, de ce grave accident.

    1 - Contexte.
    Une randonnée pédestre nous avait amenés à des hauteurs peu avouables, en partant de Sixt-fer-à-cheval (Ote-Savoie, comme dit Cabrel).

    2 - Risquologie (je n'utilise pas le terme adéquat, d'abord pour ne pas paraître pédant, ensuite parce que je l'ai oublié).
    Alors que je parcourais le sentier descendant en bondissant, tel le bouquetin moyen, au-dessus des rochers, des cailloux & des éboulis (50 ans que je fais ça !), ma jubilation a été brutalement interrompue par une portion de sentier en vulgaire terre plate, horizontale, d'un inintérêt même pas intéressant. Et c'est là que je m'ai gamellé, marchant tranquillement, mon pied gauche se retrouvant glissant vers la pente à droite, et le reste de l'individu s'écrasant dessus. C'est totalement incompréhensible.

    Cloncusion : c'est quand c'est pas dangereux que c'est le plus dangereux.

    3 - Aspect mystique.
    Submergé par une douleur heureusement circonscrite à la cheville, je me suis traîné jusqu'à l'ombre d'un arbre proche, attendant Martine. Avant de me rejoindre, elle a eu le temps de tomber au même endroit que moi, s'en tirant avec une vulgaire écorchure au genou. Je suis allé examiner le lieu précis de ces deux accidents : rien ! Une anodinerie rarement rencontrée ! Alors pourquoi ici ? Un lieu maudit ?

    4 - Aspect pratique.

    J'ai dû descendre environ 800 mètres de dénivelé avec une foulure à la cheville, le retour à la voiture a duré environ 3 heures. J'ai descendu tout ça pratiquement à cloche-pied. Si je n'avais pas eu de bâtons de marche, je n'aurais pas pu descendre un mètre ! J'aurais dû être descendu en hélicoptère. Donc, le seul intérêt de ce message est : utilisez des bâtons ! Ça aide à la montée (utilisation des muscles des bras et des épaules, ça donne des ailes !), ça aide à la descente (très importante diminution de la contrainte sur les genoux, ce que vient de me confirmer mon toubib en même temps qu'il s'apitoyait sur ma cheville), et surtout ça permet de se sortir de situations difficiles.

     

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