• Barak Obanania.

    Enfant, j'ai passé de longues heures, au petit déjeuner, à rêvasser devant mon bol de cacao, devant la boîte de Banania où s'affichait un Nègre à la peau bien sombre, et en grosses lettres le slogan « y'a bon Banania », tout en lisant Tintin au Congo. Je ne peux dire précisément comment ces deux références m'ont marqué.

    Bon, je crois que je m'en suis sorti.

    Mon ami Ludovic, Noir de la Réunion, qui refusait qu'on l'appelle Mamadou (sous le prétexte qu'il s'appelait Ludovic !), va-t-il bientôt se faire appeler Barak ?

    Ce serait malgré tout un progrès, tant il est vrai qu'il y a des degrés à la connerie.


    A une pétasse (1) à la peau blanche et la voix haut perchée le complimentant sur sa maîtrise de la langue française, Léopold Sedar Senghor tint à peu près ce langage : « moi y'en a avoir aucun mérite, Madame, moi y'en a être agrégé de l'Université ».

    Les racistes se rendront-ils compte un jour qu'ils sont avant tout des frustrés, des jaloux et au choix des ridicules, des irréfléchis, des irresponsables, des ânes, et aussi parfois des assassins (en tant que racistes, à la différences des épiciers assassins qui ne sont jamais assassins en tant qu'épiciers).

     


    (1) S'il s'était agit d'un homme, quel qualificatif aurais-je choisi ? Je ne sais pas... Comme le chantait Lennon, « Woman is the Nigger of the World ».

     

    « Arielle Dombasle chanteuse : Ah les nouilles !... pas mal, étoile ? »

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